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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 avril 2012
Sa note : 10/20

LINE UP

-Johnny B. Goode
(chant+vomi)

-Wrathiest Satanic Satan
(guitare+orchestration)

-Paul Octofuck (4*2)
(basse+harpe)

-Maleofisty Bob
(batterie+kazoo)

TRACKLIST

1) Little Foamy Man
2) Massacring the Rioters Against Riots
3) Mass Hypnosis Outgutting
4) Fist and Furious
5) Fistering on the Road
6) First In, Fist Out
7) When 2 Social Members Collide...
8) Censored &#!
9) The Longest Thing that Should Never Have Been so Long But that Is and that's All It Takes to Fist me Up

DISCOGRAPHIE

Censored (2012)




Fisting the Fistules... En voilà des gais (gays ?) lurons ! Au-delà d'un nom proprement abominable qui fait plus penser à la blague qu'autre chose, on se retrouve avec une sorte de Projet X du grind (enfin, ce qu'ils veulent bien nous faire penser). Oui, il semblerait bien que ces jeunes gens d'Alaska aient voulu attirer l'attention sur eux. Dans quel but et avec quels moyens ? La réponse à cette question est peut-être bien terrifiante...

Putain, c'est la guerre !! Tous aux abrits, Fisting the Fistules a décidé de s'en aller en guerre et ostensiblement tout détruire sur son passage... chose qu'ils font avec une remarquable efficacité. Dès le début, instantanément, le ton est donné : une attaque Panzer, explosions, BOOM. "Little Foamy Man" est une salement sale castration peu chaste pour tout ce qui se rapproche du tympan. Super blast, cris, « riffs », basse salve à pillon, rien n'est épargné et ce n'est pas l'incongrue intervention du kazoo qui viendra changer officiellement quoique ce soit. On a mal, on pleure et on veut retourner dans la partie utérine de sa mère. Naturellement, on se demande « Et si cela n'avait jamais existé ? » On pense logiquement à Anal Cunt et Last Days of Humanity, mais également Marduk sur son très fin Panzer Division Marduk.
A ces chansons qui s'enchaînent, on ressent en leur tréfonds la bonne idée de ne pas être linéaires. Aussi vasectomant que cela apparaisse, Fisting... se permet le luxe de naviguer entre les styles ! Souvent rigoureusement brutal, on perçoit cependant de véritables arpèges de harpe (!!!!!), oui oui, sur l'étonnante "First In, Fist Out". Lorsqu'on a pris dans la gueule masse blast (gravity, rien que pour les amateurs) et riffs à l'extrême limite du cacophonique, on ne sait plus où donner la tête. Et on en vient finalement à se demander si la lourde blague sonore n'en devient pas un vrai projet musical  pensé qui réussit à fédérer les genres les plus exagérés dans ce melting pot insensé ultime, un peu dans une démarche Between the Buried and Me, sauf que s'est ici en version bien plus extrême et largement plus dans tous les sens.
Gasp... oui, car les notes de vomi pleuvent en s'associant à du grand n'importe quoi (retour du kazoo abruptement sur "Censored &#!") dont s'est à se questionner finalement, si notre cerveau éberlué n'en est pas à y hurler une énième hallucination sonore. Pourtant non. Certes non. Mais non mais non ! Les Alaskiens zygomatiques dévoilent au fur et à mesure de cet album une brutalité et une finesse inimaginables lorsqu'on ouvre le cd (et à la lecture de leur nom...). Tant et si bien que l'ubuesquement nommée "The Longest...", unique, emprunte au classique pour caser un orchestre ! Impensables, titanesques et éberluesques les Fistules sont définitivement adoubés dans la légende des urluberlus les plus psalmodiants de cette planète Terre.


Partis un jour, synapses et neurones brûlés sans retour, on efface notre abat-jour. Sans se retourner, ne pas regretter et garder les instants qu'on a écoutés. Voici le véritable credo usurpé de ce disque incohérent et décohérent. En fait, un album complet qui est excellent, avec des morceaux de bravoure, mais toujours excellent (cette trilogie du fist !).


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