CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 05 décembre 2015




SETLIST

The Last Embrace
On My Own
Aerial
Inside
Mother
White Birds
iiiiiii

Agent Fresco
Anemoi
He Is Listening
Howls
Silhouette Palette
Pyre
Wait For Me
A Long Time Listening
Paused
Implosions
Bemoan
See Hell
Angst
Dark Water
Eyes of a Cloud Catcher
The Autumn Red

AFFILIÉ

Agent Fresco
Paris - Trabendo
(18 octobre 2016)

26 novembre 2015 - Paris - Le Klub


The_Last_Embrace_-_Agent_Fresco_Paris_-_Le_Klub_20151126

Grosse baffe de ce début d’année, je ne pouvais décemment pas louper le concert des Islandais d’Agent Fresco en territoire parisien. C’est alors avec une certaine hâte que j’attendais leur show, une excitation encore plus forte avec l’annonce de la première partie : The Last Embrace, un excellent groupe de rock progressif parisien. Une telle affiche faisant la part belle aux musiques progressives est assez rare sur la capitale et pour rien au monde il ne fallait louper un tel spectacle.

Alors que les Parisiens de The Last Embrace s’installent, le Klub se remplit doucement. Il est 21h lorsque le groupe se met à jouer sous sa forme acoustique, c’est-à-dire avec Sandy au chant, Olivier à la guitare et Coco au piano. Départ tout en douceur avec la très aérienne "On My Own" qui pose direct une ambiance onirique et fragile des plus réussie. La guitare sonne très bien, Sandy semble très en forme et le piano ajoute du dynamisme à l’ensemble des compositions d'autant qu'il s’autorise par moments quelques digressions. C’est ainsi dans une bonne humeur générale que le groupe enchaîne ses titres repensés pour leur album acoustique, Essentia avec "Aerial", "Inside" et un très touchant "Mother". Mais le clou du spectacle viendra avec l’interprétation de "White Birds" en version acoustique. Morceau long d’une dizaine de minutes, beaucoup de passages ont été réarrangés pour l’occasion sans pour autant trahir le titre originel. Le résultat est tout simplement bluffant enchaînant passages aériens chantés et plages instrumentales prog de très bonne facture. Le public semble véritablement ravi et c’est sur des applaudissements nourris et une audience conquise que les trois Français laisseront la place aux Islandais.
Après une courte pause où la petite salle du Klub commence à être véritablement bondée, Agent Fresco démarre son show avec la très dynamique "Anemoi". Le public, déjà à fond, commence à chanter, tandis que le groupe ne sait pas complètement où se placer sur cette petite scène. Le chanteur avoue à la fin de "He is Listening" que le côté exigu de la salle le gène, lui qui aime bien sauter, et passera son temps à tenir la poutre au plafond tout en se déhanchant sur les différents morceaux. D’ailleurs, si vous craigniez qu’il n’arrive pas à reproduire les notes qu’il chante en studio soyez rassurés : Arnor assure de bout en bout toutes ses parties que ce soit dans les hurlements ou les passages les plus mélodieux. Le reste du groupe s’avère lui aussi très en place entre Thorarinn qui s'occupe à la fois de la le guitare et du synthé, le bassiste toujours souriant ou le batteur matraquant ses futs sans discontinuer. Tous semblent très en forme et, même si le son met bien la guitare en avant, il ne cache pas pour autant le chant ni les autres instruments. Bref, pas grand-chose à dire de ce côté-là.
Mais trêve de bavardages, revenons-en au show d’Agent Fresco. Les Islandais mêlent à part à peu près égale des morceaux du premier et du deuxième album tout en étant régulièrement décrit par Arnor, auteur des paroles de tous les titres. C’est ainsi qu’il introduit les différents morceaux, leur signification (la nostalgie d’un "Wait For Me", les difficultés de sa mère dans "Implosions"...) tout en n'oubliant pas de remercier plusieurs fois un public parisien chaud bouillant d’être venu malgré les événements du 13 novembre à Paris. Les moments touchants surviennent comme sur l’excellente "Wait For Me", la reprise par le public du refrain entêtant de "A Long Time Listening", mais c’est véritablement à partir de "Bemoan" que le show prend une autre dimension. Le public semble totalement envoûté par le piano de Thorarinn et les différentes cassures rythmiques, puis "See Hell" et son djent décomplexé déboule, le refrain marche du tonnerre et l’enchaînement sur la gratte saturée et les hurlements de "Angst" fonctionne à merveille. Le public est aux anges et la tension ne retombera pas jusqu’à la fin avec notamment l'un des moments les plus émouvants sur "Eyes of a Cloud Catcher".

Pour mettre tout le monde d’accord, les Islandais finiront leur set sur l’excellente "The Autumn Red", ponctué de quelques hurlements d'Arnor, mais surtout doté d’un final instrumental qu'aucun groupe de djent ne renierai. La soirée s’achève sur ces dernières notes de folie, le groupe se mêle au public avec plaisir pour signer des autographes, faire des photos. Il ne reste maintenant plus qu’à espérer que les deux groupes présents ce soir puissent la prochaine fois jouer dans des salles plus grandes. Ils le méritent largement.


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