CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
le 24 novembre 2015




SETLIST

My Eternal Dream
Eagleheart
Phoenix
Lost Without a Trace
SOS
Against the Wind
Bass Solo
Paradise
The Lost Saga
Keyboard Solo
Black Diamond
Unbreakable

Rappel :
Forever
Shine in the Dark
Hunting High and Low

AFFILIÉ

Stratovarius
Wacken
(31 octobre 2007)
Paris - Elysée Montmartre
(13 novembre 2005)
Paris - Zénith
(19 avril 2003)
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2009)
Paris - La Cigale
(31 mars 2013)

01 novembre 2015 - Paris - Trabendo


Stratovarius_-_Divine_Ascension_-_Gloryhammer_Paris_-_Trabendo_20151101

Si sur ses albums Stratovarius a digéré le départ de Timo Tolkki, c’est loin d’être le cas en live où les setlists font la part belle aux anciens succès du groupe. Le dernier album du groupe, Eternal, s’était révélé suffisamment correct pour que je veuille les voir en concert. Et quand j’ai appris que Gloryhammer partageait l’affiche, mon sang n’a fait qu’un tour. Le groupe écossais, absolument pas original mais efficace, devait être une machine en live ! Voilà un concert de metal gentillet et plein de mélodies. Au point d’y amener ma copine. Car une âme innocente et candide est toujours utile pour rédiger un live report.

Tout commence avec Divine Ascension, un groupe de metal symphonique à chanteuse. Les Australiens vont tenter d’apporter la première touche épique de la soirée, mais la production fait un peu défaut. Les chœurs ne sont pas enregistrés et ils tentent de se reposer sur le public pour magnifier leurs morceaux. Grave erreur ! La fosse restera relativement stoïque face aux suppliques de la chanteuse. Globalement, la salle n’était pas emballée par la prestation des Australiens, malgré leur mascotte/peluche koala trônant sur le synthé. Comme a si bien dit ma copine : « C’est un peu toujours pareil leurs morceaux, non ? »
Arrivent ensuite les écossais de Gloryhammer. Changement d’ambiance radical ! Le groupe a des adeptes dans la salle et on peut même apercevoir un marteau en papier mâché dans le public. S’ils ne produisent pas une musique originale, la qualité de leur chanteur suffit à laisser espérer le meilleur pour ce concert. Celui-ci arrive afflublé d’une combinaison spatiale façon déguisement d’Halloween (à un jour près, c’était bon) complètement ridicule. Et c’est là la qualité du groupe : ils ont du recul sur la musique qu’ils produisent. Ils jouent le jeu à fond, accumulant les clichés. Et après avoir couronné leur bassiste « King of Hoots » (et lui avoir fait descendre des bières), ils n’hésitent pas à sortir le fameux « marteau de gloire ». Et si le public se moque un peu de la musique du groupe, très cliché, force est de constater que la sauce prend sacrément. Le chanteur assure son rôle de frontman avec brio et emballe la fosse à chaque morceau. Les points culminants sont bien évidemment "Magic Dragon" et "Universe of Fire" qui enflamment la foule comme une étincelle sur du bois sec. Malgré tout, avec une musique très calibrée, l’ambiance faiblit un peu avant la fin. Gloryhammer est un excellent groupe d’ouverture. Pour un concert complet, cela paraît moins évident. Laissons encore une fois ma copine donner son avis de candide : « C’est bizarre, le chanteur, sa tête ne correspond pas à sa voix. »
Stratovarius fait son apparition dans une salle surchauffée et aux caleçons déjà souillés par la musique de Gloryhammer. L’introduction, "Eternal Dream", rencontre sans peine l’adhésion du public avant que le groupe ne déroule ses vieux classiques. Stratovarius met une claque à chaque morceau joué. Il faut dire qu’après une si longue carrière, le groupe a du tube à revendre. Timo fait le show, le public chante les refrains en chœur… Chose appréciable, les Finlandais ne jouent pas forcément les mêmes titres que lors de leur tournée précédente. La plupart des vieux albums sont mis à l’honneur, jusqu’à un "Against The Wind" ressorti d’outre-tombe. Hélas, le groupe n’assume pas vraiment sa nouvelle période post-Tolkki. Il y a bien "Unbreakable" qui sera joué, mais ce sera tout. Seuls quatre morceaux d’Eternal seront à l’honneur. Courageux, les gars de Stratovarius soutiendront "The Lost Saga", un morceau fleuve de leur dernier album. Comme quoi, ils gardent quand même confiance dans leur musique actuelle. Mais à l’écoute des vieux titres, force est de constater que ce que joue aujourd’hui Stratovarius est parfois moins efficace, mais bien plus varié et riche musicalement. Au final, l’équilibre entre vieux et nouveaux morceaux fonctionne bien, l’ensemble rencontrant l’adhésion de la salle. Timo nous rassure sur l’état de son chant et nous produit des frissons sur un "Forever" plein d’émotions. Une mention particulière peut être décernée au bassiste qui aura vraiment fait le show ce soir-là. Son solo de basse, terminé par une Marseillaise, a clairement séduit le public. Dommage que quelques jours plus tard, cette Marseillaise prenne une autre signification.


Une bien belle soirée. Un concert change de visage quand la première partie est d’un tel niveau. Avec deux groupes possédant autant de tubes taillés pour le live et des chanteurs qui savent faire monter la pression, il était difficile de rester indifférent à autant d’énergie et d'efficacité. J’en ai presque perdu ma voix à force de scander tous les refrains de la soirée, cherchant à atteindre des notes que seuls certains élus peuvent atteindre. Un concert épique, tout simplement.


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