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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juin 2016
Sa note : 18/20

LINE UP

-Kevin Imbrechts
(tout)

TRACKLIST

1) Hoort De Engelen Wenen
2) De Admiraal Heeft Geschoten
3) De Tand Des Tijds
4) De Zon Schijnt Toch Ook Voor U?
5) Gedane Zaken Nemen Geen Keer
6) Ten Dans In Tranendal
7)
Op De Laatste Rij, Daar Zwijgt Ge Niet
8) Ten Halve Gekeerd, ten Hele Gedwaald

DISCOGRAPHIE

# 1 (2016)

Daghraven - # 1
(2016) - ambient - Label : ConSouling Sounds



-  Salut MFF !
-  Salut Winter !
-  Alors comme ça, tu as repéré un album dans mes cordes… du dark ambient ? Ça risque de pas être  t rè s  d r ô l e  n o n ?
-  A h  n o n, p o u r  n e  p a s  ê t r e  d r ô l e,   ç    a      n’   e   s   t     p   a   s      d   r   ô   l   e     d    u     t   o   u   t .  . .
-  H   a       h    a         h    a  !

 
 
-  Les scientifiques sont des cons. Ils cherchent des explications aux confins de l’univers alors que la vérité est là, devant nous. Simplement, nous aussi sommes des cons et nous ne la voyons pas parce que nous ne VOULONS PAS la voir !
-  D’accord, mais calmez-vous.
-  Oh, mais je suis calme ! Je suis calme. Mais merde, c’est quoi cette connerie. Des trous noirs ? De la masse cachée ? La masse noire, on ne sait pas où elle se trouve, soi-disant. Mais elle est là, la masse noire, elle est là !
-  Vous voulez dire la masse cachée ? Ou les trous noirs ?
-  Mais c’est la même chose, enfin ! La masse noire elle est là, elle nous aspire. Il suffit de fermer les yeux et de l’écouter. Allez, fermez  les yeux ! Vous entendez son bruit de succion ?
-  Je… Disons que…
-  C’est un tourbillon sans fin. Elle dévore tout sur son passage. Sans se presser bien sûr, mais elle dévore absolument tout. Ah, je me rappelle encore quand j’étais gosse. Les journées avec ma sœur chez nos grands parents… On se déguisait. Je me rappelle une fois même, on s’était déguisés en angelots, c’était drôle. Il avait commencé à pleuvoir, nous étions trempés… Et le piano… Mon grand-père jouait des vieux airs de piano. « A l’américaine », il disait. Frank Sinatra… Ah, c’est loin. Et maintenant, c’est au bord.
-   Au bord de quoi ?
-  Eh bien au bord de l’abime, bien sûr ! « Au bord de quoi ? » Vous êtes aussi aveugle que les autres… Au bord du grand lac noir aux eaux apparemment paisibles, bordées par le ciel noir…
-  Je suis désolée.
-  Non mais je ne vous en veux pas. Vous êtes jeune, vous avez besoin d’une Raison d’Être. Vous n’avez pas encore été Captivée par le Vent de la Solitude. Vous n’avez pas encore senti la présence de ces forces premières qui nous crachent et nous aspirent sans cesse…
-  Vous voulez dire que…
-  Qu’il n’y a ni début ni fin, bien sûr que non ! La masse noire nous mange pour mieux nous recracher pour mieux nous remanger, etc. etc.
-  Et le temps dans tout ça ?
-  Le temps ? Mais c’est bien ce dont je vous parle ! La masse noire, c’est le temps. Le trou noir, la masse cachée, si vous préférez. C’est le temps. C’est le temps. L  e    t  e  m  p  s, si vous préférez.
   
 
Elle se lève et laisse le vieil homme. Dehors, son frère l'attend, anxieux.
-  Alors, il t’a reconnue ?
-  Non. Il confond tout. C’en était presque amusant quelque part. Tu te rappelles la fois où on s’était déguisé en angelots ?
-  Bien sûr ! Comment oublier ? Qu'est-ce que c'était glauque chez eux...
-  Il croit que c’est l u i  q u i… O h  b o n  D i e u !  Q u’  e  s  t – c  e    q  u  i    s    e       p    a    s    s    e  ?

 



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