CHRONIQUE PAR ...

77
Sven
le 21 juillet 2015




SETLIST

Only for the Weak
Everything's Gone
Bullet Ride
Where the Dead Ships Dwell
Paralyzed
Deliver Us
Cloud Connected
Drifter
The Quiet Place
Delight and Angers
The Mirror's Truth
Take This Life
My Sweet Shadow


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In Flames
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21 juin 2015 - Hellfest


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Même s’il reste un groupe incontournable en matière de death mélodique depuis plus de vingt ans, In Flames n’a cessé d’évoluer depuis les années 2000. La dernière progression en date vers un metal mélodique qui semble renier ses racines death metal, plus « mature », moins violent, a déçu beaucoup de fans. Par contre en live, c’est une autre affaire, et les suédois comptent bien prouver qu’ils restent les patrons.

Et ça commence de la meilleure des manières. La foule est compacte et impatiente, massée devant la MS2, attendant de recevoir une claque à la hauteur de l’horaire de la programmation, à savoir le dernier jour, quelques heures avant la fin du dixième festival de l’enfer. Sous une grande bannière à l’effigie du logo du groupe, baigné dans une lumière bleue et au son de la mélodie de "Only For The Weak" version instru/electro, le quintet fait son entrée. Et d’emblée c’est la claque, puisque l’intro préfigurait l’arrivée du morceau. Son énorme,  puissant et clair, lumières éblouissantes, groupe semblant ultra motivé... le public s’apprête à recevoir une leçon de live !
Malgré un chant clair quasiment omniprésent sur album, une touche hipster chemise à carreaux/casquette/barbe et des prestations récentes douteuses en live, Anders Fridén est dans une forme olympique. Et il sera le grand Monsieur de cette soirée ! Ultra énergique, courant partout, sollicitant régulièrement l’auditoire, le chanteur est omniprésent. Il exigera toutes sortes de manifestations d’enthousiasme, et les obtiendra sous une pluie d’applaudissements et de hurlements. On verra même débouler ce qui sera sans doute l’un des plus gros circle pits du festival. Totalement inattendu pour une formation dont les derniers albums sont pour le moins mollassons et peu convaincants.
Le concert ne fait que commencer et la qualité ne baissera jamais. Au contraire, les morceaux s’enchaîneront au gré d’une setlist faisant la part belle aux albums sortis depuis l’an 2000. Oublié donc l’âge d’or du melodeath qui a contribué à créer le genre. La deuxième époque du combo est à l’honneur ce soir. Et autant on s’attendait à de belles choses avec des brûlots comme "Bullet Ride" ou "Cloud Connected" qui feront exploser la fosse, autant on sera plus qu’agréablement surpris par le choix de titres plutôt « agressifs » des deux derniers albums, et on évitera l’écueil du chant clair risqué et du morceau mollasson. Non. Rien de tout ça. De l’énergie, on vous dit ! Circle pits, crowdsurfing, ça saute dans tous les sens devant un groupe qui maîtrise parfaitement l’exercice. Le son restera parfait pendant toute la durée du set, les guitares et la basse parfaitement audibles (peut-être un poil trop en avant pour cette dernière), la batterie pour une fois impeccablement mixée, donneront à l’ensemble les qualités pour mériter leur place parmi les meilleurs sets du week-end.
Et le groupe a l’air de vraiment apprécier sa présence ce soir. Grands sourires et encouragements de rigueur pour le chanteur, headbang synchronisé pour tous les musiciens sur bon nombre de morceaux, toute la petite bande donne vraiment l’impression d’apprécier son moment sur la grande scène du Hellfest. Anders Fridén fera même à ses fans l’honneur de descendre des planches pour aller au milieu d'eux au premier rang pendant "Delight And Angers". Il semblera quand même un peu accuser le coup vocalement en fin de concert sur "Take This Life", pourtant terriblement réussi et entraînant. Il conclura en adressant à la foule tous ses remerciements au public sans qui, selon lui, ils ne seraient rien, avant d'achever par un "My Sweet Shadow" au final monumental, immortalisé par quelques feux d’artifice du plus bel effet.


Pfiouuuuu… La claque mise par In Flames ce soir est à la hauteur des attentes générées par son passage sur la Mainstage en fin de soirée. Les suédois restent décidément les patrons du death mélodique, au moins sur scène. Incroyablement généreux, gratifiés d’un son à la hauteur de leur prestation, ils délivrent en ce dimanche soir l’un des tout meilleurs concerts de ce dixième Hellfest qui restera dans les annales. Merci Messieurs.



Crédits photo : Raphaël Meert

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