CHRONIQUE PAR ...

13
Dupinguez
le 13 janvier 2008




SETLIST

Unfinished Allegro
Carry On
Nova Era
The Voice Commanding You
Waiting Silence
Wings Of Reality
ZITO
Heroes Of Sand
Ego Painted Grey
Crossing
Nothing To Say
Angels And Demons
Salvation : Suicide
Rebirth
The Course Of Nature

Rappels :

Spread Your Fire
Smoke On The Water (Deep Purple cover)
Come Together (Beatles cover)

AFFILIÉ

Angra
Hellfest (Clisson)
(22 juin 2014)

22 février 2007 - Lyon - Ninkasi Kao


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Le Angra nouvelle mouture est maintenant une formation bien établie, forte de trois albums, dont le petit dernier marque un certain retour aux sources tout en restant dans la continuité du précédent, et d'un live. On pourrait alors croire que les amateurs ont fait une croix sur un passé qui a pu les décevoir, et que ce sont des fans nouveaux et sans a priori qui viennent aujourd'hui voir ce groupe aux quatre coins du globe, qui en profite pour célébrer son 15ème anniversaire déjà. Et même si cela semble être le cas ce soir, on va se rendre compte par la suite que le groupe souffre toujours d'un passé mouvementé.

C'est PowerQuest qui a aujourd'hui la lourde tâche de chauffer le public lyonnais, pas forcément réputé pour sa chaleur. La foule n'a d'ailleurs rempli à ce moment là que 2/3 de la fosse et le balcon est vide, ce qui nous fait craindre pour l'affluence du soir. Néanmoins, le combo remplit à merveille son contrat, en délivrant un heavy/speed sans aucune originalité, mais plein d'enthousiasme et les musiciens montrent une joie vraie qui fait plaisir à voir. On a le droit à 5 ou 6 titres, qui ont quasiment tous leur lot de double-pédale, et vont lancer deux trois pogos ci et là. Revenons d'ailleurs au public : celui-ci est étonnamment chaud, et crie comme rarement pour une première partie. Firewind vient ensuite, mais pour couper court au suspens, le set sera complètement gâché par une basse cent fois trop forte. Impossible d'entendre, si ce n'est de deviner, un des autres instruments, notamment la guitare de Gus G, six-cordiste pourtant réputé. Dommage pour cette formation qui méritait mieux.

Une longue attente s'ensuit pendant laquelle la salle se remplit jusqu'à arriver environ aux 4/5 de ses possibilités d'accueil. Les lumières s'éteignent finalement, la salle crie dans tous les sens et chante même l'intro "Unfinished Allegro", qui voit les membres de Angra rentrer sur scène et entamer un "Carry On" fédérateur, qui s'enchaine, après la partie instrumentale, directement avec "Nova Era", titre d'ouverture de Rebirth. Petit speech du chanteur inaudible, non pas à cause de problèmes de sons, mais à cause du public qui est totalement déchainé, est-il besoin de le rappeler? Les titres s'enchaînent, avec au moins un représentant par album, même si les trois derniers efforts sont logiquement les plus représentés puisque Edu Falaschi à évidemment moins de difficulté à les chanter. Un morceau de Fireworks ("Wings Of Reality") est même déterré pour l'occasion.

Angra fête donc ce soir son 15ème anniversaire, chanté par la foule dans un joyeux bordel. Edu se livre, avant "Rebirth" (la chanson), à un petit discours comme quoi cette chanson signifie beaucoup, bref, du déjà entendu. Mais celui-ci continue en parlant des journalistes qui rappellent sans cesse le passé et s'essaient à des comparaisons douteuses entre lui et André (Matos, ancien chanteur), ce sur quoi le combo essaie de faire une croix depuis si longtemps, et qui a visiblement tendance à l'énerver. Chacun ira de sa petite interprétation, mais leur dernière galette défendue ce soir permet en tout cas enfin à Edu d'exploiter sa tessiture sans chercher à atteindre les aigus de son prédécesseur, et c'est tant mieux. Celui-ci a juste eut la malchance de tomber après un des plus grands chanteurs de metal de tous les temps. On pourra évidemment regretter que les vieux tubes tels que "Nothing To Say" soient gâchés, mais n'est pas André qui veut, on l'a bien compris.


En guise de rappel, après "The Course Of Nature", single issu de Aurora Consurgens, les membres échangent ensuite une première fois leurs instruments pour un classique "Smoke On the Water" avec Ricardo au chant, Kiko à la batterie, Aquiles à la basse et la paire Edu/Felipe aux guitares. Nouveau switch d'instruments, et c'est Kiko qui passe au micro et qui s'adresse à la foule dans un français plutôt bon, pour un "Come Together" final certainement symbolique. Après les classiques distributions de baguettes et de médiators, les lumières se rallument et tout le monde peut rentrer chez soi, content d'avoir pu profiter d'un groupe qui s'affirme comme un grand, voire un très grand au fil des âges et des albums, malgré un passé tumultueux et qui lui collera certainement toujours à la peau.


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