CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 17 mars 2015




SETLIST

Neal Morse Band
The Call 
Folsom Prison Blues (Johnny Cash cover)
Leviathan 
The Grand Experiment 
Harm's Way / Go the Way You Go (Spock’s Beard)
Keyboard Solo (Bill Hubauer)
The Creation 
Heaven in My Heart 
(Neal Morse acoustic solo)
Waterfall 
Guitar Solo (Eric Gillette)
In the Fire 
Alive Again (avec jams)
Rejoice / Oh Lord My God / Jet / Reunion / King Jesus

Beardfish
Hold On 
Comfort Zone 
Coup de Grâce 
If We Must Be Apart (A Love Story Continued) 
Ludvig & Sverker 

AFFILIÉ

Morse, Neal
Paris - L'Alhambra
(25 mars 2019)

09 mars 2015 - Paris - Le Divan Du Monde


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L’affiche vendait du rêve. Le Neal Morse Band jouait au Divan du Monde avec Beardfish et cela promettait une soirée progressive de folie ! Un peu avant, des nouvelles concernant le piètre état de Mike Portnoy faisait craindre le pire, une annulation du concert. Mais comme le pire pour lui aurait été de décevoir ses fans, le concert ne fut pas annulé. Et heureusement car nous aurions raté un grand moment du rock progressif avec un Neal Morse qui semblait véritablement avoir vu le Christ en personne.

Vu la rareté des concerts de rock progressif à Paris et vu la renommée du Neal Morse Band et de Beardfish, il n’était pas étonnant de voir une longue file d'attente se presser pour aller admirer le show et de remarquer que le Divan du Monde affichait salle comble. C’est donc serré de toutes parts que les amateurs de prog ont pu admirer les deux groupes à commencer par les Suédois de Beardfish qui nous ont livré un show impeccable quoi qu’un peu statique, mise à part le bassiste, Gabriel Olsson qui vivait tous les morceaux à fond quitte à faire quelques fausses notes sur le début d'"If We Must Be Apart". Pour le reste, les musiciens ont joué un set très accès sur +4626-COMFORZONE, leur dernier album. Seul l'instrumentale un peu folle "Coup de Grâce" et la sublime "Ludvig&Sverker" faisaient exception à la règle. Et le concert fut remarquable, le son s'avérait très propre et les musiciens rajoutaient certaines fantaisies rock aux passages instrumentaux que ce soit sur "Hold On"ou "If We Must Be Apart". D'ailleurs, il faut bien l'admettre l'exécution quasi-parfaite de l'envoûtante "Comfort Zone" et de l'« epic » "If We Must Be Apart" ont convaincu une bonne partie du public de la qualité des musiciens. Mise à part cet aspect statique (le chanteur était la plupart du temps assis à jouer de son synthé), ce hors-d'oeuvre était on ne peut plus agréable pour entamer la soirée.
Car la suite sera bien plus dynamique tout en restant diaboliquement prog. C'est sur les premières notes de "The Call" que le public verra entrait les musiciens avec un Neal Morse qui pétait déjà le feu. Star de la soirée, son clavier sera posé juste au milieu de la scène et le public n'avait d'yeux que pour lui. Ou presque car le guitariste Eric Gillette saura aussi séduire le public en jouant de façon très juste, plaçant de très beaux solos de guitares, et chantant fort bien ("Waterfall"). Bref, une petite perle rare qui toutefois rencontrera juste après "The Call" un problème technique à la guitare. Ni une, ni deux après deux trois blagues entre Morse et Portnoy, Neal se lancera dans une reprise acoustique de Johny Cash histoire de faire patienter le public. Puis ce sera le moment de lancer "Leviathan"et de mettre tout le monde d'accord :Nealou est en forme, le guitariste n'a plus de problème, le concert peut reprendre sans soucis. C'est alors à une avalance de titres progs que l'auditoire aura droit avec l'excellente « reprise » de "Harm's Way/ Go The Way You Go" de Spock's Beard. Le public est ravi d'autant que les nouveaux titres passent aussi très bien avec un "The Great Experiment" tout en joie.
La bonne humeur sera aussi de mise lors du solo Bill Hubauer qui se révélera capable de jouer de tous les instruments (guitares, mais aussi divers instruments à vent). "The Creation" mettra aussi tous les progueux au diapason et verra un Portnoy, en relative petite forme (c'est-à-dire davantage concentré sur ses parties de batterie, mais assurant quand même bien plus le show que la majorité des batteurs), singer des violons avec ses baguettes. Ce sera ensuite au tour de la ballade acoustique, changeante tous les soirs, cette fois-ci elle vient de Solo Scriptura et s'intitule "Heaven in My Heart". "Waterfall" passera ensuite sans problèmes montrant les musiciens tous assis en ligne en train de faire les chœurs. Une vraie réussite. Mais ce ne sera rien comparé à la baffe qui nous attendait pour la fin du concert. Suite au solo d'Eric Gillette, le groupe entame un "In The Fire" dont l'énergie folle emporte largement l'adhésion du public. Et pourtant, la restitution d'"Alive Again" sera encore plus dingue avec une jam de folie où tous les musiciens ne cessent d'échanger leurs instruments tout en jouant des airs connus. Le public est tout simplement en extase devant ces musiciens qui se font plaisir avec un Neal Morse à 200%.

Le rappel sera encore plus dantesque composé d'un medley de Testimony agrémenté de "Jet" repris par un public en transe et un Neal Morse complètement hallucinant qui imitera un chef d'orchestre et ira même jusqu'à jouer de la guitare en plein milieu de la fosse, sautant dans tous les sens. De la folie pure, qui s'achèvera plus calmement sur les notes de "King Jesus", le public demandant grâce après ces 2h30 de rock progressif survitaminé. Le Neal Morse Band, sourires aux lèvres, salue longuement le public aux anges. Il n'y a pas à dire, voir Neal Morse en concert fait un bien fou, ce type vit totalement sa musique et sait transmettre sa passion. Neal Morse en concert c'est le Bien !


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