CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 20 juillet 2015




SETLIST

Rational Gaze
obZen
Do Not Look Down
The Hurt that Finds You First
Future Breed Machine
Demiurge
Bleed

Rappels :

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In Death - Is Life
In Death - Is Death

AFFILIÉ

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19 juin 2015 - Hellfest


Meshuggah_Hellfest_20150619

Meshuggah. Ce nom, juste ce nom. Suffisant pour justifier à lui seul le déplacement à ce Hellfest édition 2015. Considéré par beaucoup comme le meilleur groupe de live au monde, le quintet d'Umeå n'a une fois de plus pas démérité à sa réputation en livrant sans aucun doute parmi les meilleurs sets de tout le festival.

Sans intro, le combo déboule d'entrée sur un "Rational Gaze" dévastateur et le public tout entier est immédiatement pris dans la danse. Mais un set de Meshuggah se veut monolithique, sans pause, sans bouffée d'air et c'est avec un savoir-faire d'orfèvre que le combo va réciter sa recette magique devant le pit béat se dressant devant lui. Un bloc, une machine, un rouleau-compresseur, rien ne saurait décrire avec suffisamment d'impact la baffe que nous inflige littéralement les Suédois. Les tubes s'enchaînent, tous aussi cultes les uns que les autres. Sans répit. Le classique "obZen", le nouveau classique "Do Notre Look Down" et son intro jouissive, l'autre nouveau bijou "Demiurge" ou encore l'immanquable "Bleed ".
La liste est longue, et si le groupe est limité par un set d'une heure, cela n'enlève rien à la perfection du show, bien au contraire. En ce laps de temps, pas un riff, ni même une note n'aurait su être mieux à sa place. Les gars savent appuyer exactement là où ça fait mal et la machine parfaitement huilée écrase tout sur son passage. Du maître Fredrik Thordendal, au frontman de légende Jens Kidman et sa traditionnelle grimace, en passant par le poulpe divin Tomas Haake derrière les fûts, Meshuggah prouve une nouvelle fois qu'il incarne la perfection instrumentale et scénique. Et on ne parlera jamais assez du frangin Haake, sixième membre caché officiant loin du groupe à la régie, en charge des lumières parfaitement synchronisées sur la musique et qui offre LA dimension supplémentaire du groupe, insoupçonnable sur album.


La descente sera dure pour retrouver ses neurones et ses esprits... A peine le premier jour de festival achevé qu'on est à genoux devant ce qui restera inégalé pendant le reste du week-end. Le public ne s'y était pas trompé en venant en nombre pour une Altar ultra blindée, ajoutant sans doute le plus inoubliable du show, à savoir la communion de milliers d'âmes devant l'autel de la polyrythmie. Et ce, malgré quelques excès dont on rigolera bien après (oui, on pense à ce wall of death vide de sens sur "In Death - Is Death"), preuve qu'on était bien en France !


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