CHRONIQUE PAR ...

67
Silverbard
le 24 novembre 2013




SETLIST

Intro
Stage 1
Drown in the City
Earthquake
I Don't Care
Rest in Peace
Phantom of the Opera
Scarecrow
Betrayed
I Stand Alone
Darkest Hour
It Only Need One Man

Rappel:
Ducktales

AFFILIÉ

Shinray
Paris - Le Klub
(07 juin 2014)
Grenoble - L'Ampérage
(13 janvier 2012)

08 novembre 2013 - Grenoble - L'Ampérage


Shinray_Grenoble_-_L'Amperage_20131108

Soirée spéciale à l'Ampérage de Grenoble ce soir puisque l'on a affaire à une « Release Party » (ou soirée de lancement pour les francophones) à l'occasion de la parution du premier album de Shinray, jeune pousse talentueuse que le webzine suit depuis ses premiers balbutiements. Evoluant dans un style heavy prog à mi-chemin entre Savatage et Helloween avec des digressions que ne renierait pas Dream Theater, les Grenoblois ont invité pour l'occasion des groupes locaux comme The W, Hellorwine (groupe de cover d'Helloween et d'Iron Maiden) et Chemical Wedding pour les entourer sur l'affiche.

Mais parlons du set de Shinray qui débute lumières éteintes sur une intro grandiloquente à tendance mégalomane sur fond de bande-annonce parodique à l'écran, digne d'une cinématique de RPG japonais, alors que les membres débarquent sur scène tous de costards vêtus. Après cette montée épique, le soufflé retombe un peu vite sur l'opener "Stage 1 – Accepting Humanity", la faute à une guitare en retrait sur le couplet dominé par une ligne de chant audacieuse mais pas évidente pour une accroche. Peut-être trop lyrique, celle-ci peine à convaincre dans un premier temps. Heureusement, quand la partie rythmique et riffesque s'accélère sur la deuxième moitié de morceau, tout passe beaucoup mieux. L'enchaînement sur "Drown In The City" se fait naturellement et dévoile avec plaisir que les attentes suscitées par l'EP sont comblées avec des mélodies vocales très solides, une alternance piano/synthé impeccable, beaucoup de variations de rythmes et de thèmes et surtout un batteur qui n'est pas sans rappeler un certain Mike Portnoy !
Après cette entame au style finalement très metal prog, retour aux sources avec trois titres de l'EP "Earthquake", "I Don't Care" et "Rest In Peace", ces deux derniers ayant été très logiquement repris sur l'album car clairement au-dessus du reste qualitativement. Maladroite mais diablement efficace, "Earthquake" réveille bien l'audience avec son heavy bonne ambiance. Avant de revenir sur les nouveautés, le groupe s'accorde une pause avec un "Phantom Of the Opera" reprise de la Dame de Fer qui comme l'annonce Benjamin Dupré "marche un peu sur les plates-bandes du groupe précédent" (Hellorwine),  avant d'inviter un ami dans la foule à l'épauler au chant pour un duo du plus bel effet. On enchaîne alors sur un "Scarecrow" bancal, entre riffs épais à la Pantera et une partie instrumentale centrale très intéressante avec des thèmes orientaux au synthé évoquant facilement des heures de combat de boss sur les RPG favoris de votre jeunesse.
Nouveau changement d'ambiance avec la longue accalmie bienvenue que propose un "Betrayed" parfois trop mielleux mais dont on pardonnera l'écueil. Et c'est reparti pour du gros riff avec un enchaînement "I Stand Alone" / "Darkest Hour" (toute nouvelle composition absente de l'album !) très efficace, avant de conclure sur ce qui est amené à être le tube du groupe : "It Only Needs One Man". Morceau énergique, aux accélérations sorties de nulle part qui ont fait le succès passé de "I Don't Care" ou "Rest In Peace",  il mettra un peu de chaos dans l'Ampérage avec un riff taillé pour faire sauter tout le monde en live. C'est fini ? Non ! Le groupe remonte sur scène pour un rappel particulier puisque reprenant le générique du jeu vidéo Duck Tales de la bande à Picsou (et diffusé en parallèle à l'écran), se faisant accompagner d'un trio de cuivres pour l'occasion. Un moment sympathique qui colle parfaitement au second degré inhérent aux compos du groupe et reprenant cette imagerie cartoonesque et bon enfant.


Bon enfant, c'est aussi la conclusion de la soirée qui a attiré un public d'habitués et de fans qui aura bien rempli la salle au final. Il ne reste plus à espérer pour Shinray que de gagner un public plus vaste hors de sa région natale. Le groupe semble avoir toutes les cartes en main pour que cela se réalise : que ce soit au niveau des compositions solides, de la technique irréprochable de ses membres ou encore du plaisir de jouer tout à fait communicatif. On leur souhaite donc le meilleur en attendant de les revoir bientôt !

Crédits photo : Nanou Crock'Art


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 2 polaroid milieu 2 polaroid gauche 2