CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
le 13 janvier 2008




SETLIST

Andromeda :
Periscope
In The Deepest Of Water
Mirages
II=I
The Hidden Riddle
Chameleon Charneval
solo batterie
Inner Circle
No Guidelines
In The End
Eclipse

Rappel :

The Words Unspoken

AFFILIÉ

Manticora
Paris - Le Divan Du Monde
(02 juin 2014)

11 septembre 2006 - Paris - Nouveau Casino


Andromeda_-_Manticora_Paris_-_Nouveau_Casino_20060911

Petite salle obscure, le Nouveau Casino a été l’une des clefs de la réussite de cette soirée. Pour une fois qu’un groupe de metal n’était pas accueilli ni à la Loco ni à l’Elysée, la surprise était bonne. D’une contenance inférieure aux deux salles précitées, le Nouveau Casino possède une atmosphère chaleureuse. Petite scène, bar en salle, bref : propice au concert de proximité, une bière à la main.

C’est dans une ambiance quasi intimiste (devant un parterre clairsemé de deux cents personnes environ) que déboule Manticora. Tandis que leur prochain album Black Circus se fait attendre dans les bacs, les voila déjà en tournée en Europe pour convaincre les fans de sa qualité. Et c’est sans trop de mal qu’on se laisse convaincre par leur speed metal burné et mélodique. C’est avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve des extraits de 8 Deadly Sins ("King Of The Absurd") et de Hyperion ("A Long Farewell"). Le chanteur faisait de gros efforts pour réveiller un public pas au top de sa forme, visiblement en attente d’Andromeda, malgré la présence d’un noyau de fans clairement venu les soutenir et les acclamer. La performance des musiciens fut elle aussi plutôt bonne, même si le chanteur, véritable géant qui ne rougirait pas devant Peter Steele, semblait parfois chercher un souffle légèrement manquant. Terminant leur show sur le mythique "The Chance Of Dying In A Dream", et hop, Andromeda se pointe sur scène un petit quart d’heure plus tard.

Andromeda n’est clairement pas un groupe comme les autres. Trois albums au compteur, mais déjà une réputation internationale sans faille. Quelques mois après le concert d’ACT à Versailles, Tomas Lejon revient dans la capitale marteler ses fûts pour notre plus grand bonheur. C’est sur le très bon "Periscope" et ses nappes de synthés entêtantes que s’ouvre ce show. En quelques secondes, la messe est dite : Andromeda compte nous en mettre plein la vue. Capable d’une technique que ne renierait pas Dream Theater, d’un sens mélodique louchant parfois vers Pain Of Salvation, la musique d’Andromeda reste unique et gagne à être vécue sur scène. Remercions pour cela le Nouveau Casino, qui, si les lights étaient loin d’être terribles (voire aveuglaient parfois les premiers rangs), nous procurainent un son des plus sympas. Nantis des Boules Quies réglementaires, c’est avec bonheur qu’on distinguait chaque ligne de basse, chaque subtilité à la batterie et les nappes de claviers. Chapeau bas à ce propos au remplaçant du claviériste Martin Hedin, auprès de sa femme qui accouche de son second enfant.

Andromeda a bien sur concentré sa setlist sur Chimera, leur dernier album. Et force est de constater que celui-ci passe très bien sur scène. Mention spéciale pour "No Guidelines" et son riff ultra lourd, qui a fait headbanguer toute la salle, ainsi que pour "In The End" et son refrain qui semble être fait pour fredonner sous la douche. On regrettera que seuls deux morceaux provenaient de II=I, ce qui représente peut être la plus grosse faiblesse de leur show. On aurait aimé entendre "Encyclopedia" ou "This Fragile Surface", mais nous eûmes quand même "Mirages" et le titre éponyme de l’album. Les fans de leur premier opus ne furent pas en reste non plus, avec le très catchy "In The Deepest Of Water" et l’instrumentale "Chameleon Carneval". Coupé par un solo très technique (mais dispensable) de Lejon, le set s’achève après une trop courte durée d’une heure trente. Deux-trois titres de plus n’auraient pas étés de trop. Après un petit « The Words Unspocken » en rappel, et nous sommes sortis de là apaisés : Andromeda n’a pas fini de faire parler de lui, et ça tombe bien : on en redemande.




©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3