CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 13 juillet 2013




SETLIST

Axis Mundi
Alpha Noir
Finisterra
Night Eternal
Opium
Lickanthrope
Love Is Blasphemy
En nome do medo
Vampiria
Ataegina
Alma Mater
Fullmoon Madness

AFFILIÉ

Moonspell
Wacken
(31 octobre 2007)
Clisson - Hellfest
(23 juin 2007)
Toulouse - Le Metronum
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23 juin 2013 - Hellfest


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Longtemps cantonné au rang d'outsider, Moonspell a connu une montée en puissance impressionnante depuis la sortie de Memorial. Cela ne semble pas être le cas partout (sur les festivals allemands, les Portugais sont encore cantonnés aux créneaux de l'après-midi en règle générale), mais en France, c'est l'amour fou, avec pas moins de 6 dates lors de leur tournée au printemps dernier ! Et en plus c'est mérité : entre des albums de grande qualité et des prestations live du même acabit, ce n'est que justice de les voir placés aussi haut sur l'affiche… même si ce n'est "que" sous l'Altar.

Bien que le double album Alpha Noir / Omega White soit sorti il y a déjà plus d'un an, Moonspell est encore en pleine promotion. Le groupe n'a pas chômé depuis sa parution : une tournée des festivals l'été dernier, puis une tournée en première partie de Pain (WTF ?!) en novembre, une tournée en Amérique du Sud en décembre, une tournée en Amérique du Nord en février / mars et enfin la fameuse tournée européenne en avril / mai. Quelle santé ! Et comme il faut bien reconnaître qu'en plus, c'est un excellent album, il ne faut guère s'étonner de voir les Portugais piocher allègrement dedans pour établir la setlist du jour. Avec une petite heure de jeu au programme, une configuration proche de celle des shows en première partie de Pain (10 minutes de plus, soit 2 titres), celle-ci est donc relativement similaire. Moonspell n'est de toute façon pas spécialement réputé pour remanier profondément ses setlists : quand sur 12 titres, vous avez déjà 5 nouveautés et 4 classiques inamovibles ("Opium", "Vampiria", "Alma Mater" et "Fullmoon Madness", auxquels on pourrait presque rajouter "Finisterra"), il n'y a donc pas beaucoup de place pour les surprises. Il y en aura quand même eu une avec "Aetegina", une rareté issue de Wolfheart. Très bonne pioche que ce morceau entraînant aux sonorités folk (on se croirait encore au concert de Korpiklaani !), parfaitement adapté à l'exercice du live. Fernando Ribeiro nous fera taper des mains « à la Portugaise » et c'est un véritable carton auprès du public fourni.
Fourni, le mot est même peut-être un peu faiblard compte tenu du taux de remplissage de l'Altar / Temple pour ce concert. Beaucoup de fans, mais aussi sûrement pas mal de curieux venus là juste pour voir et qui auront été captivés par la performance scénique des Portugais. Comme d'habitude, l'essentiel du show repose sur les épaules de Fernando Ribeiro et son charisme magnétique. Le frontman déboule sur scène coiffé d'un drôle de casque, qu'il ôtera dès la fin de "Axis Mundi". Il déclare ensuite dans un français parfait qu'il est « très honoré de jouer au Hellfest en France, mais que comme il s'agit d'un festival international, [il] va devoir s'exprimer en anglais. » Et ouais, ce mec a la classe ! Cela dit, ses camarades sont loin d'être uniquement des faire-valoir. Contrairement au guitariste Ricardo Amorim, taciturne et assez statique, le bassiste Aires Pereira n'hésite pas à se déplacer sur cette scène exiguë et ne peut s'empêcher de sourire du début à la fin. Pedro Paixao s'inspire un peu des deux : sérieux et concentré derrière ses claviers, il se transforme en bête de scène dès qu'il prend sa guitare, n'hésitant pas à haranguer les premiers rangs et à mettre en valeur son compère Amorim. Ce qui est sûr, c'est qu'un véritable esprit de groupe se dégage de cette performance. Le passage le plus marquant se produira sur "Alma Mater" où, suivant Ribeiro qui s'est approché au plus près possible des fans, tous les musiciens viendront spontanément pour jouer au bord de la scène, sans les retours. Magnifique image !


On n'avait aucun doute là-dessus, mais Moonspell nous a livré une nouvelle fois un grand show, professionnel et carré aux entournures. Loin de se reposer sur ses lauriers, les Portugais ont mis l'accent sur leur période récente (5 titres d'Alpha Noir, dont certains appelés à revenir comme le morceau éponyme, plus un issu de Memorial et un autre de Night Eternal) pour alimenter ce set, complété par une poignée de classiques. Personnellement, au vu de la qualité de ce show trop court j'aurai surtout regretté d'avoir raté la date parisienne d'avril dernier…


(crédits photo : Metalorgie)


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