CHRONIQUE PAR ...

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Ptilouis
le 24 mars 2014




SETLIST

Transatlantic

Intro:

Into the Blue 
My New World 
Shine 

Whirlwind Medley:

Overture 
Rose Colored Glasses 
Evermore 
Is It Really Happening? 
Dancing With Eternal Glory
(seulement Whirlwind Reprise)  
Beyond the Sun 
Kaleidoscope 
This Kind of Love 
We All Need Some Light 
Black as the Sky 

Rappels:

All of the Above 
(seulement Full Moon Rising, October Winds)
Stranger in Your Soul 
(seulement Awakening the Stranger, Slide, Stranger in Your Soul)
   

AFFILIÉ

Transatlantic
Lyon - Transbordeur
(15 mai 2010)

15 mars 2014 - Paris - Bataclan


Transatlantic_Paris_-_Bataclan_20140315

Il y a des soirs comme ça où il se passe quelque chose, où le temps s’arrête pour que l’on puisse profiter de la musique, de l’ambiance, de la camaraderie bon enfant d’un groupe qui s’éclate. Il y a des événements comme ça qui nous touchent profondément et qui nous font comprendre pourquoi on aime le rock progressif et les longs morceaux qui pour les profanes n’ont ni queue ni tête. Le samedi 15 mars 2014 Transatlantic jouait son dernier concert de la tournée pour l’album Kaleidoscope, le Bataclan faisait salle comble, c’était la première fois que je les voyais et ce fut tout simplement magique.

J’attendais ce concert pour deux raisons : tout d’abord je n’avais pas pu voir le groupe pour la tournée The Whirlwind et je m’en étais bien mordu les doigts, et ensuite parce que j’avais envie de revoir la prestation de Mike Portnoy à la batterie suite au concert de Dream Theater. C’est donc très impatient que j’attendais le début des hostilités pour un concert qui allait durer trois heures, sans première partie et sans temps mort. C’est donc vers 20h et des poussières que le groupe commence sous les coups d’"Into The Blue" première pièce progressive de Kaleidoscope. Et la prestation est remarquable, que ce soit le sautillant Pete Trewavas, le classieux Roine Stolt, Neal Morse étrangement discret ou le boute-en-train Mike Portnoy situé à droite de la scène pour que l’on puisse profiter de ses pitreries. Et lors de la première partie du set le public ne verra que le batteur. Il harangue la foule, joue avec ses baguettes, se lève de son siège, se rassoie, se relève, balance une de ses cymbales de l’autre côté de la scène (Que je plains son roady…), déconne avec le public… Bref, Portnoy fait le show comme rarement, ne tient pas en place et frappe comme un damné sur sa batterie. Ce mec est une véritable bête de scène.
Et si tous les yeux sont braqués sur lui, la musique jouée envoûte aussi l’auditeur et notamment le final d’"Into The Blue" où Ted Leonard (Spock’s Beard, Enchant, Thought Chamber) restitue très bien les parties de Daniel Gildenlow qui, pour des raisons de santé, n’a pas pu participer à la tournée. Le morceau s’achève avec les frissons. Mike Portnoy fait ensuite le pitre pour introduire un des tout premiers morceaux du groupe, "My New World" qui est formidablement bien exécuté, surtout que le groupe est servi par un son impeccable (certains le jugeront tout de même un peu fort) où chaque instrument s’entend parfaitement, ce qui permet d’apprécier pleinement les solos de guitares, lignes de basse et duels instrumentaux. C’est ensuite au tour de "Shine" de calmer l’atmosphère et de montrer que le groupe est véritablement uni, ce qui se voit même sur scène où les quatre musiciens sont placés sur la même ligne. Bref repos bienvenue car ensuite va s’enchaîner un medley impeccable de The Whirlwind (histoire de faire un morceau d’une demi-heure), proposant  certaines des parties les plus savoureuses de l’album comme l’exceptionnel "Is It Really Happening ?" et sa partie instrumentale de folie, ou le final "Dancing with Eternal Glory" où Neal Morse est véritablement émouvant. C’est beau !
A ce moment le concert bascule vers une autre dimension car Neal Morse se réveille tandis que Mike Portnoy se concentre davantage sur ses parties de batterie. Et on ne verra plus que lui, que ce soit sur l’émouvant, "Beyond The Sun" ou sur l’incroyable "Kaleidoscope" (avec un passage sublime où Pete Trewavas chante). Puis silence, Neal Morse nous explique que sa fille est ici et qu’il lui a composé un morceau pour ses 16 ans (qui avaient lieu le lendemain). Le public souhaite un joyeux anniversaire puis Neal Morse se met seul à chanter son morceau ("This Kind of Love"), simple et émouvant. Encore une fois les frissons, et ça ne s’arrêtera plus avec "We All Need Some Light" repris par le public et le rock enthousiasmant de "Black as The Sky". Et à chaque fois le claviériste est resplendissant. Le groupe se retire et c’est avec un rappel mélangeant la première moitié de "All of The Above" et la deuxième moitié de "Stranger in Your Soul" que les quatre compères explosent et rivalisent de charisme. Pete groove à mort, Roine resplendit de classe, tandis que les passages instrumentaux de folie s’enchaînent. Mais c’est surtout la complicité entre Mike Portnoy, qui a repris du poil de la bête, et un Neal Morse touché par la grâce, chantant comme un fou et enchaînant les mélodies alors qu’il est presque à genoux, qui ravit et inonde le public de bonheur.


Le concert s’achève sous les applaudissements de la salle. Pendant trois heures, il m’était impossible de ne pas sourire à cette bande de progueux qui s’éclatent en concert. Impossible de ne pas apprécier la folie et la camaraderie de ce groupe. Impossible de ne pas être touché par la sincérité d’un Neal Morse. Bref, ce concert était vraiment sublime, un grand moment de musique progressive, pour un groupe qui respire la sympathie. Merci !

Galerie photos: Das SilverFotos


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