CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 03 juin 2014




SETLIST

Pryapisme
Un Druide est Giboyeux lorsqu'il se prend pour un neutrino
Boudin Blanc et Blanc Boudin
J'ai envie de te claquer
Suppozitorium Granifujnikoi ?
Lesbian Bordello
La Notion de chiralité de spin et d'oscillation de saveur des particules supersymétriques
Je suis venu J'ai vu J'ai sagouinu
La Nuit sur le Mont Chauvelu
Darkness Lobotomy Insurrection

Hardcore Anal Hydrogen
?

E-Core
?

AFFILIÉ

Pryapisme
Paris - Glaz'art
(19 avril 2017)

28 mai 2014 - Paris - Le Klub


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Mercredi 28 mai une odeur violemment barrée émanait du Klub à Paris. Jugez plutôt, Apathia Records venait d’envahir ce repaire de sales gosses et d’y imposer deux groupes (Hardcore Anal Hydrogen et Pryapisme) et un troisième nommé E-Core qui joue de la « dense musique » s'y était invité, pour une soirée qui promettait délires et folies nawak que le metal français affectionne tant. La petite salle aux teintes chaleureuses se remplissait tranquillement et lentement. Il faut dire que tout le monde n’attendait qu’une chose, voir comment la folie créatrice des auvergnats de Pryapisme allait rendre en concert. Et ce fut une soirée fort agréable du début à la fin avec de très bonnes surprises.

Les hostilités commencent avec le trio E-Core, alors que la salle est loin d’être pleine. Les trois gars (batterie, guitare, basse) délivrent un metal instrumental groovy aux sonorités tantôt aériennes, tantôt spatiales tout en restant carrés et souriants. Les instruments sonnent bien, la basse ronronne et groove tandis que le bassiste sourit à l’ensemble de la salle. Les gens se laissent emporter tranquillement et profitent du bassiste géant qui lance entre les morceaux deux trois blagues et sourires. Bref, tout va bien et le groupe arrive à convaincre la salle de l’efficacité de leurs compos. Rien de finalement très nawak dans tout ça, mais une mise en bouche sympathique pour les deux groupes suivants et surtout une variété et une efficacité dans les compositions qui fait plaisir à voir et à entendre. Un première bonne surprise.
La salle commence à se remplir et c’est au tour d’Hardcore Anal Hydrogen de chauffer la salle et de jouer pour la « presque » sortie de leur nouvel album, The Talas of Satan. Petit bémol, le chanteur, Sacha Vanony, ne pouvait pas venir et les trois autres musiciens ont donc dû faire sans, en mettant en place quelques samples que l’on entendra peu, noyés par les guitares. Mais mise à part ce petit bémol, le groupe envoie la purée et cloue sur place une bonne partie du public avec leur nawak metal mélangeant aussi bien du punk ou du grind aux rythmiques solides que des passages disco et de la flûte. Bref, on se marre bien et les gars ne se prennent pas non plus trop au sérieux faisant passer à l’assistance un moment très agréable avec notamment un batteur aux baguettes fluorescentes. J’admets volontiers que je n’étais pas convaincu par le groupe sur CD, mais il faut bien reconnaître que ce soir-là, ils m’ont donné tort grâce à leur maîtrise assez hallucinante de leurs instruments et le plaisir visible de jouer devant un public parisien. Une deuxième très bonne surprise.
La salle commence à être bondée quand les auvergnats de Pryapisme viennent défendre leurs morceaux sur scène. Vu la complexité de leurs titres et les couches musicales qui se superposent, le groupe s’est vu obligé de rajouter deux musiciens de scène (notamment pour les guitares) afin de retranscrire au mieux leurs œuvres. Et c’est parti pour "Un Druide est giboyeux" (vous m’excuserez pour les titres que je n’écrirai pas jusqu’au bout vu leur longueur). C’est dans un chaos organisé que le groupe rejoue assez fidèlement ses morceaux, rajoutant de temps en temps un petit solo que Nico joue à l’aise (et c’est à nous dégoûter de jouer de la gratte). Puis c’est au tour de "J’ai envie de te claquer" qui pour le coup change pas mal, apportant un côté beaucoup plus groovy à la composition, ce qui n’est pas pour déplaire à un public sous le charme. Un véritable succès qui continuera avec d’autres morceaux lancés avec bonne humeur par Nico comme le morceau « Un rien grivois » "Lesbian Bordello".
Mais le groupe n’ignorera pas non plus les morceaux du premier album en jouant notamment le rigolo "Suppozitorium" ou encore la très violente "Darkness Lobotomy Insurrection" en guise de dernier morceau. Pendant tout le set, les différents musiciens auront été exemplaires, jouant leurs morceaux en restant carré tout en se moquant un peu les uns des autres et notamment ironisant sur le fait qu’ils étaient de « véritables professionnels ». Et cette bonne humeur ambiante se ressentira aussi au niveau du public, très réceptif et visiblement aux anges. Le groupe enchaînera donc tout sourire des morceaux au grand air de n’importe quoi notamment vers la fin où Nico les introduira en blaguant « Il nous reste deux morceaux bien longs et bien chiants ». Et quels morceaux puisque "La Notion de Chiralité" rendra vraiment très bien et ce sera la même chose pour la reprise de Mussorgsky "La Nuit sur le Mont Chauvelu". Une réussite.


La soirée se finit sous les applaudissements et il faut dire que ce parfum de nawak fut bien agréable. Dommage que le set du groupe ai du être écourté et que le son n’était pas au top à cause de la densité de couches sonores à faire ressortir. Mais à part ces petits bémols, ce concert joyeusement dingue fut une très belle réussite et on attend avec impatience de pouvoir les revoir en concert et de profiter des sons bien barrés d'Apathia Records.


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