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CHRONIQUE PAR ...

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Cedric
Cette chronique a été mise en ligne le 17 juillet 2012
Sa note : 9/20

LINE UP

-Jonas Lindblood
(chant+guitare)

-Rune Foss
(guitare)

-Daniel Vandija
(basse)

-Anders Malmström
(batterie)

TRACKLIST

1) The Great Epidemic of 1846
2) Children of Dagon
3) The Azathoth Cycle
4) Shoggoth
5) Flesh Architect
6) In the Vault
7) Conlaceratus
8) Walking With Shadows
9) Shapeshifter
10) A Bolt From the Grave
11) Liberation

DISCOGRAPHIE


Puteraeon - Cult Cthulhu
(2012) - death metal black - Label : Cyclone Empire



Rha les amis, Lovecraft a le vent en poupe. Plus il est mort, plus ses mythes, dont LE Cthulhu, grossissent et servent de base, au ciné comme en musique comme en BD… Le pauvre mec… Vivre dans la merde et mourir avant la consécration. Moi, c’est pas du tout ce que j’ai prévu. Mais on n’est ni là pour parler de moi, ni du mort. Mais de Puteraeon, LE groupe du mois qui a un nom pourri.

Si les premières secondes de "The Great Epidemic of 1846" peuvent faire penser à du Emperor (clairement d’ailleurs, hein ?), les premières vraies secondes de tabassage sont dans une vaine death-black assez classique, avec une basse claquante à la Cannibal Corpse. Les vocaux, pour le coup purement death, remplissent le cahier des charges au chapitre « chanteur de base ». C’est bien growlé mais vite lassant. Le groupe se la joue souvent mélodique, et mêle habilement blast, midtempo, soli posés et pas shreddés. Quelques passages assez, voire même très, réussis émaillent cet album. La double de "Children Of Dagon" sur du riff pas trop éloigné d’un Dark Funeral croisé black n’roll, ou du Celtic Frost de derrière les fagots, le début de "Shoggoth" en Marduk, époque Opus Nocture mais version death, le doomesque "Liberation" etc.
Il y a du bon, et du mauvais, par ici. Le bon, ce son très à la mode (merci, entre autre, Darkthrone) de black n’roll, ces mélodies bien senties, deux guitares complémentaires, ne tombant jamais dans l’excès démonstratif, jouant toujours la bonne note bien sentie au bon moment. Les influences, mêlées, discernables mais pour autant ne versant pas dans le plagiat gratuit (voir le premier paragraphe, je vais pas les reciter !). Il y a du mauvais aussi : les vocaux, trop basiques, sombrent eux dans la caricature du metal extrême, rendant les morceaux, pourtant différents (sans que ce soit flagrant hein, sinon ce serait dans le « bon côté ») presque indiscernables. Et les structures des morceaux, classiques et éprouvées qui ne transcendent rien, qui font vaguement bander mou. Dans le même genre, à piller du Lovecraft parce qu’il est considéré comme un maître de la littérature horreur-fantastique (ce qui se discute harchement mais là n’est pas le débat), il est clairement préférable de passer un peu de temps sur le dernier The Grotesquery, qui, lui, claque vraiment.


Donc voilà. Comme beaucoup de sorties récentes : oui, c’est bien fait, oui les mecs ne sont pas des zèbres sans bras, et oui ils gèrent. Mais… Putain, mais quel est l’intérêt de créer quelque chose qui a déjà été crée ? Un son de basse un peu plus présent et original, des arpèges cristallins et glauques, des vocaux diversifiés, des morceaux plus développés tout en restant brutaux et frontaux, c’est trop demander ? Vraiment ?


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