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CHRONIQUE PAR ...

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Avast!
Cette chronique a été mise en ligne le 14 mai 2013
Sa note : 17/20

LINE UP

-Christoph Lindemann
(chant+guitare)

-Mammuth
(basse)

-Tiger
(batterie)

TRACKLIST

1) Come Back Life
2) Doomsday Machine
3) Eye of the Storm
4) Black Snake
5) Dust
6) Fire
7) Liquid Dream
8) Rythm for Endless Minds
9) Abra Kadabra
10) The Man I Shot

DISCOGRAPHIE

Abra Kadavar (2013)

Kadavar - Abra Kadavar
(2013) - rock stoner - Label : Nuclear Blast



Kadavar, groupe revival 70’s parmi tant d’autres ayant profité d’un buzz éphémère par les média ? C’est ce que je pensais suite à leur premier EP, certes bon mais maladroit et loin d’être ce qu’il se fait de mieux dans le genre. Puis vient leur second méfait ; méfiant, je pars avec la volonté d’être exigeant. On est pas chez Rock’n’Folk ici. Exigences et a priori qui se sont envolés en deux riffs et demi.

Car Kadavar avant tout c’est ça : du riff, basique et primaire. Le genre qui vous fait bouger la tête et le corps instinctivement. On a beau les avoir entendu mille fois, ils font toujours effet. C’est le pouvoir du rock’n’roll baby, qu’il parait. C’est surtout la capacité qu’à ce power trio de groover avec trois fois rien, et de créer des tubes immédiats. C’est d’ailleurs là où péchait le premier EP, dont les titres prenaient plus de temps à s’installer. Ici le groupe gagne en puissance et en nervosité, on est directement soufflé par l’énergie dégagée. A peine le temps d’encaisser la première claque que le revers déboule juste derrière. Et c’est une vraie machine à rouste qui se déchaine du premier au dernier titre sans nous laisser le temps de respirer, hormis peut-être sur "Rhythm For Endless Minds", titre le plus posé de l’album aux accents psyché plus prononcés.
Le facteur principal de cette amélioration générale réside principalement dans le chant – demandant d’ailleurs un temps d’adaptation car pouvant paraitre agaçant au début – beaucoup plus assuré, qui ne fait plus que simplement accompagner les morceaux mais les emporte dans les hautes sphères des hits rock n’roll survitaminés. Lindemann a déclaré en interview être inspiré principalement par la pop rock des années 60, et ça se sent. Cette touche pop apporte une candeur kitsch qui vient contraster avec la puissance du la production. Beaucoup plus catchy, elle est pour ainsi dire parfaite pour un power trio : rares sont les groupes qui laissent autant de place à la basse dans le mix. Ronde comme il faut, elle assure avec le batteur la base rythmique rêvée de tout guitariste. Les leads et les soli sont bon, les break habilement placés… Il n’y a rien de négatif à dégager de cet album, mis à part le fait qu’il ne réinvente pas l’eau chaude. Mais on ne leur en demande pas tant, juste de nous proposer un putain de bon rock n’roll : mission accomplie.


En conclusion je vais parler d’une chose on ne peut plus primordiale et que j’ai failli omettre : cette pochette. Ce look. Ces mecs ont dû passer ces 40 dernières années dans le coffre d’une DeLorean avec de la bière et des vinyles, tant eux et leur musique semblent tout droit tirés des 70’s. A ce stade, je ne crois pas à la contrefaçon. Et ouais, la bière, ça conserve.


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