CHRONIQUE PAR ...

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Seth
le 30 octobre 2011




SETLIST

Septic Flesh :

The Vampire from Nazareth
We, the Gods
Pyramid God
A Great Mass of Death
Anubis
Persepolis
Five-Pointed Star


Amon Amarth :

War Of The Gods
Runes To My Memory
Destroyer Of The Universe
Live Without Regrets
The Pursuit Of Vikings
For Victory Or Death
Varyags Of Miklagaard
Slaves Of Fear
Ride For Vengeance
A Beast Am I
Embrace Of The Endless Ocean
Free Will Sacrifice
Asator
Death in Fire
Twilight Of The Thunder God
Guardians Of Asgaard


AFFILIÉ

Septic Flesh
Paris - La Locomotive
(14 février 2016)
Toulouse - Le Metronum
(30 mars 2015)
Paris - La Locomotive
(01 mai 2008)

Amon Amarth
Paris - Olympia
(18 novembre 2013)
Marseille - Espace Julien
(06 octobre 2007)
Clisson - Hellfest
(23 juin 2007)
Paris - Trabendo
(10 mars 2009)
Summer Breeze 2009 (Dinkelsbühl)
(14 août 2009)
Hellfest (Clisson)
(19 juin 2016)
Casino de Paris - Paris
(07 novembre 2016)
Tournée
(07 avril 2017)

29 octobre 2011 - Bruguieres - le Bascala (Toulouse)


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La furie nordique s’est abattue samedi 29 octobre dans une salle qui ne s’y attendait probablement pas, le Bascala ayant ouvert il y a quelques mois seulement et n’accueillant pour l’instant que du jazz et du classique. Amon Amarth est donc venu mettre le lieu à feu et à sang comme tous bon vikings sont en droit de le faire, accompagnés de leurs compagnons d’armes helléniques Septic Flesh, oeuvrant certes dans un registre différent, mais qui par la même a amené un public supplémentaire.

A noter que la date de Toulouse, comme sur quelques suivantes de la tournée n’a pas eu à subir le metalcore de As I Lay Dying, apparemment indisponible pendant quelques jours. Tant mieux. Surtout au vu de l’injustice cauchemardesque initialement prévue qui était de placer As I Lay Dying entre les deux groupes dans la soirée, faisant donc de Septic Flesh une première partie. Nous avons cependant eu droit (pour compenser en durée probablement) à un groupe local du nom de Dwail, cette fois placé en tout début de soirée. Injustice momentanément réparée donc, et excellent prétexte pour aller tester le bar flambant neuf du Bascala, justement placée à l’écart de la salle principale ou se déroulait le concert. Car il faut savoir que Dwail, c’est un groupe de hardcore (se qualifiant de mathcore barré) avec un discours hardcore, avec la gestuelle qui va bien et l’habitude de harranguer abondamment le public entre les chansons. Et surtout, ce groupe n’avait absolument rien à voir avec l’affiche de la soirée. Passons donc sur ce groupe hâtivement rajouté au dernier moment et qui n’a finalement rien apporté.

Le concert commence réellement lorsque l’ambiance s’assombrit pour accueillir Septic Flesh. Le groupe débute son set par la chanson d’ouverture de leur dernier album, "The Vampire of Nazareth", dont la noirceur achève de mettre tout le monde dans l’atmosphère glauque et malsaine des Grecs. Seth, le chanteur, fait preuve d’une présence scénique à couper le souffle, tant par la finesse de ses paroles, la violence mesurée de ses growls et la profondeur de sa voix qui inonde la salle, peu importe qu’il chante ou qu’il parle. Parfois usant d’une gestuelle malsaine rappelant tour à tour celle d’un homme fou, paranoïaque, ou celle d’un chef d’orchestre détraqué menant le public de ses longs doigts menaçant, son jeu de scène est remarquable. Même son headbang semble mesuré, ciselé, aussi fin et précis que la musique que le groupe compose. Seul problème lorsqu’on voit le groupe sur scène, c’est qu’on finit par se dire qu’en live, Seth EST Septic Flesh. Le reste du groupe, bien qu’impliqué dans la réalisation des albums studio, ne se détache pas vraiment sur scène, se contentant de jouer leur partie et laissant faire Seth pour le reste, dont la seule erreur fut de provoquer un wall of death dans le public, pratique qui ne correspond pas à l’ambiance de Septic Flesh. Le groupe piochera principalement dans les deux albums sortis depuis leur reformation, c'est-à-dire le fulgurant Communion et leur dernière production, le très bon The Great Mass.

Après un set beaucoup trop court au vu de la qualité, Septic Flesh laissèrent finalement la place à Amon Amarth, qui prit possession de la scène devant un public enfiévré qui, on le devine, s’était majoritairement déplacés pour voir les vikings. Et c’est un groupe très en forme, Johann Hegg particulièrement, qui entame un set endiablé, piquant autant que possible dans un peu de chaque période du groupe, avec naturellement un gros penchant pour le dernier album, Surtur Rising. Johann est vraiment enthousiaste, court d’un bout à l’autre de la scène, s’adresse souvent au public, et plusieurs fois en français, boit allègrement à sa corne de viking (même s’il n’y a rien dedans) avant de la remettre hargneusement à sa ceinture. Amon Amarth reste vraiment le groupe taillé pour la scène, tant par sa musique que par sa présence sur scène et pour le public, qui était d’ailleurs absolument conquis. Le groupe, ému par tout ce que le public lui aura donné « Toulouse » ce soir-là restera un long moment sur scène à la fin du set, à saluer et remercier, mais également à offrir des objets et applaudir les fans, montrant la gratitude et l’émotion qu’il y aura eu ce soir-là entre les généreux vikings et leur public.


C’est donc avec un total sentiment de satisfaction que le groupe comme le public quitteront la Bascala ce soir, après s’être nourri l’un de l’autre. Et malgré cette affiche bizarre rassemblant des publics somme tout assez différents, il est finalement positif d’avoir vu l’annulation tardive d’As I Lay Dying, qui pour le coup aurait pu rassembler deux publics vraiment incompatible. Il est également à espérer que l’excellence et la finesse de Septic Flesh n’aura pas été balayé dans les mémoires des présents ce soir-là par la brutalité et l’efficacité scénique des vikings suédois de Amon Amarth.


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