CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 30 novembre 2014




SETLIST

A'salk
Halo Dies (The Wrath of God)
All Is One
The Simple Man
Brother
Birth of the Three (The Unification)
Ocean Land (The Revelation)
The Kiss of Babylon (The Sins)
A Call to Awake (The Quest)
Building the Ark
Let The Truce Be Known
El Meod Na'Ala
Sapari
In Thy Never Ending Way

Rappels :
Mabool (The Flood)
The Storm Still Rages Inside
Norra El Norra (Entering The Ark)
Ornaments of Gold

AFFILIÉ

Orphaned Land
Paris - Bataclan
(14 avril 2015)
Paris - Nouveau Casino
(16 mai 2010)

03 novembre 2014 - Paris - Le Divan Du Monde


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Après le départ de Yossi Sassi en cours d'année, c'est désormais Kobi Farhi qui mène la barque Orphaned Land. Des inquiétudes ? Non, personne n'en avait ce soir, pour une simple raison : premièrement car le groupe écume les routes du monde depuis un nombre respectable d'années désormais et peut passer outre avec aisance le départ d'un de ses membres fondateurs, deuxièmement car les musiciens sont tous des petits prodiges et le départ d'un génie n'enlève pas celui des autres, et enfin car on fête les dix ans de l'album Mabool ! Et rien que pour ça, les absents avaient d'entrée tort ce soir...

Le show commence au son samplé de "A'salk", interlude acoustique de Mabool s'ouvrant sur un divin chant féminin en hébreu avant de laisser place aux ouds et aux moult percussions orientales. Le voyage opère instantanément et déjà tout le monde frappe dans ses mains au rythme de la musique. L'enchaînement avec "Halo Dies" est idéal pour ouvrir le concert avec ce mid-tempo en clair-obscur connu de tous. Même en l'ayant écouté des dizaines et des dizaines de fois, les riffs de ce titre parviennent de façon quasi inexplicable à reproduire de manière intacte les mêmes frissons ! Mention spéciale pour ce break de claviers au milieu du titre, suivi de ce riff syncopé de damné, SUIVI DE CE SOLO DE… de… euh de…  mon Dieu que c'est grand !!! L'épreuve du live est, sans surprise, une réussite totale et place d'entrée la barre à des sommets.
Suit alors un moment à la fois plus léger, tubesque et dansant lorsque le groupe décide de faire honneur à son dernier album en date en jouant consécutivement les trois premiers titres de la galette "All Is One" / "Simple Man" et la ballade "Brother" qui voit le public parisien à l'épreuve de supporter en chœur le légendaire Kobi Farhi au micro. Choix de setlist logique d'isoler en bloc ces titres quand on constate qu'ils n'ont plus grand-chose de metal, ce qui est largement rattrapé par la qualité des arrangements orchestraux. Parlons-en puisqu'il y a aura beaucoup de samples sur l'ensemble du concert, que ce soit entre les instrumentes traditionnels orientaux ou les claviers (piano ou nappes) et les chœurs très présents sur Mabool au final. Mais le charisme de Kobi et la présence des guitaristes et du batteur font vite oublier cet écueil qui se dilue sans peine dans la joie et la bonne humeur ambiante.
Quel bonheur au moment d'aborder vraiment les choses sérieuses que de redécouvrir "Birth Of The Threee" et en particulier son final magistral qui, comme on pouvait s'y attendre, fait remuer la foule à une fréquence commune : tantôt dans le headbang général, tantôt en faisant sauter chacun dans la fosse : effet garanti ! L'enchaînement logique avec "Ocean Land", rarement joué en live, est d'autant plus appréciable. "The Kiss Of Babylon" nous régale de son  « Lalei nananananananei nenanei lelallalalalei ! » qu'on veut reprendre en chœur sur cette rythmique syncopée tout bonnement jouissive jusqu'au bout et qui continuera d'être reprise à sa fin de façon inarrêtable par le public survolté du Divan du Monde, pour la plus grande émotion du groupe ! Puis "A Call To Awake" avec son refrain de toute beauté et son solo indescriptible, tant il manque de superlatif pour le qualifier, ou la sublime acoustique "Building The Ark", sont autant de moments auxquels je n'aurai jamais espéré assister !
Le set se termine par le classique "Sapari" avant de quitter la scène sur un "In Thy Never Ending Way" qui fait toujours son petit effet dans le ventre au moment où chacun quitte la scène à tour de rôle pour laisser Kobi conclure d'un ton très solennel « Go in peace, and find thy faith / Evolve thy self, and lose all hate / So a heaven you may create ». Mais bien heureusement ce n'est pas encore fini !!! Mais non, on est quand même tous venu pour voir Mabool en entier et il manque encore un petit quelque chose si vous voyez ce que je veux dire ! Le morceau-titre bien évidemment, un des plus classiquement death metal du groupe. Et lorsque qu'il s'agit de hurler comme un damné, le leader répond sans faillir à l'appel. " The Storm Still Rages Inside" mettra à genoux les plus sensibles qui auront puisé dans toutes leurs réserves de karma. Et "Norra El Norra" permettra aux plus robustes de jumper et finir de s'égosiller comme il se doit !

Orphaned Land est amour. Orphaned Land est respect. Orphaned Land est partage. Orphaned Land émeut, donne le sourire, sauve des vies et le tout sans rien demander en retour. Orphaned Land a surtout entièrement retourné le Divan du Monde dès le lundi soir. Une semaine qui s'annonçait sous de bonnes augures et une soirée  qui restera dans les mémoires et fera même de l'ombre dans les souvenirs à la prestation des camarades d'Opeth quelques jours plus tard. A peine le temps d'être nostalgique, on sait que les Israéliens repasseront par la capitale dans quelques mois avec les légendaires Blind Guardian. Si vous voulez un conseil, réservez de suite votre soirée !

Album photo : Das Silverfoto


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