CHRONIQUE PAR ...

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RuboubartacsimeuS
le 07 mars 2013




SETLIST

Empereur Tomato Ketchup (Béruriers Noirs)
Ace Of Spade (Mötorhead)
Holiday In Cambodia (Dead Kennedy's)
Killing In The Name (Rage Against The Machine)
My Generation (The Who)
I Wanna Be Your Dog (Stooges)
Can Your Pussy Do The Dog (The Cramps)
Hate to Say I Told you So (The Hives)
New Noise (Refused)
Beautiful People (Marilyn Manson)
Just One Fix (Ministry)
Feuer Frei (Rammstein)
Walk (Pantera)
Réveiller Le Punk (Svinkels)
Cayenne (Parabellum)
La Bière (Garçons Bouchers)
Tostaky (Noir Desir)
Ring Of Fire (Johnny Cash)
Misirlou (Dick Dale)
White Riot (The Clash)
Rockaway Beach (Ramones)
Couleur Sur Paris (Oberkampf)
A Bas la Hiérarchie (Stupeflip)
Maxwell Murder (Rancid)
If The Kids Are United (Sham 69)
You Really Got Me (The Kinks)
Bad Reputation (Joan Jett)
Territorial Pissing (Nirvana)
Fire (Jimi Hendrix)
Chop Suey (System Of A Down)
Enter Sandman (Metallica)
War + UK82 (The Exploited)
Gotta Go (Agnostic Front)
Refuse Resist (Sepultura)
Antisocial (Trust)
You Shook Me All Night Long (AC/DC)
Nice Boys Don't Play Rock'N'Roll (Rose Tatoo)
Vive le Feu (Béruriers Noirs)

AFFILIÉ

12 février 2013 - Paris - L'Alhambra


Le_Bal_des_Enrages_Paris_-_L'Alhambra_20130212

« Tiens, tu fais quoi ce soir?
-Ce soir, je vais au Bal.
-Pardon ?
-Bah quoi, pourquoi je ne pourrais pas aller au Bal ?
-C'est que t'as pas vraiment le look pour allez dans un bal.
-Tu dis ça parce que tu ne connais pas le Bal...des Enragés.
»


Prenez une belle petite salle parisienne un soir de semaine, ajoutez-y une affluence respectable habitée par l’envie d’en découdre, une poignée de Tagada Jones, une louche de Lofofora, quatre cuillères de Parabellum, quelques gouttes de Black Bomb A, une pincée de Punish Yourself, une gousse de Buriez, quelques performers pour la déco et les bougies. Mélangez bien et vous obtenez La troupe du Bal des Enragés. Attention, ne vous y méprenez pas, ça n’a rien à voir avec une quelconque comédie musicale à deux balles qui va allez vendre son âme et son cul chez Michel D. ou Nikos A. et qui va vous rebattre les oreilles pendant des mois et des mois. Une chose est sûre, ce n’est pas, mais alors pas du tout le genre de la maison.
Non là, ça sent la sueur, la bière, les tatouages, les gros riffs de guitare… et surtout ça respire le bonheur et la joie que ces musicos ont à se retrouver pendant quelques dates pour tout simplement se faire plaisir et nous faire plaisir (et cette saison, le plaisir sera immortalisé sur DVD s'il vous plait). Et franchement, quel kiff ! Près de 2h30 de concert, 38 morceaux de rock’n’roll, de punk, de métal, allant d’Hendrix à Noir Desir en passant par Johnny Cash ou Rage Against The Machine. Bref du lourd, du lourd et encore du lourd ! Toutes les combinaisons de musiciens possibles et imaginables sont réalisées avec quelques effets pyrotechniques à base de meuleuses pour les connaisseurs (ça change du bricolage de Valerie Damidot), des costumes, des déguisements et des artistes qui ne se prennent pas au sérieux mais qui assurent grave.
Ça bouge en permanence sur scène, pour changer de zicos, de matos, ça enchaine à une vitesse folle, histoire d’éviter les temps morts. Et ce qui est sûr c’est que ça marque les esprits ; comment ne pas « vénérer » des gens qui enchaînent du Beru avec du Motörhead, du Manson avec du Ministry, du Rammstein et du Pantera (la Buriez touch peut-être), du Clash avec du Ramones, du System avec du Metallica, du Sepultura avec du Trust et du ACDC. Et qui terminent comme ils ont commencé, c'est-à-dire sur du Beru. A ce propos, un seul regret : perso il m’a manqué un morceau des gars en noir qui faisait un malheur lors des éditions précédentes. Bah oui, pas de "Porcherie" (Béruriers Noirs) ! Bah quoi, il parait qu’on est jamais satisfait en France donc j’assume.


Bref vous l’aurez compris, je retournerais au Bal… des Enragés. Parce que ces gars t’en donnent pour ton argent et mouillent le maillot, parce le plaisir qu’ils prennent est communicatif, parce que cela montre bien que la scène française est bien vivante et parce que vous ressortez du Bal avec une putain de patate. Ça change des concerts dans les grands stades où l’on paye une petite fortune pour souvent voir des artistes de la taille de Passe-Partout et qui parfois font le minimum syndical. Alors si j’ai un conseil à vous donner, c’est de mettre vos plus beaux habits et d’aller danser.


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