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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Vlad
(chant)

-Astaroth
(guitare+basse)

-Zoltan Horanszki
(guitare)

-Ferenc Gyöngyösi
(batterie)

TRACKLIST

1)Northwind
2)...On The Way Of The Hunting Moon
3)Hymn To The Forgotten Pagan Gods
4)Acheron
5)The Age Of Dearh, Blood And Iron
6)Orlog (The Norn's Chant)

DISCOGRAPHIE


Bornholm - ...On The Way Of The Hunting Moon
(2005) - black metal - Label : Melancholia Records



Alors que certains offrent de plus en plus un black metal moderne, découpé, influencé par les nombreux styles courrant la planète metal, d’autres empruntent la voie de leurs ancêtres et peaufinent leur art dans un soucis de traditionalisme et de sincérité. Bornholm fait partie de cette deuxième catégorie et s’en tire franchement bien, et l’on retrouve plaisir à écouter les hymnes païens et guerriers chantés par nos aînés. Ayant vu le jour il y a assez peu de temps, en 2000 avec Astaroth, on s’étonnera de la maturité dévoilée par ce …On The Way Of The Hunting Moon dans son black metal valsant entre un mid-tempo serré et un black metal plus radical très nordique. Le noyau dur du groupe est constitué de Astaroth et Vlad, duo qui parvient avec l’aide de musiciens complémentaires à soulever sa musique vers quelque chose d’à la fois personnel et d’ancré dans des racines que l’on connaît tous. Melancholia Records se charge de la signature, encore une belle promesse pour de la bonne musique.

Plus concrètement, Bornholm puise ses sources dans un metal de pure race, Satyricon, Kampfar ou Bathory pour exemples. Les compositions assez longues (entre cinq et sept minutes) permettent de se rendre compte de l’ampleur que peut atteindre Bornholm dans la durée, élaborant avec rage des mélodies épiques et guerrières, comme le premier Northwind, très païen, rappelant Thyrfing. Il serait possible de caractériser la musique de ce …On The Way Of The Hunting Moon selon les doses de riffs épiques jouées dans la longueur, de claviers non moins entraînants, de guitares acoustiques parsemées tout le long pour poser l’ensemble et de chant extrême très traditionnel. Tout cela mène à des compositions comme le titre éponyme "…On The Way Of The Hunting Moon", présentant de bons arrangements et quelques passages acoustiques type Kampfar. Les riffs sont généralement longuement repris, conférant une trame logique et entraînante aux morceaux. Bornholm ne joue donc pas la carte de la démonstration mais plutôt celle de l’exécution d’une passion reproductrice et pérenne, inspirée par ce qui s’est fait de plus culte une décennie auparavant.

Aux titres lents et purement acoustiques dégageant nostalgie ("Orlog (The Nom’s Chant)") comme le ferait Empyrium -de bonne facture cela va sans dire- je préfère ceux plus directs et dans une tradition black metal plus marquée. Débarque alors le monstrueux et excellent "The Age Of Death, Blood And Iron", composition racée, d’inspiration nordique pure souche au feeling plus aérien encore que les autres. Bref, le titre le plus rapide et selon moi le plus personnel de …On The Way Of The Hunting Moon. A tel point que l’on aurait presque préféré que le clip présent sur le disque ne soit pas celui du titre "Acheron" mais plutôt celui de ce dernier "The Age Of Death, Blood And Iron". Les riffs acérés et les claviers discret mais indispensable font la force de ce titre phare.

Pour revenir au titre/clip "Achéron" précité, ce sont les rythmiques lourdes et répétitives, assez crues dans l’ensemble qui servent de porte-parole à Bornholm. Certains retrouveront ici le mid tempo classique développé comme il se doit par toute formation extrême qui souhaite poser sa mélodie, son cachet, quoi. Bon, le clip rappellera à cent pour cent l’excellent "Mother North" de Satyricon. Peut être un peu plagiat sur coup-là, dommage, même si l’effet est bien rendu. Forêt, maquillage, teinte médiévale, désespoir et paganisme sont au rendez-vous pour cette curiosité visuelle. Pas déçu donc, mais juste interloqué, un peu comme pour le chant de Vlad malheureusement mis trop en arrière, ne lui conférant pas toue la puissance qu’il mériterait. Bref, quelques petits détails à améliorer, alors que la prod’ vaut, elle, vraiment le coup.


Pour conclure, Bornholm fait de la bonne musique en apportant un souffle d’intégrité sur la scène moderne. Qui plus est, le combo s’est déjà exercé sur scène aux cotés de formations cultes telles Enslaved, Arcturus, Green Carnation… Un bel avenir pour Bornholm.


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