CHRONIQUE PAR ...

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Aurelsan
le 13 décembre 2007




SETLIST

Fear of a Blank Planet
What Happens now?
Sound of Muzak
Lazarus
Anesthetize
Open Car
Dark Matter
Blackest eyes
Cheating The Polygraph
A Smart Kid
Way out of Here
Sleep Together
-----------------
Waiting (Phase 1)
Trains
Halo

AFFILIÉ

Porcupine Tree
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2008)
Bordeaux - Koslow
(12 mars 2003)

03 décembre 2007 - Paris - Olympia


Porcupine_Tree_Paris_-_Olympia_20071203

-Porcupine Tree joue à l’Olympia !
-…
-Oui oui, vous avez bien entendu.
-Mais que diable font ces anglais progueux dans l’antre de la variété française ?
-Et bien, ils y donnent leur concert parisien semestriel et en plus c’est quasi sold out. Vous en voulez plus ?
-Oui bien sûr.
-Anathema assure la première partie.
-Gosh !

C’est donc pour cette occasion que tout ce que compte la région comme amateur de rock progressif s’est donné rendez-vous au 28 boulevard des Capucines dessous la grande enseigne lumineuse. Attention Mesdames et Messieurs veuillez vous approcher, le spectacle va commencer.


Pour certains la tête d’affiche, pour tous les autres une très bonne première partie, Anathema a rempli son rôle haut la main en nous servant sur un plateau un set particulièrement soigné. Des 45 minutes montre en main du show, on retiendra avant tout la prestation de la belle Lee Douglas ("Closer" et "Natural Disaster"). Le finish a cappella de "Closer" fut tout simplement un ravissement pour les oreilles. A ce moment précis, il n’était pas nécessaire de faire d’autres démonstrations. Devant un public littéralement subjugué, c’était un instant à qualifier de rare. La seconde moitié du set fut légèrement moins soutenue, des parties instrumentales plus longues, des mélodies plus atmosphériques, l’ambiance resta toutefois très agréable. Grâce à un public particulièrement réceptif et bien aidé par de petits groupuscules de fans sans failles, cette première partie ne nous a laissé que de bonnes impressions, on attend évidemment la suite.

L’attente ne fut pas bien longue. A l’heure H, Porcupine Tree entre sur scène sous un tonnerre d’applaudissements. La fosse est déjà électrique, au balcon les yeux pétillent. "Fear of a Blank Planet" ouvre la voie d’un show d’une remarquable maîtrise du début à la fin. Le son est impeccable mais on ne s’attendait pas à moins. Le groupe déroule ensuite sur "What happens now ?" et "Sounds of Muzak". Tout va bien, la salle est aux anges. Mais la grosse claque arrive : "Lazarus", "Anesthetize" et "Open Car" déboulent sans prévenir. Que dire de plus… c’est autant une fête dans les oreilles que pour les yeux. Les nombreuses vidéos qui tournent sur l’écran géant sont étrangement dans le rythme des chansons. Du papier à musique on vous dit ! La seule nouveauté jouée ce soir là aura été 1 titre tiré du dernier EP ("Cheating the Polygraph"). La fin du set se termine non moins en beauté, "Way out of here" "Sleep Together" achèvent le public…. avant le rappel !
L’olympia gronde. Certains disent que les 2 petites minutes d’absence du groupe résonnent encore dans la salle. Le rappel commence timidement avec "Waiting", guitare acoustique et douce mélodie scotchent un sourire béat sur les visages. Mais on s’attend tous à un autre grand final. Le groupe termine sur "Trains" et "Halo" toujours aussi bien accompagné par une vidéo calée à la seconde sur le tempo. La salle exulte.



Standing ovation et chapeau bas ! Voilà comment on peut résumer au mieux ce concert (et n'importe quel concert de PT d'ailleurs). Le seul petit et miniscule bémol serait à mettre du coté de la setlist. Et oui, à jouer tous les 6 mois à Paris, une relative redondance peut s'installer, mais au final qui s'en plaindra vraiment ?


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