CHRONIQUE PAR ...

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Fromage Enrage
le 23 septembre 2015




SETLIST

Prime Evil
Die Hard
Don't Burn the Witch
Live Like an Angel (Die Like a Devil)
Raise the Dead
One Thousand Days in Sodom
Buried Alive
Schizo
The Seven Gates Of Hell
In Nomine Satanas
Bloodlust
Sons of Satan
Warhead

Rappels :

Welcome to Hell
Black Metal
Countess Bathory

AFFILIÉ

22 septembre 2015 - Paris - Le Divan Du Monde


Venom_Paris_-_Le_Divan_Du_Monde_20150922

Si vous habitez en région parisienne, que vos cheveux sont très longs ou très courts, que vous n'avez rien contre le cuir, que vous jouez aux fléchettes sur un portrait de Christine Boutin et que vous vous touchez frénétiquement sur la sextape de Belzébuth, alors il y a de fortes pour que vous ayez pénétré le Divan du Monde le 22 septembre 2015. En effet, ce soir c'est satanisme, occultisme et riffs dans ta face.

Le plateau de la soirée est plutôt alléchant : les thrashers français de Witches avec les Britanniques de Divine Chaos en guise de première partie. Puis la double tête d'affiche de la soirée : Vader, référence du death « made in Poland ». Mais aussi - et surtout - les légendaires sales gosses de la NWOBHM, les irrésistibles cancres du riff, les maîtres du satanisme en carton-pâte, j'ai nommé Venom ! Enfin, Venom Inc, mais je n'en ai cure, moi je dis Venom et picétou ! Le groupe est en power-trio, avec deux des membres du line-up originel : Abbadon en marteleur (approximatif) de fûts, Mantas en bricoleur de riffs, et Demolition Man (oui oui) pour remplacer Cronos au chant et à la basse. Cerise à cornes de bouc sur ce gâteau en forme de pentagramme : le groupe ne jouera que des extraits de ses premiers albums. Bonheur !
Mais repartons quelques heures en arrière. Le capricieux ciel parisien déverse un déluge de flotte en continu, c'est à peine si on a le temps de prendre l'apéro à l'extérieur de la salle ! Vite, à l'abri dans le Divan du Monde ! Les deux premiers groupes s'avèrent cependant assez peu convaincants. Si les Witches avaient ouvert en août dernier pour Death Angel, Divine Chaos jouit d'une renommée encore assez confidentielle. Mais c'est bien pendant la première tête d'affiche, j'ai nommé Vader que les hostilités démarrent réellement. Le pit s'échauffe, les riffs sont corrosifs, le son très équilibré, les musiciens heureux d'être là. En résumé, une très sympathique perf' de la part des Polonais !
Les choses sérieuses peuvent commencer désormais. Venom s'installe devant une foule encore un peu molle, pas tout à fait réveillée, et surtout, plus éparse que pour Vader ! Ce qui n'est pas plus mal, car cela laisse pas mal d'espace dans la fosse. Question son, le Divan du Monde a connu mieux, mais le tout est plutôt équilibré. En même temps, avec trois instruments seulement à sonoriser, l'inverse serait une honte. Le morceau-titre de Prime Evil servira d'introduction à cette grand-messe satanique. Enchaînés avec "Die Hard" et "Don't Burn the Witch". Pas de réactions notables dans la foule...
Et soudain, alors que le trio entame le riff démoniaque de "Live Like An Angel", les pogos se déclenchent d'un seul coup. Ils continueront tout au long de la soirée, jusqu'à un point parfois absurde. Je pense notamment aux deux olibrius qui avaient décidé de se prendre par la main en tournoyant pour faire une sorte de toupie mortelle qui a foncé dans plusieurs personnes à une sacrée vitesse. En bref, un pit sage au départ, mais qui s'est senti pousser des ailes (de diable) et des cornes passés quelques morceaux. Sans parler des nombreux slams.
Sur scène, Demolition Man assure le show. Très décontracté à la basse, il dégage quelque chose d'étrangement menaçant lorsqu'il s'égosille derrière le micro. Un sentiment que j'attribuerai aussi bien à son look (un genre de Ralf Scheppers croisé avec Nosferatu) qu'à toute l'aura que Venom dégage, dans ses riffs cradingues et ses refrains sataniques à gueuler à l'unisson. Et ceux-ci ne manqueront pas ce soir : le Divan du Monde reprend comme un seul homme "One Thousand Days In Sodom", "Raise the Dead", les rappels cultes "Black Metal" et "Countess Bathory". Abbadon et Mantas eux, se montrent assez effacés, mais ont l'air de bien s'amuser malgré tout.


A la fin de "Countess Bathory", quelques fans tentent de réclamer "Witching Hour" à grands cris. Mais les lumières se sont déjà rallumées, la soirée est terminée. Et elle fût bonne ! Quelques minutes après la fin du set, Demolition Man et Abbadon sont déjà là pour rencontrer les fans. Toujours plaisant de voir un groupe aussi heureux de faire ce qu'il fait après 35 ans. En attendant la prochaine réunion de tous les fils de Satan français !


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