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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 14 janvier 2013
Sa note : 14/20

LINE UP

-Vlad
(chant+guitare)

-Amphycion
(basse)

-Mörkk
(batterie)

TRACKLIST

1) Ripping Souls Of Sinners
2) Purifying Torment
3) Goat-Headed
4) Putrid Death Sorcery
5) Impious Plague In Catacombs
6) Spewed From Hell
7) Defiler Of Sacrality
8) The Anthropomancer
9) Soiled Into A Crypt
10) Necrollections
11) Repugnizer

DISCOGRAPHIE


Necrowretch - Putrid Death Sorcery
(2013) - death metal occulte et old sküll - Label : Century Media



Il y a, depuis un bon moment déjà, une vague de revival dans tous les courants du metal. On assiste à la formation de groupes qui dédient leur œuvre à pomper sur leurs prédécesseurs en rendant ensuite une copie qui mérite une note assez souvent inférieure à l’originale, la surprise et la fraîcheur étant passées. Le death est bien touché par le phénomène, avec de nombreux groupes qui reprennent les suédoiseries d’autrefois (pensez Bloodbath, Entrails, Grotesque…). Certains, de leurs côté, semblent carrément avoir été présents à l’époque et ne pas en être sorti. C’est le cas, de Necrowretch, qui, pour un peu, semblerait encore bien enfoncé dans la fin des années 80 ou le début des années 90. Le groupe signe avec Putrid Death Sorcery son premier album complet, n’ayant accouché auparavant que de splits ou d'EPs.

D’ailleurs, ce genre de parcours pourra rappeler des groupes comme Teitanblood, Dead Congregation, ou d’autres formations assez underground et qui tiennent à le rester. Et, en dehors de ces particularités discographiques, les trois groupes sont liés par leur vision du death metal : on joue sur l’occultisme, on emprunte plus ou moins à Incantation (pas ici en l’occurrence), on se contente de peu de riffs, du moment qu’ils puent la mort et qu’ils fracassent efficacement tout ce qui se trouve devant. La démarche se repère aussi dans la production chez Necrowretch : on abuse de la réverbération sur la voix, comme au bon vieux temps d’Altars Of Madness et consorts, on fait claquer la batterie autant que possible, et on évite la surproduction comme la peste. Pourtant, n’allez pas croire que Putrid Death Sorcery sonne cheap, il garde en réserve la puissance nécessaire à l’exécution de ses opposants.Au niveau de la recette, on retrouve du classique : Slayer pour les accélérations typiques, Dismember pour les mélodies (ajout assez surprenant, mais pourquoi pas), une légère touche de Morbid Angel pour l’occulte, et des petites pointes de death à la finlandaise.
Un death simple avec des ingrédients déjà bien éprouvés, mais qui fonctionne. L’album est court et évite assez la linéarité, avec des morceaux n’allant pas souvent au-delà de la barre des 3 minutes, mais fait son petit effet sur l’amateur de vieilleries. Les riffs bien que transpirant les influences, suintent l’efficacité, et leur nombre réduit ne fait que les rendre plus marquants. A ce titre, on retiendra "Goat-Headed". De même, le groupe a su disséminer des leads sombres et assez plaisantes tout du long, à l’exemple de celles de "Purifying Torment"  et "The Antropomancer", malgré son côté déjà-vu  (chez Grave je crois). La modernité ne faisant pas de mal, on peut distinguer la basse assez facilement, même si elle se contente de singer ses consœurs à six cordes. On distinguera aussi chez le batteur un jeu un poil plus fin que celui habituel dans le courant : le bonhomme, loin de se contenter de cogner sa caisse claire comme un sourd, sait varier ses frappes et nous abreuver de patterns qui appuient le reste de manière adéquate. Bien sûr, les blasts ne sont pas absents et sont judicieusement placés, ainsi que pourront l’apprécier les plus fins connaisseurs.


On n’apporte rien au schmilblick mais on fait notre petite tambouille tranquillement dans notre coin avec les ingrédients qu’on aime. Appréciez-nous ou pas, à vous de voir, de toute façon on s’en fout, on n’aime que la mort. Tel pourrait être le message de Necrowretch, une formation assez typique de ce à quoi le death en est réduit : se mordre sempiternellement la queue, avec moult formations qui n’ont pas en ligne de mire l’originalité. Mais pourquoi rechigner quand c’est bien fait ?



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