CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
le 07 novembre 2016




SETLIST

BLUES PILLS :
Lady in Gold
Little Boy Preacher
Bad Talkers
Won't Go Back
Black Smoke
Bliss
Little Sun
Elements and Things(Tony Joe White cover)
You Gotta Try
High Class Woman
Ain't No Change
Devil Man
I Felt a Change(Elin alone on stage)
Rejection
Gone So Long

KADAVAR:
Come Back Life
Pale Blue Eyes
Doomsday Machine
Living in Your Head
Last Living Dinosaur
Black Sun
Forgotten Past
The Old Man
Thousand Miles Away From Home
All Our Thoughts
Creature of the Demon
Helter Skelter(The Beatles cover)

AFFILIÉ

30 octobre 2016 - Paris - Trianon


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Quelle superbe affiche nous présentait le Trianon en cette fin Octobre. Blues Pills vient de sortir son deuxième album Lady In Gold et poursuit sa tournée de promotion. Cette date parisienne verra l'affiche partagée avec les Allemands de Kadavar dans un registre un peu différent. Le dénominateur commun est un formidable retour vers les 70's.

Le public s'étire sur une belle centaine de mètres avant l'ouverture des portes qui respectera les horaires et , grâce à une belle organisation, permettra à tout le monde de rentrer en moins d'un quart d'heure. Le théâtre étant assez grand il est simple de circuler que ce soit au bar ou au stand merch installé au premier étage. Ce sont les Slovènes de Stray Train qui ouvrent la soirée. Les originaires de Ljubljana vont réchauffer doucement la salle avec leur blues rock sans prétention mais suffisamment maîtrisé pour nourrir les intermèdes d'applaudissements chaleureux et d'encouragements. Les premiers titres à la retenue compréhensible feront place à une fin de set punchy et plaisante notamment grâce aux solos inspirés des deux guitaristes. Agréable et adapté aux deux groupes à suivre.
Une dizaine de minutes plus tard, la scène est installée pile poil pour les barbus de Kadavar. La batterie est au milieu, rassurant ainsi tous ceux qui se demandaient si la configuration permettrait de voir au mieux le jeu de Bartelt AKA Tiger. Le power trio reste sur la tournée de son Lp Berlin sorti en 2015. C'est parti pour une petit heure de riffs dynamités sur une rythmique détonante largement décuplée en live. La machine à remonter le temps chauffe tranquillement dès les deux premiers titres pour tourner rapidement à plein régime et nous balancer dans les 70's musicalement idéalisées. Entre un fantasmatique Led Zeppelin ou un arrogant Black Sabbath le groupe agrippe rapidement la salle dans son intégralité pour ne la relâcher qu'après le dernier titre "Helter Skelter" des Beatles. Hormis un début de set mettant un peu les vocaux de côté dans la restitution, le son est impeccable, suffisamment fort et pondéré pour se passer de bouchons sans gagner en surdité. En une heure  et une superbe setlist, le public fait le tour de la discographie : deux bombes d' Abra Kdavar  "come back life"  ou l'énorme "Doomsday Machine"  et quelques titres de Berlin comme "last living Dinosaur" , "Pale blue Eyes" ou le très réussi "The Old Man". Le power trio privilégie des titres de l'album éponyme dont les derniers titres survitaminés "All Our Thoughts" et "Creature of the Demon" totalement hypnotiques et d'une puissance géniale. Le groupe est fortement acclamé et longuement applaudi. La première escale de l'express retour vers le passé est réussie. 
Le temps de faire un tour au bar, l'organisation prépare la scène toujours dans un timing impeccable et chacun peut sans aucune crainte prévoir un retour en salle pour 21h puisque le timing est respecté depuis l'ouverture des portes. Une précision remarquable et agréable. La salle est maintenant remplie, loin d'être comble la fosse est bien garnie et le premier balcon est complet. Le second complet restera fermé donnant ainsi une idée de l'affluence de la soirée. Tant pis pour les absents, les lumières s'éteignent et les Suédois de Blues Pills vont prendre possession du lieu pour l'heure trente à venir. Elin arrive pieds nus comme à son habitude sous une nuée d'acclamation. le groupe vient défendre son dernier album Lady In Gold sorti quelques semaines auparavant et proposera pratiquement tous les titres de l'album à l’exception de "burned Out". Ainsi après les aspects rock de Kadavar la soirée va nous promener dans les rythmes rock et soul des Seventies. "Lady in Gold" et "Little Boy Preacher" permettent autant au public et au groupe de trouver la « bonne vibe ». Elin Larsson est envoûtante comme jamais : sa prestation permet  à chacun de profiter de sa sublime et puissante voix. Lorsqu'elle ne chante pas « a capella »pour annoncer les titres "Devil Man" elle revient pour délivrer un émouvant "I Felt A Change" seule sur scène  - au delà de l’intensité pourtant réussie sur l'album. Malgré l'impression d'attirer toutes les attentions, tous les musiciens sont inspirés.  Dorian Sorriaux sera largement acclamé lors de la présentation des musiciens. Discret, celui-ci donne pourtant une émotion personnelle affirmée à ses solos et interventions sur lesquelles les variations (comparées aux titres studios) sont nombreuses et parfaitement réussies. Loin du cliché et du plagiat comme certaines critiques trop faciles sont apparues après la sortie du premier Lp, le combo ballade son public dans un hypnotique set au son presque parfait et idéalise parfaitement l'impression que l'on peut avoir de la musique psyché, rock et soul des années 70. Avec les quelques hits du premier LP le groupe livre ainsi un set d'une heure et demie incluant le rappel où seront joués "Rejection" et "Gone So Long" dans une quasi communion générale. Sublime.

Une affiche très attirante avec deux groupes ayant livré chacun des sets puissants et intenses. Des musiciens à  la maîtrise technique et au groove affirmé réussissant à jouer ensemble d'une manière irrésistible sachant sublimer chaque titre studio composant les setlists proposées.  La soirée dans sans globalité est l'une des plus réussies de l'année pour ma part. 


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