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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 25 novembre 2016
Sa note : 17/20

LINE UP

-Aleah Stanbridge
(chant)

-Juha Raivio
(guitare)

-Fredrik Norrman
(guitare)

-Mattias Norrman
(guitare)

-Kai Hahto
(batterie)

Guests

-Mick Moss
(chant - titre 3)

-Nick Holmes
(chant - titre 10)

TRACKLIST

1) My Requiem
2) Eye of Night
3) Condemned to Silence
4) A Million Tears
5) Hour of the Nightingale
6) The Passage
7) Broken Mirror
8)
Black Ocean
9) Sinking Ships
10) Gallows Bird

DISCOGRAPHIE


Trees of Eternity - Hour of the Nigtingale
(2016) - doom metal gothique Tears Laid in Earth - Label : Svart Records



« (…) Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais voir un ami pleurer ! (…)
» Jacques Brel.


La mention « R.I.P. » de Metal Archives absolument inattendue ou comment la gorge se serre un peu plus lorsque le chroniqueur, curieux devant un album d’une charge émotionnelle déjà puissante, découvre à quoi se doit ce supplément d’âme. Et les larmes ne sont forcément pas loin, à l’évocation de la mort d’une personne dont le chroniqueur n’avait jamais entendu parler jusque-là. Et des amis ont dû pleurer, ça oui. Peut-être même que Mick Moss et Nick Holmes, tous deux guests vocaux à la sobriété remarquable et de circonstance, ont versé des larmes. Du coup, une fois ce fait plus ou moins assimilé, l’écoute de cette Heure du Rossignol se fait presque pénible. Le fait que plus de la moitié de l’album soit composée de morceaux à ranger au panthéon du doom gothique doux-amer acquiert une dimension presque insoutenable. Cette manière dont les refrains délicats comme de la soie s’immiscent en vous... Cette science du riff pesant disséminé avec parcimonie tout au long de l’œuvre, science qui atteint son paroxysme sur "A Million Tears" se goûtent avec une douleur réelle, finalement assez éloignée de la sensation habituelle de mélancolie agréable typique du genre... Et cette voix, merde, cette voix... Feutrée, candide comme sur le refrain de cet "Eye of Night" d'insomnie.. Quelques titres sont en-dessous du lot, mais franchement, who cares? Allez, j’en ai déjà trop dit sur ce Hour of The Nightingale de mon cœur, ce Garmonbozia musical. Repose En Paix Aleah.

« (…) Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métros remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer !
(…)
»







PS: Merci à toi, Magmahot.



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