CHRONIQUE PAR ...

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Sebrouxx
le 23 juin 2012




SETLIST

Chinese Democracy
Welcome To The Jungle
It's So Easy
Mr. Brownstone
Sorry
Rocket Queen
Estranged
Better
Richard solo
Live And Let Die
This I Love
Shackler's Revenge
Motivation (Tommy on vocals)
Dizzy solo
Street of Dreams
You Could Be Mine
D.J. Ashba solo
Sweet Child O' Mine
Band jam (Another Brick In The Wall)
Axl piano solo
November Rain
Glad To Be Here (Ron on vocals)
Don't Cry
Civil War
Knockin' On Heaven's Door
Nightrain

- Rappel :
Paradise City


AFFILIÉ

Guns N' Roses
Paris - Bercy
(13 septembre 2010)

16 juin 2012 - Hellfest


Guns_N'_Roses_Hellfest_20120616

« Depuis que je suis loin de toi, tu es comme loin de moi. C’est ça être là-bas. » Et c’est cela être programmé au Hellfest en 2012, mais chacun son tour et à ses journées plus ou distinctes. Oh oui, Axl aimait Slash, mais aucun des deux se parlent depuis quinze longues années. Slash, lui, aime profondément Myles Kennedy, mais aussi Ozzy Osbourne. Ozzy aime toujours Zakk Wylde, son fils spirituel des 90’s volant depuis tant d’années de ses propres ailes labellisées BLS. Et Zakk, lui, aime tout le monde. Amours, désamours, trahisons, réconciliations devant un mur d’amplis Marshall : ou comment transformer Clisson en petit un Santa Barbara en soixante-douze heures. Vous saurez tout sur ce Big 4 en Pays-de-Loire !

Episode 1. Guns n’Roses, samedi 15 juin – Mainstage 01 – 22 :30 / 02 :00

« All we need is just a little patience. » Tout ce dont nous avons besoin, c’est de faire preuve d’un peu de patience. Cette chanson, bien connue des fans de Guns n’ Fuckin’ Roses, incite néanmoins à bien des railleries du public présent en masse ce samedi soir pour ze affiche of ze day. C’est également une crainte (légitime?) des organisateurs de festivals et promoteurs des tournées du Gn’R New Generation. Axl et ses caprices. Axl, l’homme aux bijoux perdus, puis retrouvés lors de son dernier set parisien. Axl, l’icône de toute une époque où le short moulant était de rigueur. Axl, l’homme qui aimait les femmes, mais surtout et comme tout bon gentleman se faire désirer. Mais contre toute attente, Axl répond présent à l’heure convenue, accompagné des ses désormais fidèles musiciens de luxe.  
Axl, le premier, se demandait à quoi s’attendre d’un festival comme le Hellfest. Bon, mon grand, t’es gentil mais mais t’as quand même quelques copains qui ont déjà fait le déplacement, dont les zigues de Mötley Crüe qui, en plus, remettent le couvert cette année. Même ton pote Sebastian Bach fait le voyage  cette année. Et avec un peu de chance, il est encore là. Et surtout rassure-toi : Slash n’arrive pas avant demain : pas de risque, donc, de le croiser backstage.  Pas de coup de Trafalgar  en vue, l'ami, alors Welcome to the Hellfest Jungle, Baby ! Ah, non, tu commences par autre chose, en l'occurrence par "Chinese Democracy", titre éponyme de ton dernier album qui, soit dit en passant commencer à dater (2008). Personne n’aura l’outrecuidance de te demander de te dépêcher d’en sortir rapidement un autre. Juste d’offrir du plaisir ce soir. Et de faire taire les rumeurs et autres contre-vérités qui circulent, et te concernant, et concernant le bon déroulé du concert pour tout spectateur arborant un tee-shirt estampillé Slash…
Un autre vêtement croisé maintes fois par une crème de journaliste affichait fièrement, je cite, AXL=GNR. Au regard des shows de cette tournée, mais également de la précédente, c’est un fait avéré. Certes, ça joue juste, parfois même trop juste, trop parfait, trop clinique. Trop californien épuré. Mais ça joue bien, avec une mention spéciale à l’ensemble de tes musiciens. Ron Bumblefoot Thal pose plus que jamais à la Zakk Wylde (fût un temps, tu aurais bien aimé l’enrôler, celui-là, non ?), en front de scène, les yeux fermés et tête haute. Quelle performance sur "Estranged", certes joué note pour note, mais avec une maestria qui force le respect. Second guitariste, DJ Ashba -parfait mix de Slash (..) et de Mick Mars en visite chez Tim Burton- en fait des tonnes à la wah wah ("Civil War"), parcourt la scène de part et d’autre, de haut en bas mais offre une sacrée présence. L'homme semble tout à son aise sur l'ensemble des titres extraits d'Appetite. Idem pour le troisième gratteux, Richard Fortus -clone Heavy de Joe Aerosmith Perry- qui s’impose davantage show après show. Pour ne pas dire tournée après tournée. Rien à redire sur la section rythmique constituée par Tommy Stinson à la basse (et au chant limite keu-pon sur sa reprise de "Motivation") et à Frank Ferrer aux fûts.
Les puristes hurleront mais même trop propret, l’ensemble reste foncièrement honnête dans son interprétation. Ça sonne grave, diront les djeun’s, mais a en plus le mérite de balayer la totalité du répertoire guns'n’rosien, belle époque Appetite/Use your Illusion et mouvance moderne confondues. Et les 2h30 prévues passent finalement méchamment vite. Certains s’écoutent juste un peu trop jouer, notamment sur vingt minutes de "Knockin’ on Heaven’s Door" (ce qui était aussi le cas à l’époque et pas grand monde ne s’en plaignait). L’interlude/reprise d’"Another Break in the Wall" de Pink Floyd reste une sacrée énigme (Axl, aimes-tu les groupes où le bordel règne aussi depuis pas mal d’année ? Sache que Waters et Gilmour parviennent, eux, à se parler et collaborer de temps à autre, hein…)  Mais tu nous a fait peur sur "Sweet Child o’ Mine" en chutant sans trop de bobo mais en devenant méfiant côté aquaplaning. Et nous a régalé tour-à-tour avec un "Don’t Cry" superbement réarrangé (et bien meilleur que l'ancien instrumental interprété par Bumblefoot sur les précédentes tournées), suivi d’un "Civil War" d’excellente facture. Les Guns à Clisson ? Une vraie tête d’affiche menée par une probable tête de lard qui possède toujours un sacré coffre, une fois chauffé. C'est bien pour cela qu'elle divise encore d'ailleurs.


Oui, votre Guerre Civile, nous n’en avons pas besoin. Et celle qui oppose anciens membres des Guns, et celle qui confronte fans de l’ancienne formation et de la nouvelle (souvent considérée comme un simple Tribute Band orchestré par Sir Axl). Un show de haute tenue, énergique, qui une fois atteinte sa vitesse de croisière, débande difficilement. Slash atteindra-t-il les mêmes sommets? Zakk Wylde, un temps pressenti pour tenir la six-cordes chez les Guns, offrira-t-il une énergie semblable? Et Ozzy, lui aussi raillé pour sa voix, se montrera-t-il à la hauteur d’une tête d’affiche? Vous le saurez au prochain épisode.



La suite en dessous avec le Black Label Society:
http://www.leseternels.net/live_report.aspx?id=664

Crédit Photo: Katarina Benzova (Page Facebook de Guns n'Roses)
http://www.katarinabenzova.com/


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