CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 23 février 2014




SETLIST

Into the Black Wide Open 
I Know You, Stanley Milgram! 
Inside The Flood 
Ductus 
Black Paper Planes 
The Man Within (nouveau morceau)
Aurora 
Arecibo (Long Distance Calling) 
Metulsky Curse Revisited 

Rappel:
Apparitions 


AFFILIÉ

09 février 2014 - Paris - Glaz'art


Long_Distance_Calling_Paris_-_Glaz'art_20140209

Long Distance Calling est le genre de groupe dont le nom m'est passé souvent devant les yeux sans que je prenne le temps de m'y arrêter plus longtemps. Pourtant en ce début d'année, en m'apercevant que le groupe revient à plusieurs reprises dans les tops 2013, ma curiosité est piquée au vif. L'échéance de ce concert au Glazart aidant, me voici lancé dans la découverte live de cette référence du post rock/metal.

Mais avant de laisser place aux Allemands, c'est Junius qui se charge d'ouvrir les hostilités avec un sludge atmosphérique qui n'hésite pas les digressions rock alternatif. La musique est certes plaisante mais les titres défilent et ne marquent pas les esprits... On sent une certaine influence de Deftones tant dans le timbre du chant évoquant souvent celui de Chino, que dans les sonorités pouvant faire penser aux derniers albums du combo de Sacramento. Mais là encore, il manque un certain génie et une capacité à faire la différence d'une musique agréable à une musique qui colle à la peau. Bref, une performance sympathique de première partie mais qui s'arrête là...
Le son étant en outre un peu fort et surtout boomy dans les basses (un défaut qui arrive fréquemment au Glazart), on pouvait s'attendre au pire pour Long Distance Calling, mais finalement non, le son sera impeccable. Voilà alors que débarque le quintet dans un look tout décontracté (le bassiste en tenue casquette/T-shirt XXL se fait particulièrement remarquer !). Mais de suite, on remarque l'énorme plaisir qu'a le groupe d'être là sur scène et sera tout sourire pendant une heure et quart, n'hésitant pas à bouger au maximum sur scène (dans la limite du possible, la musique étant clairement assez technique) et à haranguer la foule (pas mal pour des compos majoritairement instrumentales). 
La performance m'a tout de suite rappelé celle de Between The Buried And Me dans un genre assez similaire : les zicos jouent une musique complexe et avec des titres fleuves à tiroirs, mais au lieu de rester plantés sur place à réciter leurs morceaux, ils font vivre à chaque instant le public avec des mimiques très sympas du style : « Eh regarde le riff, le riff qui va venir là ! », « Enorme hein ?», « Attends, mate ce changement de plan là !! » , « Stylé ce solo hein ? ». Bref, les mecs kiffent vraiment ce qu'ils font et loin des shows formatés où on peut parfois assister, bordel que ça fait plaisir de voir que ces artistes débordent d'enthousiasme à l'idée de pouvoir être tête d'affiche sur cette petite scène parisienne.
Difficile d'être plus détaillé sur les morceaux, car de structures complexes, mais qui défilent sans jamais ennuyer grâce à la présence spectaculaire des musiciens. Les titres des premiers albums sont un peu plus influencés sludge avec des riffs bien gras et groovy par moment, tandis que les titres les plus récents sont plus dans un format chanson, avec un chant plus présent et une légère simplification du propos. On regrettera que le batteur et le claviériste-chanteur se soient retrouvés un peu au fond de la scène et du coup moins visible, cachés derrière les trois guitares. Heureusement, ces dernières assurent un show de feu, enchaînant soli de grande classe, tantôt technique, tantôt feeling et avec une justesse toujours de rigueur.


Une très belle soirée aux côtés d'un groupe que je vais approfondir immédiatement, à la discographie pas tellement ample (le groupe piochera dans ses 3 albums), mais assurément riche en perles car aucune baisse de régime n'est à déplorer dans la setlist. Si le groupe affiche sur album la même exigence de qualité qu'en live, il n'y a pas à douter que l'on tienne là un sérieux coup de cœur !


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