CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
le 13 décembre 2007




SETLIST

Pictures Of Home
Things I've Never Said
Into The Fire
Strange Kind Of Woman
Rapture Of The Deep
Mary Long
Kiss Tomorrow Goodbye
Contact Lost
Guitar Solo
Well Dressed Guitar
The Battle Rages On
Lazy
Loosen my strings
Keyboards Solo
Perfect Strangers
Space Truckin
Highway Star
Smoke on the water

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18 novembre 2007 - Paris - Olympia


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Deep Purple en concert à Paris... quelle surprise, un an après leur passage au Zénith ! On peut dire qu'ils tournent les gars... ben ouais, faut bien vivre ! Leurs disques ne se vendant plus tellement, tourner est pour eux le seul moyen de gagner de l'argent... et c'est le lot de tous les vieux groupes d'ailleurs, dont les derniers albums studio n'atteindront jamais les ventes de leurs vieux classiques. A l'instar de Status Quo récemment, Deep Purple a entamé une tournée française généreuse cette année (Reims, Tours, Rouen, La Rochelle, Pau, Beauvais, Brest, Beauvais, Châteauroux... et j'en oublie, on s'y perdrait presque !), tournée qui passe par l'Olympia à Paris. Une salle symbolique puisque Deep Purple n'y est plus passé depuis 1996, date de l'enregistrement de l'excellent Live At The Olympia.

La première partie sera assurée par les très décriés Café Bertrand... faut avouer que les die-hard fans de Deep Purple, suivant le groupe sur toute sa tournée française, en ont vraiment marre de se coltiner Café Bertrand depuis 2006. On peut les comprendre. Mais qu'en est-il exactement ? Les fans de Deep Purple sont très branchés « classic-rock » et il est difficile pour eux d'apprécier autre chose que la musique des années 70. Le rock/hard rock personnel (rien à voir avec Noir Désir, contrairement à ce qui a pu être dit à leur sujet) de Café Bertrand ne plaira pas à tout le monde pour ces raisons. Ce fut pourtant une agréable surprise, avec une bonne présence scénique de la part du chanteur (dommage qu'on ne comprenne pas ce qu'il chante – les paroles sont en français !). Sa voix est rauque et transpire la sueur, ça le fait... la rythmique derrière est efficace et envoie la purée. Un bon groupe de rock en France, exécuté par des gars qui ont plus de 18 ans, c'est que ça deviendrait rare ces derniers temps donc on va pas se plaindre !

S'attendre à un concert à l'Olympia aussi excitant que la tournée Purpendicular serait une erreur : le contexte n'est plus du tout le même ! Si l'arrivée de Steve Morse apportait beaucoup d'air frais et d'énergie en 1996, cet effet « coup de jeune » n'est plus valable depuis pas mal d'années maintenant... en gros, depuis que Deep Purple a enchaîné les tournées aux set-lists « best of » et prévisibles. Aller voir Deep Purple n'est plus vraiment excitant maintenant, on a l'habitude, ils passent chaque année, c'est la routine. Qui plus est, Steve Morse a fait preuve de son incapacité à se renouveler, en balançant à chaque fois, sur chaque album, les mêmes solos.

Mais cette année est la bonne, la set-list est intéressante, mêlant habilement les classiques et des vieux titres ressortis du placard ("Into The Fire", "Mary Long", "Strange Kind Of Woman" pour les plus vieux, "The Battle Rages On", "Loosen My Strings" pour les plus récents). Le trip nostalgique fonctionne, l'énergie et le plaisir de jouer sont bien là, et qui plus est, le groupe joue super bien, surtout Ian Paice et Roger Glover, impressionnants de maîtrise. Don « Bilbo Le Hobbit » Airey n'apporte pas grand chose de nouveau par rapport à Jon Lord, mais du moment qu'il reproduit à l'identique les parties de claviers, c'est tout ce qui compte. Seulement deux titres du dernier album en date, dont un "Kiss Tomorrow Goodbye" très dynamique et l'arabisant "Rapture Of The Deep", passant bien l'épreuve du live. Trois titres plutôt devrait-on dire si on ajoute "Things I've Never Said" et vu sa qualité, on se demande bien pourquoi elle ne figure pas elle aussi sur Rapture Of The Deep.

Ian Gillan et Steve Morse ne seront par contre pas au top. L'un, visiblement jovial et en pleine forme physique (on le verra même ricaner bêtement quelques fois, comme si il était torché, ce qui ne serait guère étonnant de sa part !) se fera seconder par la guitare quand la bouche n'arrive plus à sortir les cris (et ça arrivera assez régulièrement), et l'autre se permettra plusieurs pains auxquels il ne nous avait pas habitués (il sourira moins que d'habitude d'ailleurs... un signe ?). Les solos « aller-retour » de Steve Morse, déjà peu passionnants à l'origine, deviennent du coup vraiment ennuyeux lors des intermèdes instrumentaux.


Enfin, tout cela n'est pas trop grave, c'est du rock 'n' roll et chaque concert n'est pas censé être parfait. Surtout que là, tout le monde est ressorti ravi de la prestation de Deep Purple... à part les puristes habituels, pour qui la qualité d'un concert se mesure uniquement par la quantité d'exploits techniques et blackmoresques. Les pauvres...


Merci à Davidandre et fab_fr du site Deep Purple francophone pour la photo


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