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CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 17 octobre 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Mackenzie LaHaye
(chant)

-Mason Wilson
Guitare

-Morgan Lambert
(guitare)

-Jon Hofmann
(basse)

-Henry Geisbrecht
(batterie)

TRACKLIST

1) Caligula
2) Humanaut
3) A Voracious Awakening
4) Wrath of Erymanthos
5) Ohm Cairn
6) Pathfinder
7) Ursa Major

DISCOGRAPHIE

Omniarch (2020)

Omniarch - Omniarch
(2020) - death metal progressif et technique - Label : Autoproduction



À voir leur pochette bien kitsch, on pourrait croire que les Canadiens d’Omniarch produisent un thrash metal old school. Pourtant, on est bien dans la galaxie du death metal, un death metal à la fois technique et mélodique, progressif de façon générale. Étrange choix donc de la part du groupe, mais on ne leur en tiendra pas vigueur. Après tout, l’important, c’est la musique, non ? Que vaut ce premier album éponyme ?

Quand on sort un premier album tout seul sur Bandcamp, la probabilité de se faire remarquer y est faible. Il faut un sacré bouche-à-oreille pour que les profanes découvrent votre musique. C’est ce que j’ai prévu de faire ici : appâter le chaland, prêcher la bonne parole pour que les Canadiens ne restent pas avec leur galette sur les bras. Omniarch ayant été formé en partie sur les cendres d’autres groupes, ce sont de faux débutants. Ils développent un premier album remarquable de maîtrise. On pense d’abord à la maîtrise technique, mais ce serait presque leur faire offense. La musique, sur les sept pistes qui composent ce premier effort, est technique, véloce, mais pas tant que ça. Le groupe évite du début à la fin le piège de la démonstration. On pourrait dire la même chose pour son aspect brutal (ça attaque dur, mais pas de quoi défriser un fan de brutal death) ou mélodique (le groupe ne crache pas sur quelques leads et passages bien sentis). C’est du death metal agressif et mélodique. Après une première impression basée avant tout sur l’énergie déployée par les musiciens, c’est la richesse des morceaux qui ressort. Une richesse à tous les niveaux. Ainsi, difficile de déterminer les véritables tueries de l’album tant les pistes sont de qualité d’un bout à l’autre.

Par quoi commencer ? Par le plus évident ? Le chant d’Omniarch est parfaitement mené. Un beau growl, varié et intense, qui mène l’équipe jusqu’à la victoire. Les parties vocales sont clairement un atout majeur pour le groupe tant elles accrochent l’oreille de l’auditeur. Elles s’articulent parfaitement avec les riffs. Une belle symbiose entre les gratteux et leur hurleur. On pourra ajouter que la plupart des refrains font mouche. Les guitaristes viennent poser leur son pour défourailler sévère sur les compositions. Les riffs, les leads et les solos sont particulièrement réussis. C’est incisif, parfois lourd, à d’autres moments très mélodique. Parfois, ça groove même ! Si certaines parties semblent plus convenues, il y a toujours un petit plus qui vient ajouter de la personnalité à l’ensemble. Les leads sont très présents et toujours pertinents. Quant aux solos, ils sont comme un symbole de la créativité d’Omniarch. Ils ne sont pas si techniques (pour le genre en tout cas), mais toujours intéressants et variés, chaque solo s’adaptant à l’ambiance et au rythme de la chanson. Enfin, la rythmique tient l’ensemble en ordre de marche en renforçant… tout. La batterie intensifie chaque riff et chaque ligne de chant. Un travail de l’ombre exceptionnel ! Chaque musicien fait preuve de talent, mais un talent au service de l’ensemble. Personne ne cherche à se mettre en avant et c’est ce qui fait aussi les grands groupes. Une dernière remarque sur le son qui, bien que puissant et incisif, n’est pas lisse du tout ce qui donne encore plus de personnalité au groupe.

Un premier album qui tabasse, avec des séquences remarquables, des musiciens au top et une musique variée mais cohérente d’un bout à l’autre… C’est un sans-faute pour les Canadiens ! Du metal extrême et catchy de grande qualité, à tous les niveaux, qui ne cesse de se bonifier au fur et à mesure du temps. À écouter d’urgence !





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