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CHRONIQUE PAR ...

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Archaic Prayer
Cette chronique a été mise en ligne le 10 juin 2013
Sa note : 9/20

LINE UP

-Pete Callagher
(vocaux)

-Kallen Bliss
(guitare)

-Blake Chuffskin
(guitare)

-Ben Banoogen
(basse)

-Jonah Livingstone
-(batterie)



TRACKLIST

1) Doomed to Destroy, Destined to Die
2) Anticipating Failure
3) Grinding Dissent
4) Gorgon's Eye
5) Cretins and Coward
6) Anthems and Despair (Summer Jam)
7) Ashes
8) Ministry of Truth
9) The Rethoric of Hate and Other Examples of Wildy Unchecked Ignorance
10) Exctinction Event
11) Under the Monolith
12) Hollow Giants
13) Dead Flags


DISCOGRAPHIE


Ramming Speed - Doomed to Destroy, Destined to Die
(2013) - thrash metal crossover - Label : Prosthetic Records



Jusque là, le revival thrash ne concernait que la redite de groupes très connus comme Death Angel, Exodus, Overkill ou encore Kreator. Cela qui peut poser problème dans la recherche d'un son propre. Ramming Speed fait plus ou moins partie de ceux-là, car il s'inspire d'une version du thrash qui n'a plus du tout court, tant les anciennes gloires de ce sous-genre elles-mêmes ont renoncé. Ce deuxième album s'inscrit dans cette réactualisation de ce pont entre metal et hardcore appelée crossover. Plus question de Dark Angel, seuls Werhmacht, D.R.I ou encore les énervés de Cryptic Slaughter y ont le droit de cité. Nous avons voulu en savoir plus sur ce phénomène, et c'est un reportage Les Éternels.

Dès les premières constatations, force est de se rendre compte que l'on est loin des prouesses de Vektor ou même de Game Over, qui semble donner des lettres de noblesses à ce genre un peu rétrograde pour certains. Déjà, notre équipe, grâce aux prises retrouvées sur les lieux de l'enregistrement, que le son utilisé est du gros gain. Et l'album point dans la gueule. La production laisse entendre toutes les guitares, ainsi que la basse. Non, en fait, c'est surtout la basse qui survole le spectre sonore. C'est là que le premier caractère du crossover joué autrefois par les Cryptic Slaughter (dont l'écoute de Money Talks est durement recommandée pour se lancer dans le thrashcore selon nos sources) entre en jeu, d'ailleurs. Sauf que les growls, hurlements hardcore (ou même parfois de crust pour le hardcore britannique) dignes des groupes les plus violents dans le domaine font diverger. C'est en caméra cachée que les ingénieurs du son furent interrogés : "Ouaip !!Enregistré avec le même matériel que les autres groupes de thrash un peu grind. C'est le old school, il paraît". Sinon, le sujet est bien rerspecté et sur la forme, aucun problème ne transparait.
Quant au reste, tout s'écoule : batterie qui cogne et blaste comme dans un groupe de cross-over qui se respecte, tout comme le rythme, survolté comme n'importe quel groupe de crossover qui se respecte. Car oui, c'est là tout le problème : si Austrian Death Machine était marrant ne serait-ce que pour la présence d'Arnold Schwarzenegger dans les paroles, Ramming Speed n'est même pas drôle. Alors, si le crossover, c'était cool avec S.O.D et autres Whermacht, Ramming Speed semble encore plus rétro que les autres groupes thrash. Peu de morceaux semblent accrocheurs (allez, peut-être "Dead Flags" ou aussi "Cretins Cowards" sont plus convaincants que les autres). Et puis bon, notre enquête a révélé les mêmes avis sur place. Les mères respectables et indignées : "Moi vivante, mes enfants n'écouteront jamais cette musique de sauvage !!" , ou encore les fans du bon vieux heavy ou de disco : "Ça va trop vite ! On y comprend rien.", etc. Et d'autres commentaires, qui concernaient les chroniques sur le thrash/punk (en l'occurrence celle de Genocide, groupe de hardcore américain) aux temps de Hard Force et autres Kerrrang, peuvent venir.

La conclusion s'impose aussi : Ramming Speed ne rehausse pas d'un chouïa le crédit du thrash old school. Pire, il va à l'encontre de ce que hurlaient ses ancêtres : le ras-le-bol de modes punk et autres slamming et satanik black metal (Venom et compagnie). Après, même si tout est en place, et que les riffs veulent donner un aspect bien brutal, l'originalité n'est pas trop au rendez-vous, et surtout à cogner, cogner et re-cogner, cela en devient assez ennuyeux. Allez, tout le monde reviendra au fameux Speak English or Die, dont le morceau "Douche Crew" est toujours d'actualité : « Why do You Play so Fast, to Be Cool ? If you Think you're last, you're just Fool ».



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