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CHRONIQUE PAR ...

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Wrathchild
Cette chronique a été mise en ligne le 02 septembre 2013
Sa note : 13/20

LINE UP

-Jesper Binzer
(chant)

-Jacob Binzer
(guitares)

-Stig Pedersen
(basse)

-Laust Sonne
(batterie)

TRACKLIST

Disc 1
1) A New Age Moving In
2) I Want What She's Got
3) The End
4) Fast On Wheels
5) The Place Of The Heart
6) Last Time In Neverland
7) Breaking Them Heart By Heart
8) We All Fall Down
9) Wild Things In The Wood
10) Can't Explain What It Means
11) Drag Me To The Curb
12) Your Lips Are Sealed

Disc 2
1) I Want What She's Got (acoustic)
2) The End (acoustic)
3) A New Age Moving In (acoustic)
4) Last Time In Neverland (acoustic)
5) The Place Of The Heart (acoustic)
6) A New Age Moving In (live)
7) Jihad (live)
8) The End (live)
9) Everything Glows (live)
10) Ridin' With Sue (live)
11) Monster Philosophy (live)
12) We All Fall Down (live)
13) Last Time In Neverland (live)
14) I Want What She's Got (live)
15) God's Favorite (live)
16) The Place Of The Heart (live)

DISCOGRAPHIE


D-A-D - Dic.Nii.Lan.Daft.Erd.Ark
(2013) - hard rock - Label : AFM Records



D-A-D ou Disneyland After Dark, enfin avant que le grand géant américain ne les menace de les traîner en justice. D'où le sobriquet D-A-D. Et, maintenant, avec leur onzième album, ils réussissent à raviver ce nom, au moins de façon phonétique. Adeptes d'un rock basique mais sacrément couillu, mené par la basse à deux cordes du sieur Stig, ils surprennent ceux qui les avaient crus à la retraite. Car, il faut bien le dire, je les avais moi-même laissés après la sortie de Riskin It All en 1992. Honte, honte, honte,...

Pour ceux qui se souviennent de D-A-D, ce groupe a toujours fait dans un rock assez basique mais fort en testostérone, suant l'essence même de cette musique. Et pour ceux qui n'ont pas cessé de les suivre - et ceux qui comme moi les ont un peu oubliés - les premières notes de "A New Age Coming In" ne font que mentir. Peu semble avoir changé, et l'on se sent rassuré. Leur rock reste burné et rentre-dedans. De ce rock qui vous prend là où il faut, et ne vous lâche pas les burnes avant que l'on se sente capable de battre un sumo en combat singulier. Et ce premier morceau de se terminer avant que l'on ait pu en finir avec ce gros tas de .... Et déjà le second titre attaque, et quelques différences font jour. D-A-D semblent avoir trouvé des affinités avec un style inspiré du rock stoner fortement teinté d'un blues sale. "I Want What She's Got" et "The End" rappellent des groupes tels que The White Stripes ou The Black Keys, où les guitares distordues crachent un rock bluesy rempli d'attitude, dans une veine que n'aurait renié Hound Dog Taylor. Changement, oui, mais complètement jouissif.
Mais si certains morceaux lancent le pauvre quidam en extase, nombre d'autres feraient pâle figure lors d'un burn-out illégal le week-end, après plusieurs bières blondes, D-A-D préférant un rythme de croisière s'approchant de la ballade ou bien du mid-tempo. L'album finit avec une semi-ballade, nom de nom! Heureusement, "Last Time In Neverland" ajoute une mélodie digne d'un hymne de stade à ce rythme de croisière. Quant à "Fast On Wheels", c'est une pierre de plus au répertoire mélodique du groupe, le tout porté par un refrain des plus accrocheurs. Ou ce "Can't Explain What It Means", où ces cow-boys venus du froid y jettent un riff inspiré de Depeche Mode - ceux qui se souviennent de "Girl Nation" et son clip déluré ne prendront pas peur vu que le groupe a déjà pris cette voie auparavant... Le D-A-D tendance soft semble se sentir à l'aise aux côtés de pointure telles que les Foo Fighters.
Cette version deluxe de l'album se voit agrémentée d'un deuxième disque, bourré de surprises acoustiques ou live. Quelle pure joie d'avoir "Jihad", tiré de No Fuel Left For The Pilgrims, avec le public reprenant ce refrain en choeur! Quant aux versions épurées, comprendre sans électricité, elles trahissent le désir de ce groupe de se sentir américains loin de la chère patrie. Y ajoutant dobro ou National Steel, le tout teinté de slide, ces morceaux, pour la plupart ralentis, suintent le désert et ses rapaces. Rappelez-vous le crâne du logo. "A New Age Moving In" y trouve un riff 100% classic rock, "Last Time In Neverland" une mélodie sans faille et teintée d'une tristesse communicative, alors que "The End" nous montre toute sa grâce de part les slides et trouve ainsi sa place en tant que morceau-phare du disque. 

Ce onzième album de D-A-D est finalement en demi-teinte. Les morceaux bluesy sont une pure joie. Mais malheureusement, la testostérone ne parvient pas à insuffler ce petit extra à la totalité du disque, le groupe se complaisant trop dans un mid-tempo manquant d'un certain punch. Mais le deuxième disque offre sa part de joyaux, surtout dans les versions acoustiques.


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