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CHRONIQUE PAR ...

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Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 16 juillet 2013
Sa note : 12/20

LINE UP

-Kyle "Gumby" Gunther
(chant)

-Tony Asta
(guitare)

-Hiran Deraniyagala
(guitare)

-Don Slater
(basse)


TRACKLIST

1) Force Fed Lies
2) Flesh & Bone
3) Never Coming Back
4) My Vaccine
5) Get Over It
6) Ghost Alive
7) Wage At War
8) The Will To Overcome
9) Beast
10) Never-Ending Night

DISCOGRAPHIE


Battlecross - War Of Will



J’ouvre la fiche promo, le genre indiqué est le heavy metal, et même « A sonic metal assault that leaves audiences pumped with adrenaline, Detroit's BATTLECROSS triumphantly return as one of the true champions of American Heavy Metal » . Kroboy m’avait pourtant assuré que c’était du thrash/death mélo. Il y a des jours comme ça, où Kroboy surchauffe un peu des tentacules. Ou les labels. Cette fois-ci j’ai pas bien compris. Du coup voici la chronique du nouveau Battlecross.

Le « American Heavy Metal » de ladite fiche est sûrement une référence à Lamb Of God et autres groupes de ce courant, car la voix du chanteur s’en rapproche assez, en alternant criardises et passages plus graves à la Blythe. En dehors de ce détail… il est assez embarrassant de rapprocher les américains de ce style. En effet, leur musique, ainsi que l’a indiqué Kroboy, se rapproche plus d’un thrash/death mélodique. Mais réellement mélodique, à tel point que la plupart des compositions sont infusées de mélodies tueuses, à l’exemple de ce "My Vaccine", qui rappellera Megadeth dans la façon de riffer. Mais le bon Megadeth, entendons-nous, pas celui des derniers albums. L’arrivée de trémolos blackeux par moments, sur ce "My Vaccine", mais aussi "Never Coming Back", entre autres, renvoient aux productions des années 90, la scène de Göterborg, les Ablaze My Sorrow et autres Hypocrite. Mais les mélodies n’occultent pas la brutalité, heureusement, et la batterie se charge de le rappeler en distribuant blasts sur blasts, skank beat sur skank beat.
La tendance de l’album va donc plutôt vers la vélocité, avec quelques passages mid-tempo pas piqué des vers, comme sur la plus développée "Get Over It". Dans ce morceau, ce ralentissement injecte d’ailleurs une légère dose de metalcore par l’utilisation d’un ou deux riffs syncopés, mais ceux-ci sont assez bien intégrés au reste du morceau pour que la différence ne choque pas. Et le tout transite ensuite vers une mélodie aérienne à base d’harmonisation de guitares, rien de grave donc. Il est visible également que Battlecross n’est encore qu’une jeune formation, à la durée des pistes. La chair fraiche présente des morceaux tournant autour de 3 minutes, et un album de 36 minutes. Pas d’overdose en perspective donc, et l’album pourra donc tourner régulièrement. Cependant, des fautes de parcours ne sont pas à passer sous silence, la plus notable se nomme "Ghost Alive", et oublie de présenter un réel point d’accroche, tombant dans le domaine de l’ennui. Heureusement que "Wage At War" remet le train sur les rails de la qualité.
De ce point de vue, la fin de l’album s’égare un peu, et un moins se fait sentir dans le domaine de l’inspiration, un côté moins entraînant. Pourtant, quelques passages ressortent encore, comme les joutes mélodiques de "The Will To Overcome",  … Mais pas de quoi faire de l’album une tuerie complète, et donc un coup de cœur. Pourtant, le talent ne leur manque pas, ainsi que le prouvent les morceaux cités en bien, et ils savent mélanger des riffs percutants à des envolées mélodiques aériennes bien trouvées. Ils ont également le bon goût de ne pas ajouter de longs soli masturbateurs au centre de chaque composition, se contentant de celui de "Beast", plutôt inutile, et qui n’apporte rien au schmilblick. Assez amusant d’ailleurs que de constater que la fin de l’album est plus violente que le départ, puisque les titres se concentrent surtout sur le côté  martial, au détriment des aérations, signifiant par là-même un échec d’accroche, dommageable comparativement à ce qui fut proposé auparavant.


Un troisième effort discographique assez qualitatif, bien que peu long, mais qui a tendance à s’essouffler en fin de parcours. C’est bête, car les mélodies accrocheuses et la capacité à composer des titres courts mais presque tubesques pourrait permettre au quartet d’accoucher d’un très bon disque.  



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