CHRONIQUE PAR ...

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Silverbard
le 08 juin 2012




SETLIST

Hellfire 
Stalingrad 
Restless and Wild 
Living for Tonite 
Breaker 
Son of a Bitch 
Monsterman 
Bucket Full of Hate 
Shadow Soldiers 
Guitar Solo (Wolf Hoffmann)
Neon Nights 
Bulletproof 
Losers and Winners 
Aiming High 
Princess of the Dawn 
Up to the Limit 
No Shelter 
Pandemic 
Fast as a Shark 
Rappels:
Metal Heart 
Teutonic Terror 
Balls to the Wall

AFFILIÉ

Accept
Wacken
(06 août 2005)
Paris - Elysée Montmartre
(18 janvier 2011)
Hellfest (Clisson)
(22 juin 2013)

07 avril 2012 - PPM Fest


Accept_PPM_Fest_20120407

On a beau bien s'y connaître dans un genre musical, accuser des années d'expérience en la matière, dominer tous les courants et les sous-genres, il y a toujours de rares « classiques » que l'on méconnaît. Et pour votre serviteur, ce fut le cas d'Accept, jusqu'à ce fameux 7 avril 2012 au soir. Et autant rompre le suspense d'entrée, ce show fut la plus grande claque jamais reçue dans la découverte live d'un groupe.

Aussi, il est particulièrement difficile de faire un live-report un minimum objectif d'un groupe qu'on ne connaît pas. Commençons toutefois par quelques faits. Les Allemands débutent leur show 10 minutes avant l'horaire prévu, envie de se coucher plus tôt pourrait-on se dire ? Que nenni. Accept jouera presque 2 heures, et 2 heures sans tricher. En effet, les discours entre les morceaux sont réduits au minimum syndical et excepté quelques soli fantaisistes en intro ou quelques morceaux allongés pour faire intervenir le public, la machine de guerre Accept ne s'arrête jamais. Plus de 20 morceaux pour ce soir, votre serviteur habitué aux concerts de prog n'a pas cette habitude là!

Ensuite niveau décor, c'est pas mal du tout. Un mur imposant de baffles blanches (n'y aurait-il pas quelques faux ?) orne le fond de la scène, laissant une place au milieu à la batterie généreusement surélevée et aux fûts couleur blanc/transparent du plus bel effet. Derrière cette dernière, nous retrouvons la mascotte féline du groupe sculptée et aux yeux source de rayons rouge par moments. C'est bien beau tout ça, mais le son ? Et bien, histoire de continuer dans les éloges, il fut le meilleur du festival. Il est triste de constater que seulement de très rares concerts bénéficient d'un son de batterie aussi précis et équilibré. La basse est également hautement distinguable et les chœurs, inaudibles dans 90% des concerts, furent brillants.

Tâchons à présent de parler un minimum du contenu. Car on a beau ne rien connaître d'Accept, au bout d'une minute de chanson, on a le riff gravé dans le cerveau et on chante à tue-tête le refrain! C'est bien là la force de Teutons, à l'image de leurs cousins de Blind Guardian, absolument TOUS les refrains sont des hymnes, sans compter les innombrables « Ooooh wohooooo » repris en chœur par le public. Des découvertes, il y a en a eu, à commencer par le tube "Restless and Wild", l'enchaînement excellent "Living For Tonight"/"Breaker"/"Son of a Bitch", le mid-tempo "Neon Nights", les plus sautillants "Princess of the Dawn"/"Up To The Limit", le rouleau compresseur "Fast as a Shark" et évidemment l'ultime rappel "Balls To The Wall".

Bref, rien de bien nouveau pour les vieux fans, mais le public venu en masse et de tout âge fut résolument conquis. Des conditions matérielles optimales, un groupe qui se donne à fond et qui affiche un sourire radieux. Espérons qu'ils ne se fatiguent pas trop, parce que même avec un line-up assez loin de celui d'origine, peu de groupes osent délivrer des performances d'une telle intensité!


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