Helioss

Entretien avec Nicolas Muller - le 29 mai 2015

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Winter

Une interview de




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Il a beau le nier avec force lors de l'interview, je suis certain que Nicolas entretient, en travers du projet Helioss, une relation secrète et mystérieuse avec le physicien et vulgarisateur de talent Etienne Klein. Il se pourrait même que Helioss doive s'écrire en réalité H.E.L.I.O.S.S. et que derrière ces initiales se cache un plan pour la domination du monde. Ce qui est clair, en tout cas, c'est que le deuxième album de Nicolas, One With the Sun, est un plan pour régner sur l'univers du death atmosphérique, ou encore du symphonic blackened death metal. Un plan qui fonctionne parfaitement d'ailleurs...


Winter : Salut Nico, combien de temps s’est-il écoulé entre One With the Sun et l’album précédent, The Forthcoming Darkness ?

Nicolas : Salut ! Il y a eu trois ans entre les deux albums. Le délai est dû, bien sûr, au travail d’écriture, mais pas uniquement. Il y a eu des moments où il ne se passait pas grand-chose, vu que Pierre, faute de temps, a dû arrêter de s’impliquer dans Helioss. Il a donc fallu que je trouve un remplaçant, ce qui a pris un peu de temps. Il a aussi fallu que je trouve la bonne personne pour faire le mix. Disons que sur ces trois ans, il y a eu un an et demi, deux ans, de gros travail d’enregistrement, de mix, etc., et un an où je n’ai hélas, presque rien pu faire. Ça a été un peu plus long que ce que j’aurais voulu.

Winter : Bon… c’est moins de temps que Metallica… ça va… (rires) Parlons du nouveau chanteur, DM, alias Dark Morue. Comment as-tu fait sa rencontre ? Le connaissais-tu déjà ?

Nicolas : Pas du tout. Quand Pierre est parti, vu que je ne sais toujours pas chanter, il n’était pas question que je prenne le micro. J’ai donc passé des « petites annonces », à savoir des messages sur les forums, Facebook et autres réseaux sociaux, et c’est à travers un membre du forum des Eternels et chroniqueur, Silverbard, que j'ai pu contacter DM. L’idée de chanter pour Helioss l’a motivé. On a parlé, le courant est passé, il appréciait les premières œuvres d’Helioss. On a fait des essais et ça collait. J’ai pu entendre ce qu’il faisait dans son groupe, qui s’appelle Disgraved, du death old-school des années 90 tendance Europe du Nord et j’ai vraiment bien aimé sa voix. Elle est vraiment différente de la voix de Pierre. DM est plus death, plus « growl » grave que Pierre, mais ça collait très bien quand même. On s’est rencontrés quelques fois seulement, il est beaucoup plus jeune que moi, je crois qu’il a 23 ans, alors que pour ma part, j’ai dépassé la trentaine, mais on s’est bien entendu et on a passé des bons moments. Il a vraiment fait un super boulot sur le CD.

Winter : C’est sûr. C’est en tout cas quelqu’un d’assez ouvert d’esprit, puisque Helioss ce n’est pas franchement du death old-school à la Entombed…

Nicolas : Oui, c’est un metalleux, il fait du death old-school, mais il écoute beaucoup d’autres choses. En l’occurrence il a un deuxième groupe qui s’appelle Paupiette et qui fait du grind parodique. Il a plusieurs cordes à son arc dans le metal extrême, donc je pense que faire quelque chose d’un peu plus mélodique que ce qu’il fait d’habitude l’a motivé. Il s’est bien investi et il sera sans doute de la partie pour le prochain album.

Winter : Il a un peu participé aux compos ou tu as tout fait tout seul ?

Nicolas : Sur cet album, c’est moi qui ai tout fait. DM est arrivé alors que tout était écrit. J’étais prêt pour commencer l’enregistrement de l’album avec Pierre, quand ce dernier m’a dit qu’il ne pouvait hélas plus continuer. Pour le prochain album en revanche, je ne sais pas comment ça va se passer. Je pense que je m’occuperai toujours complètement de la musique. Après, pour l’écriture des paroles, le placement des vocaux, la construction des morceaux, il s’investira peut-être un peu plus en fonction de son temps et de ses envies, et de ce qu’il sait faire. Ceci dit, Helioss reste un projet que je maîtrise quasiment intégralement.

Winter :  Ce n’est pas une situation par défaut, tu aimes que ce soit ainsi…

Nicolas :  Oui. Helioss, c’est un peu mon « bébé », ça ne deviendra jamais un groupe avec quatre bonhommes balançant des idées dans tous les sens. On verra ce que la suite réserve, mais c’est ma volonté pour le moment.


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Winter : En ce qui concerne l’album proprement dit, j’ai senti une évolution nette et, même si j’aime beaucoup le premier album, One With the Sun me paraît vraiment différent, et meilleur. C’est quelque chose que tu ressens également ?

Nicolas : Ce n’est jamais évident de parler de sa propre musique et d’avoir le recul nécessaire. Je pense que les gens comme toi sont peut-être mieux placés pour parler de l’évolution. Après, je suis très content
que tu aies senti une vraie évolution qualitative…


Winter : Pas uniquement qualitative d’ailleurs. Pour moi l’album est bien plus orienté death-athmo, avec une grosse influence des années 90, mixé avec une bonne dose de shred. Sur The Forthcoming Darkness, je n’ai pas eu l’impression d’entendre ce type de mélange. Est-ce que tu as volontairement décidé d’évoluer ou cela s’est-il fait de manière naturelle ?

Nicolas : Franchement, c’est venu comme ça. Sur The Forthcoming Darkness, je m’étais dit que j’allais revenir à des structures plus simples que sur Confessions, mon premier EP, avec des enchaînements couplets-refrains, un peu plus thrash dans l’esprit, en somme. Là, avec One With the Sun, c’est vrai que je me suis dit que j’avais envie de revenir à un style plus… progressif, ce n’est pas vraiment le mot…

Winter : Ce n’est pas loin d’être le mot quand même…

Nicolas : Disons que je n’en suis pas encore à faire des choses extrêmement complexes, mais il est vrai que je me suis laissé un peu plus de marge au niveau des structures, et c’est peut-être ce que tu ressens, ce death mélodique, death-prog. Ce n’était cependant pas une volonté consciente et affichée de ma part, d’entrée de jeu. C’est très difficile quand tu commences à composer un morceau de se dire « Ah tiens, stratégiquement, ça serait bien de placer ici un morceau dans un style black pur et dur… » par exemple. Je pense que c’est d’ailleurs le cas de la plupart des compositeurs des groupes. Ils écrivent et constatent après coup que leur morceau se rapproche de tel ou tel style.

Winter : Pour revenir sur ce côté prog, un morceau comme "The Face of a God" a quand même des passages très, très prog. Certaines séquences m’ont vraiment donné l’impression d’écouter Space Revolver des Flower Kings. Est-ce un genre que tu apprécies beaucoup ?

Nicolas : Premièrement, ça m’amuse que tu fasses ce genre d’associations, parce que ce n’était pas voulu ! Sinon, pour répondre à ta question, oui, j’aime le prog, mais plus métallique, Dream Theater par exemple. J’aime également le prog des années 70, Pink Floyd bien sûr, mais ça ne rentre pas du tout dans les influences d’Helioss.

Winter : Autre question : dans notre précédente interview, il y a trois ans, tu me disais que l’anglais c’était la langue du metal, qu’il fallait s’exprimer en anglais, mais là, il y a pas mal de français… Tu deviens nationaliste… (rires)

Nicolas : Il y avait déjà un peu de français sur The Forthcoming Darkness, même si ce n’étaient que des petites touches, mais là, effectivement il y a deux morceaux chantés 100% en français, en l’occurrence "Unis" et "Espace-Temps". "Unis" parce que c’était ma volonté, "Espace-Temps" parce que j’ai demandé à mon frère, qui a beaucoup écrit de musique par le passé, d’écrire les paroles, et il écrit en français.

Winter : Et il s’est inspiré d’un livre d’Etienne Klein pour ce morceau… (rires)

Nicolas : Pas du tout ! Même si mon frère est également féru de science, la thématique des paroles n’est pas vraiment scientifique. Je ne vais pas trop m’avancer sur ce sujet, il en parlerait mieux que moi, c’est un écrit assez personnel, mais ça m’a beaucoup plu.

Winter : En tout cas, cela donne un certaine couleur « française » à un album bien dans la lignée anglo-saxone et/ou scandinave, à la base…

Nicolas : C’est sûr que le fait de chanter en français donne une couleur différente à une chanson et j’aime bien introduire dans mes albums ce genre de touches, même si la langue du metal reste pour moi l’anglais et même si je ne me verrais pas écrire un album 100% en français. Peut-être que dans le futur, je mettrai un peu d’allemand ou de russe dans les albums, mais l’anglais reste la langue traditionnelle d’expression du metal.

Winter : La reprise inspirée des Chœurs de l’Armée Rouge, "Her Song of Ruin", contribue également à déstabiliser un peu l’auditeur, d’autant plus qu’elle arrive à la fin de l’album, alors que l’on ne s’y attend pas/plus…

Nicolas : Oui, là on va du côté de la Russie. J’ai quelques origines russes et du coup, une petite part de ma culture est russe, et j’apprécie leur musique traditionnelle, même si ce n’est pas ce que j’écoute toute la journée. Je me suis dit qu’il était intéressant de mêler de la musique soviétique avec du metal, ça a dû déjà être fait par plein d’autres groupes, mais j’avais envie d’essayer. Le résultat s’intègre bien dans l’album et ça lui donne là aussi une couleur assez particulière.

Winter : C’est le genre qu’on attend plus sur un album de Vulture Industries que sur un album de death athmo…

Nicolas : Oui, mais tu évoques Diablo Swing Orchestra dans ta chronique et, même si je n’ai pas envie de me rapprocher d’eux musicalement, ce sont des groupes comme ça qui me font dire qu’il y a des mélanges intéressants à faire, et relativement originaux.

Winter : En parlant d’originalité et d’évolution, penses-tu avoir trouvé ton créneau avec One With the Sun ? Il y a pas mal de groupes qui fixent leur style au bout du deuxième ou troisième album, as-tu envie de faire la même chose ?

Nicolas : L’avenir le dira. Là je suis en train de composer pour le prochain album. Il est beaucoup trop tôt pour dire quelle va être l’évolution, mais je ne m’interdis absolument rien. Si j’ai envie de faire un mélange avec de la bossa, du rap ou du classique (chose qui est déjà arrivée), je le ferai. Comme je suis le seul maître à bord, je ne m’interdis rien.

Winter : Du point de vue de la variété, il y a une palette de vocaux assez impressionnante. Pas mal de guests sont venus chanter. C’était ton intention du départ ?

Nicolas : C’était une idée qui avait été fixée quand Pierre était encore dans le groupe. J’avais presque envie qu’il y ait plusieurs chanteurs qui se partagent les vocaux sur chaque titre. Finalement, je ne l’ai pas fait comme ça, c’est quelque chose d’assez compliqué à mettre en place, mais j’ai gardé l’idée d’avoir d’autres textures vocales à des moments bien précis. Du coup oui, on est plus de l’ordre du guest, mais je trouvais sympa l’idée que des gens que je connais viennent participer à leur manière au projet Helioss et musicalement, ça m’a permis de donner une certaine ouverture à l’album, comme avec le chant d’Aurélien (de Human Vacuum), qui apporte vraiment un contraste avec le chant de DM, que ce soit sur "Espace-Temps" ou "The Filth of Mankind", ou encore Elizabeth, ma sœur, qui apporte une petit touche féminine. Je tenais également à ce que Pierre soit présent sur l’album, c’est pour ça que DM et lui se sont partagés un morceau. C’est certainement quelque chose que je reproduirai sur les prochains albums, à savoir un chanteur principal et des invités, chanteurs ou musiciens. Ça pourrait être un guitariste ou un claviériste, voire des violonistes. J’ai quelques idées en tête sur le sujet.


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Winter : Très bien, on a beaucoup parlé des vocaux, mais le roi de l’album, c’est vraiment la guitare, non ?

Nicolas : Ah, disons que c’est mon instrument de prédilection. C’est l’instrument que je sais le mieux jouer et c’est avec lui que je compose les morceaux, mais bon, il n’y a pas plus de guitare sur mon album que sur le reste des albums de metal, où elle est toujours l’instrument roi. Sur l’album, il n’y a pas plus de guitare que sur les œuvres de groupes aux guitaristes extrêmement doués, que ce soit en death technique ou en prog.

Winter : Disons que pour un album de death athmo, il y en a quand même pas mal… Lord K, de The Project Hate, est également féru de guitares, mais je ne suis même pas sûr qu’elles assument autant les lead que chez toi… Vous partagez d’ailleurs le même amour pour des guitaristes comme Malmsteen…

Nicolas : Peut-être, mais à ce sujet, je fais la part des choses. Il y a un gouffre entre mon niveau technique et celui de Malmsteen ou de tous les nombreux guitaristes qui m’ont influencé. J’ai pu m’en inspirer pour écrire, mais tu n’entendras pas beaucoup de sweeps à six cordes de deux minutes chez Helioss, parce c’est quelque chose que je ne sais pas bien faire. Quand je vois le niveau de certains groupes maintenant, que ce soit du shred, du death technique, du death progressif, des groupes comme Oscura ou Ring of Saturn, même si je n’aime pas tout ce qu’ils font,  je me dis que c’est vraiment hallucinant.

Winter : Le niveau a-t-il beaucoup augmenté, selon toi ?

Nicolas : Je ne sais pas si ça a augmenté, mais en tout cas ça se voit beaucoup plus. J’aime ces guitaristes qui font ces choses dingues, mais je suis loin d’arriver à faire ce qu’ils font. A mon petit niveau j’essaye de mettre un peu de technique, quelques plans alambiqués, des solos un peu rapides, mais il ne faut pas faire croire aux gens qu’Helioss joue du shred metal, sous peine de les décevoir.

Winter : As-tu un guitariste fétiche ?

Nicolas : Cette question, c’est un peu comme demander quel est mon album préféré, c’est difficile d’en sortir un, mais je peux citer des guitaristes comme George Bellas ou Malmsteen, des claviéristes aussi, comme Kuprij, qui a une approche de son instrument très similaire à celle d’un guitariste… En réfléchissant un peu, je pourrais t’en sortir 450… Michelangelo Batio par exemple, même s’il fait plus office de clown qu’autre chose, son niveau technique est absolument dingue. Mais te sortir un nom, ce n’est vraiment pas évident.

Winter : Concernant les claviers maintenant, je les trouve plus présents que sur The Forthcoming Darkness. Es-tu d’accord ?

Nicolas : Oui, je crois que tu as raison, et ça vient en partie du mix fait par Corentin, qui les a mis plus en avant que lors du mix de The Forthcoming Darkness. Au niveau de l’écriture, ils ont également été un peu plus présents.

Winter : Je trouve que tu as bien souvent utilisé les claviers comme les groupes de death du début des années 90. Je ne m’en plaindrai pas d’ailleurs, mais ça m’a étonné… As-tu beaucoup d’affection pour cette période ?

Nicolas : Disons que j’ai vécu moi aussi cette période. Les débuts du death et du black sympho, les premiers pas de Cradle of Filth, l’arrivée d’Emperor, de Dimmu Borgir, ou encore de Bal-Sagoth, groupe que j’admire énormément, ce sont des choses que j’ai découvertes petit à petit – on n’avait pas internet à l’époque, ça allait très doucement… - et qui m’ont marqué. Je n’utilise pas les claviers comme eux, mais ils m’ont conforté dans l’idée que dans le metal, l’association entre guitares, claviers et autres sonorités classiques, que ce soit violon ou piano par exemple, est excellente. On peut écrire de la musique qui permette d’intégrer ces instruments, non seulement en support, comme les nappes de claviers que j’utilise aussi, mais encore d’une manière plus orchestrale. Il y a d’ailleurs des groupes comme Carach Angren qui arrivent très bien à composer de manière orchestrale. Pour ma part, j’ai une approche un peu plus baroque qu’eux : j’utilise plus de piano et de clavecins et j’utilise moins les cuivres, mais dans les deux cas, on arrive à démontrer qu’il existe des mariages heureux entre grosses guitares et instruments plus classiques. Après, je suis guitariste et pas musicien classique, je n’ai donc pas vraiment la prétention d’écrire de la musique pour orchestre, je ne connais pas les codes ni la manière de composer cette musique. Néanmoins, l’intégration des claviers, ne serait-ce que pour donner une ambiance, fait partie de l’ADN d’Helioss. Je ne conçois pas qu’une chanson d’Helioss n’intègre pas de claviers.

Winter : En parlant d’ambiance classique, on a tendance à penser à Fleshgod Apocalypse au premier abord, mais plus on écoute l’album, moins c’est évident. Les as-tu quand même dans un petit coin de ton esprit quand tu composes ?

Nicolas : Ah oui. Pas forcément de manière consciente, mais au moins de manière inconsciente. Leurs albums m’ont mis des claques, la puissance qu’ils arrivent à dégager est absolument phénoménale. Il s’agit clairement d’une des influences d’Helioss. Ceci dit, j’ai plein d’autres influences et Helioss n’est pas un clone de Fleshgod Apocalypse.

Winter : As-tu eu déjà des retours sur l’album ?

Nicolas : Pas encore beaucoup. Je l’ai surtout fait écouter aux gens que je connais et ça a plu. Maintenant, on va voir les chroniques, c’est un moment de vérité…

Winter : Si un jour Helioss connaissait un gros succès, aimerais-tu vivre la vie de rock star ?

Nicolas : Pas vraiment non ! (rires) Là on est complètement dans le domaine du fantasme, et même dans ce domaine, la vie de rock star, ce n’est pas quelque chose qui m’attire. Ce que j’aime c’est l’écriture, pas écumer les clubs.

Winter : Un dernier commentaire : tu vas un peu à l’encontre des principes « Dark ». Tu n’arrêtes pas de parler du soleil… Le truc dark, c’est la lune… (rires)

Nicolas : Disons que je suis fasciné par le soleil. L’astrophysique m’intéresse beaucoup, la science en général, les avancées scientifiques et les étoiles en général, et le soleil en particulier, me fascinent vraiment. Je comprends tout à fait que les anciennes civilisations aient voué un culte au soleil et aient pu en faire un dieu. C’était quelque chose de central dans leur vie, et dans la nôtre aussi. Le soleil rythme les cultures et les saisons. On a tendance à l’oublier. Quand on est dehors, on ne lui prête pas forcément grande attention, et ce n’est pas quelque chose qu’il faut diviniser, cela reste une boule de gaz en perpétuelle explosion, mais je pense que c’est vraiment quelque chose de fascinant. Les paroles des chansons d’Helioss tourneront vraisemblablement toujours autour des thèmes de la lumière, de la vie, de la chaleur, qui ne sont pas les thèmes communs du black metal. Je pense cependant qu’on peut parler d’autre chose que du froid, de la lune et de l’obscurité, et j’aime l’idée que la musique je compose possède une touche « solaire », chaude et lumineuse, mais pas pour autant joyeuse.

Winter : « Il n’y a pas d’étoile pour nous sauver… ll n’y a pas de vie après la mort… »

Nicolas : Ce sont les paroles d’espace-temps, oui (rires). Ce mélange d’espoir, d’admiration, de fatalité et de pessimisme colle très bien à l’esprit d’Helioss.

Winter :  Le mot de la fin ?

Nicolas :  Je n’ai pas grand-chose à dire de plus, merci à toi pour cette première interview après la sortie de One With the Sun !


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