CHRONIQUE PAR ...

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Dimebag
le 09 juillet 2012




SETLIST

Mourning Palace
Spellbound (By the Devil)
Vredesbyrd
Kings of the Carnival Creation
Dimmu Borgir
Ritualist
Gateways
Puritania
The Serpentine Offering
Progenies of the Great Apocalypse

AFFILIÉ

Dimmu Borgir
Marseille - Espace Julien
(06 octobre 2007)
Wacken
(03 août 2007)
Paris - Bataclan
(23 janvier 2020)

17 juin 2012 - Hellfest


Dimmu_Borgir_Hellfest_20120617

Pour finir le festoche en beauté, plusieurs voies étaient possibles : le « toujours plus de hardcore » avec Biohazard, les stars du power thrash moderne avec Lamb Of God mais il fallait pour cela braver la grosse pluie et le vent qui avaient assez violemment repris en cours de soirée, ou la grand messe black sympho de Dimmu Borgir. N'ayant jamais vu les norvégiens, étant très fan de certains de leurs albums et bien tenté par l'idée de finir au sec un festival assez détrempé, on se laissera tenter, avec une petite appréhension tout de même : le black sympho en live, ça passe vraiment ?

En effet, on avait déjà lu bien des commentaires en demi teinte, voire assez désobligeants sur les performances lives des stars du black métal. Il faut dire qu'entre enregistrer des compos hyper ambitieuses avec orchestre symphonique, chef d'orchestre, production de malade etc, et retranscrire tout cela en live avec pour tout orchestre un synthé et quelques samples, ce n'est pas gagné. Pourtant, force est de constater que les norvégiens s'en tireront cette fois ci plutôt bien. La scène Temple est blindée quand Dimmu débarque, Shagrath et Silenoz en tête. Tout le monde a l'air plutôt en forme malgré l'heure tardive (Dimmu monte sur scène à 1h du mat') et c'est plutôt le public qui semble un peu amorti, ce qu'on peut comprendre avec l'enchainement dingue de concerts touchant à sa fin, le public black métal n'étant de plus pas reconnu pour être très démonstratif ou énergique. Les membres du groupe, eux, sont carrés et jouissent d'un son assez excellent pour du black sympho, c'est-à-dire qu'on entend à peu près les samples, les guitares et le chant, la section rythmique et notamment la double grosse caisse de Daray ne bouffant pas tout le son, Dieu merci. Enfin Dieu n'aura pas trop sa place en l'occurrence, avec un début de concert axé sur l'excellent et culte « Enthroned Darkness Triumphant » (concours des titres d'albums et de morceaux les plus pompeux, go go go !). Le premier morceau de bravoure du set arrive très vite avec le gros hit « Vredesbyrd » et ce ne sera pas le seul, les norvégiens ayant décidé de sortir la boite à tubes ce soir.

On ne s'en plaindra pas, n'ayant pas une connaissance assez pointue de ce groupe pour s'extasier devant leurs premiers opus. On entendra notamment un excellent« Kings Of The Carnival Creation » (soit un des meilleurs titres jamais écrits par le groupe, issus d'un des tout meilleurs albums de black sympho jamais écrit, l'énorme « Puritanical Euphoric Misanthropia »), une séquence de trois titres pas forcément fabuleux issus du dernier album « Abrahadabra », mais qui passent plutôt bien en live (notamment « Dimmu Borgir », voulu comme un hymne taillé pour le live), et une fin de concert assez géniale avec trois grosses tueries, « Puritania », « The Serpentine's Offering » et surtout, surtout le fabuleux « Progenies Of The Great Apocalypse », véritable tube black sympho entièrement écrit par l'ex-clavier Mustis, en clôture de festival. Pour le reste, on notera un Shagrath finalement pas très charismatique dans son accoutrement (de toute façon, tout le decorum black métal, on accroche ou pas!) et un peu fainéant sur les bords mais qui assurera vocalement, un groupe de manière générale assez statique mais qui semblait vraiment content d'être là et appréciera le soutien du public malgré l'heure des plus avancées et l'état de fatigue général. Cela aura permis à Dimmu de mesurer que sa côté de popularité est toujours intacte, et à pas mal de monde voir un groupe qu'on est pas forcément habitué à voir jouer en festoche, même si ce n'était pas la première de Dimmu au Hellfest.


Bref, il eut été dommage de finir cette excellente cuvée Hellfest sur une vilaine note amère de Sunn O))), et la performance de Dimmu aura au moins évité cela à votre serviteur. Au delà de ça, un concert intéressant et qui me laisse à penser qu'en tête d'affiche et avec une énergie un peu plus communicative, Dimmu Borgir pourrait bien être un très bon groupe de live. Pour l'heure, on se contentera de ce set tout à fait honorable pour en finir, hélas, avec ce Hellfest 2012 et repartir d'un pas décidé vers la vie active... Putain, vivement l'an prochain !


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