CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 19 octobre 2016




SETLIST

Shining
I Won't Forget
The One Inside
Fisheye
My Dying Drive
My Church (new song)
Last Day
Thousand Eyes
Burn It All
House of Control
The Last Stand
Jam
Need
The Madness and the Damage Done

Rappel

Healter Skelter

AFFILIÉ

Shining (Nor)
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Obsidian Kingdom
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26 septembre 2016 - Paris - La Boule Noire


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Ce 26 septembre, lorsque vous rentriez dans la petite salle de la Boule Noire, vous aviez quelque peu l’impression d’entrer dans une sorte de secte. Pourquoi ? Car cette nuit, Shining jouait et les amateurs des norvégiens possèdent un fan club très actif en France qui dès l’entrée du concert vous lâche dans les bras pins, autocollants et petit tube jaune phosphorescent à mettre autour du bras. Des gens à fond, mais on les comprend au vu de la prestation que le groupe et Intronaut nous ont livré ce soir-là, sans oublier les excellents Obsidian Kingdom en première partie.

C’est d’abord au tour des Espagnols de venir tâter un peu l’ambiance de la salle. Leur musique est lourde, très saturée, avec des rythmiques assez lentes. Le son est bon pour une première partie et, même si la salle n’est pas très remplie à cette heure, le public répond présent devant la qualité des compositions. Car Obsidian Kingdom sait surprendre son monde notamment grâce à son excellent bassiste qui fait le show et nous offre quelques moments délectables à l’image de son long solo lancinant lors de "Last of the Light". Les guitares sont elles aussi, avec de très bons soli de la guitariste. Une femme oui, assez rare dans ce type de groupe pour être remarqué. Les passages instrumentaux sont d’ailleurs en général très bon et on ne pourra que regretter que le chanteur qui beugle bien, ne soit pas toujours tout à fait juste. Un détail pour une première partie de très bonne facture.
C’est ensuite au tour des grands malades de la technique d’Intronaut. Contrairement aux Espagnols, les Américains s'avèrent extrêmement statiques sur scène, probablement dû à la complexité des morceaux qu’ils nous offrent. Pour pallier à ce manque de dynamisme, ils mettent en place des vidéos pour chacun de leurs morceaux et cela fonctionne sans problème. D’ailleurs la tracklist démonte avec une très grosse place laissée au dernier album, The Direction of Last Things, joué dans son intégralité. Et c’est sur l’énormissime "Fast Worms" que le groupe débute. Les riffs pleuvent, ça groove et ça fait diablement plaisir à entendre tandis que Sacha Dunable entonne le refrain repris par le public. Bref c’est cool et le public ne boudera pas son plaisir. Pourtant, il faut bien le reconnaître, la complexité des morceaux joués pendant une heure en ont fatigués plus d’un, le public n’arrivant pas toujours à suivre les mélodies alambiquées et cassures de rythme des Américains. Et, même si la prestation aura parfois semblé quelque peu aride, elle aura été servi par un mix absolument impeccable qui permettait aisément de retrouver toutes les subtilités du disque.
Subtilité n’est en revanche pas ce qui définit le dernier groupe de la soirée. Shining arrive sur scène avec la foule en délire qui hurle son nom et celui de son frontman Jorgen Munkeby. Très en forme, le Norvégien n’hésite pas à surplomber une foule en transe avec ses soli de saxophone et lorsqu’il intime au public de sauter en plein milieu de "The One Inside", celui-ci s’exécute sans déplaisir. L’ambiance est montée d’un cran très vite et ne va pas s’arrêter avec un groupe en pleine forme enchaînant les tubes et offrant même un nouveau morceau inédit : "My Church", pas subtil pour un sou, mais très efficace, les nuques s’en souviennent. C’est ensuite un enchaînement de titres plus efficaces les uns que les autres avec une forte dominance pour le dernier album International Blackjazz Society avec notamment un enchaînement très efficace : "Last Day", "Thousand Eyes" et "Burn It All". Le public est en joie, chacun secouant son bracelet jaune. C’est ensuite après "The Last Stand" que Jorgen s’amusera à faire répéter un nombre incalculable de fois le mot « fuck » à une foule en délire, preuve encore de la capacité « hypnotisante »du groupe.

Le concert s’achève enfin sur deux morceaux de Blackjazz pour le plus grand plaisir des fans avec "The Madness and The Damage Done" puis l’instrumentale folle "Healter Skelter" qui arrivera lors d'un rappel inespéré. De quoi faire finir en beauté pour les Norvégiens et prouver que, si leurs albums sont un peu rudes à écouter en studio, ils dégagent une toute autre puissance en concert déchaînant littéralement le public. Shining, un véritable groupe de live !


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