CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
le 07 novembre 2015




SETLIST

I Hurt
Are You Dead Yet?
Bodom After Midnight
Morrigan
Halo of Blood
Bodom Beach Terror
Everytime I Die
Hate Me!
Lake Bodom
I Worship Chaos
Angels Don't Kill
Sixpounder
Blooddrunk
Hate Crew Deathroll
Downfall

Rappel :
In Your Face

AFFILIÉ

Children Of Bodom
Paris - Zénith
(23 octobre 2013)

06 novembre 2015 - Paris - Bataclan


Children_Of_Bodom_-_Sylosis_Paris_-_Bataclan_20151106

Quand Children Of Bodom a annoncé tourner en France avec Sylosis, mon sang n’a fait qu’un tour. Assister à un concert avec une première partie d’une telle qualité est si rare... Et si Children Of Bodom a son passé derrière lui, leur dernier album est suffisamment réussi pour donner envie de les voir en live. C’est parti pour un concert où la virtuosité est au centre des morceaux.

À dix-heures pétantes, Sylosis entre en scène. La salle n’est qu’à moitié remplie, mais déjà acquise à leur cause. Bloqué par leur formation (un chanteur-guitariste, ça ne bouge pas beaucoup) et la technicité de leurs morceaux, les Britanniques sont très statiques dans leur prestation. L’occasion de laisser parler leur musique ? Josh Middleton assure le show en chauffant juste ce qu'il faut la salle. Le public est réceptif et se lance dans les pogos. Et dès le deuxième morceau, un circle-pit se met en place. Si on peut reprocher au groupe de ne pas créer de « vrais » morceaux, mais des amoncellements de riffs, ce n’est pas du tout le même ressenti en live. Les chansons font mouche et le public adhère immédiatement. Dommage que les guitares soient sous-mixés en début de concert, donnant l’impression que Middleton joue de l’air guitare lors de ses soli ! Ces derniers sont d’ailleurs très impressionnants et la technicité des musiciens nous éclate au visage. Après quarante minutes d’un show carré sans aucun temps mort, le groupe quitte la place, laissant un petit goût d’inachevé. La salle aurait bien aimé quelques morceaux supplémentaires des Britanniques. Une vraie première partie de luxe !
Quand Children Of Bodom arrive sur scène, c’est l’euphorie collective ! La salle est pleine et chauffée à blanc. Ce n’est pas le cas des musiciens, qui semblent un peu à côté de leurs pompes. Seul Alexi Laiho, guitariste hurleur, harangue la foule. Mais cette dernière est déjà complètement acquise et pogote, hurle et s’agite alors que "I hurt" défile. En cela, les nouveaux morceaux du groupe sont pleinement adoptés par le public. Peu à peu, le groupe s’échauffe et l’énergie de la fosse le contamine. Un vrai diesel… Il faut dire qu’avec des morceaux taillés pour le live, les Finlandais ont la matière pour enflammer le Bataclan. Au fur et à mesure du concert, le son s’améliore, les membres du groupe lâchent des sourires et les titres s’enchaînent dans la liesse. Le groupe tape dans toutes ses périodes, trouvant à chaque fois l’assentiment du public. Les batailles de soli guitare/claviers restent des moments incroyables, tant la technicité des musiciens transparaît. Et lorsque le timide bassiste vient nous déclarer qu’ils ont déjà tourné à Paris à Bercy avec Slayer, mais que finalement, « il préfère peut-être ça (à savoir, une petite salle) », c’est un beau moment d’amour qui est offert au public. Le Bataclan propose une vraie proximité avec un public entièrement acquis à leur cause. Le groupe jouera une heure et demi non-stop, sans véritable rappel. Très pros, pas forcément super à l’aise en live, mais portés par leur frontman qui assure le show, et leurs compositions particulièrement efficaces en concert.


Un beau concert de musique extrême, porté avant tout par des compositions excellentes et à la technicité impressionnante. Si les musiciens ne sont pas des bêtes de scène (la faute à des parties trop techniques à jouer ?), ils ont assuré l’essentiel. Et vu l’état d’euphorie qui régnait dans la salle, on ne peut qu’être satisfait du concert. Mais en sortant du Bataclan, alors qu’il n’est que 21h30, il reste un petit regret : Sylosis aurait pu jouer un peu plus longtemps, non ? Une soirée étudiante devait se tenir en ce lieu de débauche, mais cela est une autre histoire que je me garderai bien de raconter ici...


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