CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 02 novembre 2015




SETLIST

Ne Obliviscaris

Devour Me, Colossus (Part I): Blackholes
Pyrrhic
And Plague Flowers the Kaleidoscope 

Cradle Of Filth

Humana Inspired to Nightmare
Heaven Torn Asunder
Cruelty Brought Thee Orchids
Blackest Magick in Practice
Lord Abortion
Right Wing of the Garden Triptych
Malice Through the Looking Glass
Deflowering the Maidenhead, Displeasuring the Goddess
Queen of Winter, Throned

Rappels :

Walpurgis Eve
Yours Immortally…
Nymphetamine (Fix)
The Twisted Nails of Faith
Her Ghost in the Fog
The Forest Whispers My Name
Blooding the Hounds of Hell

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28 octobre 2015 - Cabaret Sauvage


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Se traîner la réputation de pire groupe de live de la scène metal extrême laisse des marques... C'est ce qu'on constate aisément en pénétrant dans le Cabaret Sauvage en ce soir d'automne pour le concert des Anglais de Cradle Of Filth, venus promouvoir leur dernier album en date, Hammer Of The Witches.

Bien que la tente abritant la scène peut paraître à juste titre « cheapos », on oublie assez vite que la capacité est tout de même bien élevée (facilement comparable à celle d'un Trabendo, au moins). Et c'est bien là le drame. Arrivant sur le premier groupe de la soirée, à savoir les Français de Benighted Soul, on découvre une salle bien vide ! A moins de un cinquième de sa capacité, on se dit que le monde affluera au plus tard... En vain, la fosse restera en comité très réduit pour le reste de la soirée ! Mais ne nous attardons pas sur la prestation des Parisiens évoluant dans un registre metal sympho pas très intéressant, quoi que bien exécuté.
Car il faut l'avouer, la vrai raison de notre présence ce soir est bien pour la première partie officielle de la tournée européenne de Cradle, j'invoque les géniaux Australiens de Ne Obliviscaris. A peine leur fantastique épopée des festivals européens de l'été achevée, les bougres nous avaient prévenus d'être bientôt de retour dans nos contrées. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont vite tenu leur promesse ! Quelques semaines seulement après le communiqué et les voici annoncés en première partie de Cradle. Alors certes, on aurait rêvé de les voir revenir en tête d'affiche, mais n'oublions pas qu'il y a encore peu de temps, avant la sortie de leur dernier opus Citadel, les Australiens étaient encore un groupe bien confidentiel eu Europe !
La double prestation Hellfest / Motocultor n'a pas laissé les néophytes indifférents et on retrouve ainsi une poignée de connaisseurs ce soir, même si très largement minoritaires. Bénéficiant de quarante petites minutes pour convaincre, la setlist du sextet peut paraître bien ridicule avec trois pauvres morceaux à leur compteur... Mais quels morceaux ! Ouvrant les hostilités sur le dernier titre de leur nouveau né comme pour le reste de la tournée, les Australiens confirment ce choix l'opener dévastateur permettant d'accrocher directement le public tout en lui offrant la vision la plus large de son registre au travers de multiples breaks et de l'incrustation si particulière du violon dans leur musique !
Place enfin à la tête d'affiche de la soirée avec les Cradle Of Filth ! Le set prend du temps à démarrer, sans que l'on voit vraiment de roadie traîner sur scène. Le temps de s'apercevoir des decos kitsch arborées de part et d'autre de la scène : deux grandes croix où gisent crucifiés des squelettes... Côté originalité et bon goût, on repassera... Finalement, les musiciens pénètrent enfin sur scène au son de l'intro culturisme de Dusk... And Her Embrace. « Retour en adolescence » se disent beaucoup quand l'enchaînement arrive sur "Heaven Torn Asunder", passé l'intro de "Humana Inspired to Nightmare". Et sensation quand résonne sans transition le jingle d'ouverture de "
Cruelty Brought Thee Orchids" ! Là c'est vraiment parti, en l'espace de quelques instants on oublie tout ce que le groupe a pu faire de mauvais et on ne retient que le meilleur.

Une bonne soirée en fin de compte avec sans surprise un énorme Ne Obliviscaris et un honnête Cradle Of Filth. On fait nos adieux, non sans émotions à nos Australiens préférés qui vont faire à présent une pause méritée dans leur terre natale avant de revenir, le plus tôt possible on l'espère, en tête d'affiche pour montrer aux yeux du monde entier qu'ils incarnent ni plus ni moins que le futur du metal extrême progressif.


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