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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 05 janvier 2020
Sa note : 15/20

LINE UP

-Robert Röttig
(chant)

-Max "Savage" Birbaum
(guitare)

-Kay Hamacher
(guitare)

-Sven Hamacher
(basse)

-Jörn Zehner
(batterie)

TRACKLIST

1) Catch Fire
2) Conajohara No More
3) Roses
4) Pretend
5) Laurelindòrenan
6) Red Nails (For the Pillar of Death)
7) Hawk of the Hills

DISCOGRAPHIE


Lunar Shadow - The Smokeless Fires
(2019) - heavy metal - Label : Cruz Del Sur Music



The Smokeless Fires est une sortie étonnante en 2019. En effet, l’album porte en lui une très forte connotation heavy des années soixante-dix. Le fait qu’il soit le fruit d’un groupe allemand qui parle de science-fiction ne change rien à l’affaire, on attend plus ce type de son de nos jours. Corollaire, on ne veut plus de ce genre d’album en 2019 ?

Fort heureusement, la réponse à une telle question ne saurait être uniquement basée sur le caractère contemporain d’un disque. De toute façon, si c’était le cas, jamais AC/DC n’aurait continué à avoir du succès après 1980… Et puis Lunar Shadow glisse des pointes de modernité dans ses chansons. Que fait ce mini blast sur "Conajohara No More" ? Et ces rythmiques proches du thrash, est-ce vraiment années soixante-dix ? Même l’idiot du village répondra que non. Cependant les fondamentaux ne sont surtout pas oubliés : riffs entraînants, solos débordants de notes, des tappings à la Van Halen et, globalement, mise en avant des guitares bien comme il faut. En soi, c’est limite rétro. Néanmoins  cela n’empêche pas la basse de se faire une discrète place et d’abreuver en lignes délectables.
Le côté science-fiction se retrouve dans le son presque spatial des guitares. Lointaines malgré leur prépondérance dans le mix (paradoxal n’est-il pas ?), elles pourraient servir de B.O. à un Star Trek. Au moins ce serait un épisode fun. Mais ce qui importe le plus sur n’importe quel album de heavy, ce sont bien les riffs et la trépidation provoquée par les chansons. Et on est servi madame, monsieur. Chaque piste s’affiche telle une déclaration d’amour au heavy bien fait et au headbanging. Lorsqu’une sortie provoque ce type de réaction, particulièrement dans le heavy, on peut dire qu’on touche au but. Comme les solos jouent parfaitement leur rôle de catalyseurs des qualités de la musique, c’est sans fausse note que The Smokeless Fires déroule. Ajoutez à ceci un chant agréable dans sa relative monotonie, comme légèrement… décharné.


Ben oui, en 2019 il est encore possible de faire des albums de heavy qui sonnent vieux (ça on le savait) et moderne (ça on le savait moins). Donc on prend la nouvelle avec l’entrain de rigueur, et on se passe The Smokeless Fires dès qu’on a besoin d’un remontant.


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