CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 03 mai 2015




SETLIST

The Ocean

Pelagial en entier :

Epipelagic
Mesopelagic: Into The Uncanny
Bathyalpelagic I: Impasses
Bathyalpelagic II: The Wish in Dreams
Bathyalpelagic III: Disequilibrated
Abyssopelagic I: Boundless Vasts
Abyssopelagic II: Signals of Anxiety
Hadopelagic I: Omen of the Deep
Hadopelagic II: Let Them Believe
Demersal: Cognitive Dissonance
Benthic: The Origin of Our Wishes

As They Burn

N/C

AFFILIÉ

The Ocean
Colmar - Le Grillen
(18 mars 2019)
Paris - Le Divan Du Monde
(03 novembre 2013)
Paris - La Locomotive
(21 mars 2008)

06 mars 2015 - Paris - La Grande Halle de la Villette


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Se retrouver au Mondial du Tatouage pour un concert de metal ? Et pourquoi pas. C'est en tout cas chose vraie pour cette édition 2015 où la convention a l'honneur d'accueillir nos amis de The Ocean en tête d'affiche de la première journée du vendredi. Et quand on est fan, tatoué ou pas, on ne va pas bouder son plaisir !

Nous voici donc rendu à cette immense salle de la Villette accueillant rarement des concerts si ce n'est dans le cadre de festivals (on pense en particulier à l'annuelle Villette Sonique, qui a vu entre autres Neurosis fouler ses planches, ou plus récemment le fameux Pitchfork Festival). En bref, un lieu qui sent bon la barbe drue, les bonnets, les chemises à carreaux, les écarteurs (sans bien sûr viser aucune communauté)... et les tatouages donc. Car parlons un instant de ce lieu insolite. Mondial du tatouage, on ne savait pas vraiment à quoi s'attendre... Et ceux qui pourrait s'imaginer une sorte de géante exposition ont un peu tout faux ! Non, rien à visiter au mondial du tatouage, mais plutôt des rangées de stands à pertes de vue, avec des tatoueurs venus des quatre coins du globe avec leurs affiches, leurs livres de dessins et... leur matériel pour tatouer ! Voilà tout le délire, une moitié des gens viennent pour se faire tatouer par ces professionnels de stature mondiale et une autre moitié les regardent, le tout dans une ambiance de serre d'élevage de moustiques, à écouter le grésillement ininterrompu des machines à encre.
Mais parlons un peu musique, puisque nous sommes venus pour ça ! Une grande scène est positionnée pile au centre de la halle, mais le public est bien disparate, une centaine de fans restant au devant du pit tandis que quelques curieux de passage, passent, s'arrêtent parfois regarder quelques instant avant de repartir aussitôt. En première partie, on retrouve les coreux français de As They Burn, qui font par ailleurs leur tournée d'adieu. Un nom qui sonne connu à l'oreille, mais sans avoir jamais franchi le cap de l'écoute sur album. Quid de la prestation scénique ? Pas mal d'énergie du côté du frontman et des zicos qui bougent bien au rythme des beatdown qui parsèment allégrement leurs compos. Sympa et distrayant avec une bière à la main mais pas vraiment convainquant pour donner envie d'approfondir.
Place alors aux Allemands de The Ocean, dont j'apprends au détour d'une conversation avec des Espagnols ayant fait le déplacement (!) que Pelagial sera joué dans son intégralité. Enthousiasme et déception à la fois, d'une part quand on connait la riche discographie des Allemands et d'autre part quand on se rappelle du dernier concert parisien qui présentait la même setlist (plus des bonus !). Toutefois, le dernier album - excellent au demeurant - devant s’appréhender comme un bloc indissociable, on comprend mieux le choix du groupe, qui pour l'occasion profite de la grande scène pour étaler ses décors et afficher sur la grande toile de fond ses projections. Difficile par ailleurs de faire le noir complet dans la grande halle, mais il fait quand même bien sombre sur scène avec quelques seules lumières bleues sombres, à l'image du nom du groupe.
The Ocean nous propose donc une nouvelle fois son voyage partant de la surface douce de la mer jusqu'au plus profond des abysses. Le remaniement de line-up passe quasiment inaperçu, les nouveaux membres de la section rythmique s'étant parfaitement intégrés. De son côté, le frontman Loïc Rossetti est fidèle à lui-même débordant d'énergie et avec une présence scénique toujours aussi forte. Ayant visiblement une nouvelle fois consommé des substances euphorisantes, le Suisse ira escalader ce qu'il peut sur la scène pour plonger du point le plus haut jusque dans la fosse ou encore ira enjamber le « crash-barrières » pour venir growler parmi les gens dans le pit. En outre, sur le final chaotique "Benthic", le garnement ira retirer une cymbale crash du kit de batterie pour frapper de toutes ses forces dessus... jusqu'à s'ouvrir la main...


Mis à part cet incident, c'est toujours un plaisir de retrouver The Ocean sur scène, et on passe un excellent moment à assister au show toujours aussi spectaculaire mais pas dénué d'inexactitudes (le chant en particulier était faux à plusieurs moments, pas si étonnant vous me direz...). Peut-être la dernière fois en France que Pelagial sera joué en entier. On les attends alors de pied ferme prochainement avec du nouveau matériel !

Album photo : Das Silverfoto



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