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CHRONIQUE PAR ...

88
Mita
Cette chronique a été mise en ligne le 27 novembre 2012
Sa note : 5/20

LINE UP

-Agnieszka Sulich
(chant)

-Jacek Kolankiewicz
(guitare)

-Mateusz Krauze
(guitare)

-Pawe Nejczew
(basse)

-Michal Lysejko
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Messenger of Death
3) Suicide Mind
4) One Night
5) Secret Place
6) Don't Tell Me
7) My Dreams
8) Violence of Mind
9) Touch of Evil

DISCOGRAPHIE

Touch of Evil (2012)

Access Denied - Touch of Evil
(2012) - heavy metal - Label : Pitch Black



La Pologne, connue pour son black metal et son death, ne se limite pas à ça. On retrouve aussi une formation de heavy à chant féminin qui fait son petit chemin : Crystal Viper. Ce qui, forcément, fait dans le même pays certains envieux. Et c'est un peu à ce profil que va répondre Access Denied, un groupe qui, vous l'aurez compris, pratique du heavy metal avec une chanteuse au micro. Leur second album, Touch of Evil, n'est pourtant qu'une souffrance continue sur toute sa longueur.

Avec Access Denied, au moins, les cartes sont mises sur table dès le départ : on comprendra la médiocrité du propos tout de suite, et ça fait mal, très mal même. La musique n'est rien d'autre qu'un heavy metal banal et répétitif, entendu des milliers de fois (mais en mieux, faut pas pousser) et auxquels certains adjectifs plutôt nauséabonds viendraient à l'esprit si on tentait de le qualifier. Compositions lourdes mais sans finesse, ni inventivité, ni même refrains accrocheurs, le point d'orgue de la nullité est atteint sur "My Dreams" qui condense tout ce qu'il y a de plus mauvais chez ces polonais : un chant qui ne tient pas trop la route, des riffs frôlant le désastreux, le tout sur un son peu optimal, reléguant surtout la batterie à un rôle peu attrayant, celui d'un bourdonnement dans le fond franchement irritant.
Alors oui, vous avez bien compris que le chant n'est pas là pour aider la formation à décoller. Et pourtant, Agnieszka Sulich est loin d'être ce qu'il y a de plus mauvais dans cet ensemble insipide. Elle sait être parfois plus mesurée, dotée d'une certaine aura, sans pour autant parler d'un réel talent. Elle se révèle convaincante sur les deux seuls bons morceaux du brûlot : "Suicide Mind" et "Touch of Evil", qui démontrent qu'Access Denied possède parfois quelques bonnes idées, mais qu'elles sont trop rares pour se rendre au service de la bouillie sonore qu'est leur Touch of Evil. Le tout est affublé, surtout, d'un amateurisme consternant : en plus d'avoir mal potassé « le heavy pour les nuls », la batterie n'est pas toujours en rythme, et semble n'obéir qu'à sa seule volonté plutôt que de tenter d'être en quelconque harmonie avec le reste des instruments. Triste constat …
Si le meilleur vient donc d'être extirpé (le chant, deux morceaux meilleurs que les autres pour l'emballement et l'élan créatif du premier et la bonne tenue générale du second), les pires pistes se doivent d'être nommées : dès "Messenger of Death", on se rend compte que les choses ne vont qu'empirer. C'est assez laid (les riffs sont basiques, la chanteuse à la traîne, et le morceau d'une extrême platitude), et il y a encore pire. Oui, vraiment, ils réussissent cet exploit : "My Dreams", mais surtout "Don't Tell Me" sont des cataclysmes. Le genre à te faire saigner des oreilles tant c'est mal torché. La seconde, surtout, est à pleurer. De rire, ou de désespoir ? A vous de voir selon votre humeur. La recette est simple pour une mocheté pareille : le titre est répétitif, mais laissait voir une once d'espoir avec son intro. Puis tout s'écroule pour nous offrir une base musicale frêle, qui s'écrase comme un château de sable, sur lequel le chant, plat, intervient sans varier.


Production en carton, riffs qui se battent en duel pour organiser un concours du plus mauvais son de guitare, chant parfois correct, parfois mauvais, et, surtout, une batterie absolument infernale. Access Denied signe avec Touch of Evil l'un des pires albums de l'année, avec une formule à revoir quasiment intégralement. Il est dommage de voir que le constat est écrasant dans ce brûlot : il n'y a presque rien à sauver. Et ça, c'est bien triste tout de même …


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