CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 28 juin 2012




SETLIST

Dream On
Gone Too Far
Starlight
Remember It's Me
Sister Moon
Hush
One Life, One Soul
Mountain Mama
Right On
The Story's Over
Fist In Your Face
Lift U Up
Anytime Anywhere

AFFILIÉ

15 juin 2012 - Hellfest


Gotthard_Hellfest_20120615

Il n'est jamais évident pour un groupe de se relever du départ de son chanteur emblématique, mais alors quand celui-ci disparaît dans des circonstances aussi tragiques que Steve Lee, c'est quasiment mission impossible. Mais voilà, the show must go on, et Gotthard a décidé de faire face et de poursuivre l'aventure avec un inconnu nommé Nic Maeder. Un choix convaincant en studio, ne restait plus qu'à confirmer en live.

Une chose est sûre, il n'y a rien à redire au niveau de ses capacités vocales. Gotthard a fait le choix d'un chanteur différent de Lee, avec un registre plus épuré, moins flashy. Cela n'empêche pas Maeder de rendre honneur aux compos du groupe, et ce dès le premier morceau, un "Dream On" magistralement exécuté, parfait pour lancer les débats. Le bougre décroche définitivement ses galons un peu plus tard avec un "One Life, One Soul" à vous filer la chair de poule, interprété en piano / voix et dédicacé à la mémoire de Steve Lee. En quittant la scène à ce moment-là, Leoni et ses acolytes semblent l'adouber définitivement. Paradoxal non ?
Et pourtant, on a l'impression que Maeder n'a pas encore pris toute la mesure de son rôle de frontman. Si sa capacité à parler le français lui permet de communiquer facilement avec le public, il se révèle un peu timide sur scène, un peu en retrait. Contrairement à Leoni et Freddy Scherer, les deux guitaristes, jamais il n'utilise l'avancée scénique à sa disposition, un peu comme s'il ne se sentait pas encore pleinement en confiance. Gageons que ça viendra par la suite, mais pour l'instant, on le sent plus à l'aise guitare en main, comme déchargé de ce poids. Et mine de rien, des morceaux réarrangés pour 3 guitares, Gotthard en a joué un paquet lors de ce set.
Côté setlist, ce fut un véritable régal. Un enchaînement parfait pour débuter, avec un "Dream On" judicieusement placé en ouverture et un poignant "Gone Too Far" que s'est parfaitement approprié Maeder. Toujours dans un style hard classieux et mélodique, "Starlight" ouvre le bal des nouveaux morceaux, pas moins de 4 au total, dont certains sont appelés à devenir de futurs classiques comme la jolie ballade "Remember It's Me" ou "The Story's Over", excellent morceau de hard bluesy que le groupe affectionne. Les classiques ne sont pas en reste, comme "Sister Moon" ou l'habituel final "Lift U Up" / "Anytime Anywhere". Et pour chanter, il reste toujours la reprise de "Hush" !


On attendait Gotthard au tournant, et le test a été réussi haut la main. Encore un peu timoré et visiblement encore attaché à son rôle de musicien davantage qu'à celui de simple chanteur, Maeder n'aura sûrement jamais le charisme de Steve Lee, mais il émane de lui une humilité et une simplicité qui se fondent très bien dans l'identité du groupe. Et le plus important, il fait honneur aux morceaux du groupe sans chercher à singer son prédécesseur. En ce qui concerne votre serviteur, voilà enfin le premier moment fort de cette édition 2012 !


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