CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 09 janvier 2008




SETLIST

Love In An Elevator
Falling In Love (Is Hard On The Knees)
Cryin'
Eat The Rich
I Don't Want To Miss A Thing
Jaded
Rag Doll
Janie's Got A Gun
Baby Please Don't Go
Hangman Jury/Seasons Of Wither
Dream On
S.O.S. (Too Bad)
Livin' On The Edge
Stop Messin' Around
Sweet Emotion

Rappels :

Walk This Way
Mama Kin

AFFILIÉ

Aerosmith
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2014)

05 juin 2007 - Paris - Bercy


Aerosmith_Paris_-_Bercy_20070605

Avec les Who et les Rolling Stones, Paris n’en finit pas d’accueillir les futures victimes de la prochaine canicule. Non, pardon, les vieilles gloires du rock’n’roll à Papa. Dernière cible en vue : Aerosmith qui semble bien loin de tirer sa révérence et reste encore une référence. Amen ?

Climat anxiogène aux abords du Palais Omnisports de Paris Bercy en ce mardi soir. D’un côté, le marché noir ne marche pas fort devant le Ministère de l’Economie et des Finances, et les esprits mercantiles s’échauffent rapidement pour piquer le moindre deal à leurs collègues. Reste que pour l’acheteur armé d’un tantinet de patience et de tchatche, les affaires s’avèrent intéressantes. L’adage veut que P[cit]our cent balles, t’as plus rien[/cit]. Convertis en monnaie unique, ces cent balles, soit quinze euros, ouvraient la voie vers Aerosmith. Seulement, de l’autre côté, les fans du groupe craignent -à raison- une setlist resucée de celles qu’Aerosmith avait offertes lors de ses deux précédents passages parisiens pour le Get a Grip Tour… de 1993/1994. Lire : la quasi totalité de la galette d’alors, riche en ballades langoureuses pour ados ou nostalgiques du MTV des 90’s. L’inquiétude est de mise, elle se sent à des kilomètres à la ronde.

La réalité infléchit les a priori, puisque seuls vont être jouer "Eat the Rich" et un excellent puisque réarrangé "Livin’ on the edge"… et côté aspirateur à gonzettes le larmoyant "Cryin’". Exit donc "Crazy" et (ouf !) "Amazin’". L’honnêteté tend pourtant à rappeler que le groupe n’a pas sorti de (bons ?) morceaux originaux depuis 2001, soit la sortie de Just push play, album on ne peut plus dispensable et moins vendu que… Get a Grip. C’est pourquoi seul le morceau "Jaded" a droit de cité cette fois. Pas très rock’n’roll tout ça, heureusement qu’Aero a entamé la soirée par "Love in an elevator". Non, le tout est sûrement de savoir patienter. A mi-parcours, ce grand poète de Steven Tyler soulève son tee-shirt, exhibant un [cit]Lèche-moi[/cit] placardé sur ses abdominaux travaillés. Le spectateur s’attend à un bon gros lâché de chevaux. Que nenni. Ce seront ses rares mots dans la langue de Molière… juste avant d’entonner l’insupportable "I don’t want to miss a thing". Les filles en ont pour leur argent, les routiers font grise mine.

Mais Joe Perry, guitariste ô combien essentiel, remet vites les pendules à l’heure. Certes, les grincheux peuvent se targuer de reconnaître le titre du morceau suivant par la simple observation des changements de matériels du guitar hero. Mais que la seconde partie fut bonne avec ce "Baby please don’t go" qui fait largement honneur à l’original. Joe sautille partout, toute crinière (du moins ce qu’il est reste) en avant face aux ventilateurs. S’en suit alors (en enfin) un entracte bien bluesy pendant lequel Perry, souvent imité rarement égalé, tend plus à se rapprocher d’un Rory Gallagher que d’un Slash. Ce qui n’a pas toujours été le cas par le récent passé… Et le passé, justement, commence ensuite avec les hymnes de toujours "Dream on", "Sweet Emotion", "Draw the line" et… avant de partir, "Walk this way". L’ambiance est à son paroxysme tant est si bien que lors du rappel, toutes lumières allumées dans le POPB, le groupe se décide à terminer la soirée par…"Mama Kin" ! Soit dit en passant, pour mon voisin de gauche (19 ans), "Mama Kin" n’est pas une reprise de Guns n’Roses mais une foutue tuerie originale d’Aerosmith. Quand on vous dit, ma brave dame, qu’il n’y a plus de jeunesse, c’est sûrement parce que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Tant que les vieux pots se décident à jouer autre chose que la plus pleurnicharde de leur soupe…




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