CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 23 juin 2012




SETLIST

Ozzy / Blasko / Gus G. / Tommy Clufetos
Bark At The Moon
Mr Crowley
Suicide Solution
I don't Know
Shot In The Dark
Rat Salad

Ozzy / Slash / Gus G. / Geezer Butler / Tommy Clufetos
Iron Man
War Pigs
NIB

Ozzy / Zakk Wylde / Blasko / Tommy Clufetos
Crazy Train

Ozzy / Zakk Wylde / Slash / Gus G / Geezer Butler / Blasko / Tommy Clufetos
Paranoid

AFFILIÉ

17 juin 2012 - Hellfest


Ozzy_&_Friends_Hellfest_20120617

« Depuis que je suis loin de toi, tu es comme loin de moi. C’est ça être là-bas. » Et c’est cela être programmé au Hellfest en 2012, mais chacun son tour et à ses journées plus ou distinctes. Ö oui, Axl aimait Slash, mais aucun des deux se parlent depuis quinze longues années. Slash, lui, aime profondément Ozzy et le chanteur Myles Kennedy. Ozzy aime toujours Zack, son fils spirituel des 90’s volant depuis tant d’années de ses propres ailes labellisés BLS. Amours, désamours, trahisons, réconciliations devant un mur d’amplis Marshall : ou comment transformer Clisson en petit un Santa Barbara en soixante-douze heures. Vous saurez tout sur ce Big 4 en Pays-de-Loire !

Episode 4. Ozzy & Friends, dimanche 16 juin  – Mainstage 01 – 23:10 / 01:00 (horaire théorique)

La lance à mousse est prête depuis déjà plusieurs heures, en bas de la Mainstage 01, juste à l’entrée du pit photo. Une probable directive de Sharon, histoire d’arroser les premiers rangs en cours de jeu, à l’instar du show qui avait (presque) clôturé l’édition 2011 du Hellfest (c’est Opeth qui avait alors connu l’immense honneur d’achever le week-end côté grandes scènes). Ozzy joue donc les récidivistes. Et personne n’ignore que notre Prince des Ténèbres joue en lieu et place du Black Sabbath originel, malheureusement forfait en raison de l’état de santé du guitariste Tony Iommi. Un Black Sabbath qui était pourtant LA tête de gondole, pour ne pas dire l’une des grandes fiertés, de cette cuvée 2012. Disons que ce n’est que partie remise, hein, Tony. Hein -dans une moindre mesure- Bill Ward… Là encore il y a du beau monde à rabibocher. Pas enclin à cirer le banc des remplaçants, Ozzy rentre sur le terrain pour deux mi-temps. Une première (redite de l’année passée) qui le voit accompagné de son line-up habituel pour tirer quelques habituelles cartouches de son répertoire personnel. Et un second mouvement où le Magicien d’Ozz s’adjoint au fur et à mesure les services de ses friendz Zakk Wylde, Slash et du bassiste de Black Sabb’, Geezer Butler.

Showtime ? Pas si sûr et pourtant Ozzy avait plus que largement assuré le travail en 2011, succédant à un Judas Priest mi-figue, mi-raisin. Tout commence pourtant impeccablement avec un "Bark at the Moon" sur lequel le guitariste Gus G. se montre plus qu’à son avantage, et côté son, et côté aisance scénique. Ce dernier, petite parenthèse, nous confiait sur le stand de guitares Lag sa fierté de participer à cette aventure et de croiser le fer avec Slash et Wylde. Une aventure qui va tourner court, malheureusement, en raison… de la météo. Une aventure qui va effectivement tourner en eau de boudin dès le second morceau, "Mr. Crowley." Ozzy, à invoquer un chantre de l’obscurantisme, voilà le résultat : une pluie battante digne d’un concert en Asie du sud-est en pleine mousson. Merci. La prochaine fois, implore plutôt Mrs. Dhéliat ou Mr. Romejko: cela évitera de voir ton set amputé d’une bonne trentaine de minutes. Mais la tempête n’est pas la seule fautive, sauf si le vent d’ouest altère les qualités vocales d’Osbourne, pas à la fête. Il s’en excusera d’ailleurs au sortir de sa prestation ! C’est dire. Bref : Ozz' à côté de la plaque, un public trempé comme la scène qu’écopent trois techniciens en permanence. Une chute est si vite arrivée, hein Axl… Un "Shot in the Dark", si je puis dire, histoire de ne pas en arriver à la "Suicide Solution"… Non n’en sommes quand même pas encore là.

Pas là parce que les collaborateurs et les Friendz assurent le spectacle tant qu’ils peuvent. C’est probablement même leur attente qui fait tenir le public (avec le set terminal de Lamb of God qui devrait suivre si tout va bien). Geezer Butler, la classe à la basse Sabbath, débarque sous les applaudissements. Les premiers rugissements de son instrument sur "Iron Man" sont reconnaissables entre mille. Puis Slash déboule, en tee-shirt (grand fou), pour ses trois titres dont "War Pigs" sort grand gagnant tout juste derrière le suscité "Iron Man" et ses petits soucis de son imputables au vent diabolique qui ne cesse de croître au fil des minutes. Slash est totalement à son aise, se partage le solo avec Gus G. mais aussi les quelques mètres carrés qui demeurent à l’abri de la pluie. On sent la carte blanche laissée par Ozzy au guitariste qui tape un chorus dans son registre habituel, sans trop se fatiguer. Rien ne déborde sauf la scène, il va de soit. Le musicien chapeauté et finalement détrempé nous salue pour céder sa place à son confrère Zakk Wylde. Le temps d’un seul titre… qui n’appartient ni au répertoire du Sabb’, ni aux compositions du monsieur pour Ozzy. Exit "Mama I’m coming Home", "I don’t want to change the World" ou éventuellement "No More Tears." Rageant tant l’homme n’a rien perdu de sa superbe à taper ce répertoire qu’il connaît si bien. Le public se contentera donc seulement de "Crazy Train." Mais les conditions de jeu obligent les protagonistes à rejoindre leurs vestiaires, juste après avoir tous ensemble partagés un "Paranoid" final. Histoire de finir sous une bonne note. Ou plutôt une belle image.


« Il pleut sur Nantes », chantait Barbara. Plus belle sortie était attendue et espérée pour ce Big 4 Hard & Heavy. Une déception à l’odeur de cochon grillé, pour ne par dire de pétard mouillé, juste avant l’entrée de Lamb of God en clôture  de ces Hellfestivités. L’oeil humide, mais le cœur gros, tout un chacun aurait préféré entendre Ozzy inviter le chaland à brandir son briquet. Et dire qu’il a fait beau pendant Within Temptation... Et dire que cinq jours plus tard, Ozzy & Friends cassaient la baraque au Grasspop. Cette fois, c’est entendu : il pleure dans mon cœur comme il pleut sur Clisson./span>

Crédit Photo: http://www.ozzy.com/us/photos


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