CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
le 28 décembre 2007




SETLIST

Bridge
Living With The Big Lie
Runaway
Wave / Mad / The Opium Den
Fruit Of The Wild Rose
Out Of This World
Real Tears For Sale
Somewhere Else
Seasons End
Hooks In You
Most Toys
The Other Half
Cannibal Surf Babe
This Town
The Rakes Progress
100 Nights
This Strange Engine

Rappels :

Ocean Cloud
Neverland

Let It Snow

AFFILIÉ

Marillion
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(07 juin 2004)
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(29 avril 2007)
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(16 février 2009)

13 décembre 2007 - Paris - Elysée Montmartre


Marillion_Paris_-_Elysee_Montmartre_20071213

Les sujets prêtant à polémique ne manquent pas dans le cas de Marillion :
-des albums qui ne font pas forcément que des heureux... certains commencent même à se demander si Marillion n'a pas fait le tour de son orientation pop-rock qu'il suit depuis une bonne dizaine d'années maintenant
-une politique commerciale étrange, consistant à aller faire la manche sur Internet pour demander à chaque fois aux fans de financer un nouveau disque
-un fanatisme grandissant d'années en années... il suffit de voir les réactions lorsqu'une personne se permet de critiquer Marbles ou Somewhere Else


Pourtant en concert, Marillion déçoit rarement. Lors du dernier passage à Paris (en avril 2007), la set-list était relativement classique. Cette fois-ci, c'est tout le contraire, Marillion a eu la bonne idée de dépoussiérer un paquet de pépites ! Pas de première partie (tant mieux !), Marillion occupera toute la soirée.

Si vous ne voulez pas passer pour un gros blaireau à un concert de Marillion, il convient de ne jamais prononcer en public les mots suivants : « rock progressif » et « Fish ». Si vous avez le malheur de le faire, certains n'hésiteront pas à se retourner pour vous observer, le regard plein de mépris.
Un peu de sérieux, halte aux sarcasmes, Marillion ne tardera pas à mettre tout le monde d'accord avec en guise d'apéritif le début de Brave... jusqu'à "The Opium Den", dont l'enchaînement avec "Fruit Of The Wild Rose" s'avère très judicieux. Le public ne tarde pas à se retrouver transporté par l'inévitable "Out Of This World" et aussi par le nouveau titre "Real Tears For Sale", très bon d'ailleurs, aux sonorités seventies séduisantes. « Vivement le nouvel album » se dit-on dans la salle ! Et on n'a encore rien vu du concert !

Tout le monde est en forme, Steve Hogarth très en voix, Mark Kelly et Steve Rothery inspirés comme jamais. Mais la grosse surprise reste bien sur Ian Mosley, de retour au top de sa forme : technique, subtil, pêchu quand il faut, on l'a rarement vu aussi bien joué. Et la set-list évolue avec encore et encore des surprises pour ceux qui, comme moi, n'aiment pas la découvrir six mois à l'avance sur Internet. Pour une fois, les éternels classiques de l'ère H ne sont pas joués... exit donc les "Man Of A Thousand Faces", "King", "Afraid Of Sunlight", "Easter", "Between You And Me".

Pour ce superbe concert, on attendait pas forcément des titres dynamiques comme "Hooks In You", "Cannibal Surf Babe" ou "This Town", interprétés de main de maître et donnant un bon coup de fouet par la même occasion ("The Other Half" est plus dispensable par contre). Un très beau "Somewhere Else" et un "Seasons End" d'anthologie, on savoure le retour inattendu de la fameuse trilogie d'Holidays In Eden ("This Town" / "The Rakes Progress" / "100 Nights"), avant d'enchaîner sur deux gros pavés, très différents, aussi bien sur le fond que la forme. L'un est relativement classique dans sa structure, avec plusieurs passages « à l'ancienne » qui auraient presque pu être chanté par – je vais me faire tuer - Fish ("This Strange Engine") ; H se plantera même sur un couplet. L'autre est nettement plus original et aérien, "Ocean Cloud"... oui, "Ocean Cloud", un des sommets de Marbles, joué en rappel avec "Neverland", cela tient presque du rêve. Voilà que je dis du bien de Marbles maintenant, mais où va t-on ?


Bref, un concert en béton qui aura grandement satisfait les fans... et même converti les sceptiques. Marillion reste un grand groupe de scène et on espère les revoir bientôt. Une réussite!


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