CHRONIQUE PAR ...

73
Dimebag
le 04 septembre 2011




SETLIST

Specular Reflection
Augment Of Rebirth
Mirrors
Obfuscation
Disease, Injury, Madness
Prequel To The Sequel
Viridian
White Walls
Selkies : The Endless Obsession

AFFILIÉ

Between The Buried And Me
Paris - La Maroquinerie
(02 septembre 2011)
Paris - La Maroquinerie
(31 octobre 2012)
Hellfest (Clisson)
(21 juin 2013)

02 septembre 2011 - Paris - La Maroquinerie


Between_The_Buried_And_Me_Paris_-_La_Maroquinerie_20110902

Between The Buried And Me avec Animals As Leaders en ouverture... J'entends d'ici les « bouuuh métal de branleurs de manches, trop barrés les types, trop cérébraux, ça se touche à fond et ça accroche pas une brique », des amateurs de styles un peu plus ''classiques''. Ils ont leurs arguments, mais un truc que je ne tolèrerais pas qu'on leur reproche après avoir assisté au show d'hier, c'est de dire qu'ils ne démontent pas TOUT en live. Car oui, hier soir à la Maroquinerie, les deux groupes furent grands.

Pour être tout à fait honnête, il y avait bien un troisième groupe en ouverture, Doyle, mais étant arrivé un peu tard à ménilmontant, je les ai loupé, sorry les boys. C'est donc dans une salle déjà bien remplie (d'ailleurs quelle salle ! C'était ma première à la Maroquinerie et la configuration très particulière des lieux, un peu amphi, un peu arène, se prête à merveille aux concerts les plus furieux, ce qui fut le cas hier soir) que je débarque pour voir le début du concert d'Animals As Leaders et leur djent métal progressif instrumental, aussi technique et jazzy que potentiellement casse-gueule en live. Si vous êtes des lecteurs assidus de ce merveilleux webzine (sinon vous allez vous y mettre hein), vous aurez peut être lu la dithyrambique chronique de leur premier album parue il y a quelques temps déjà dans ces pages (chronique). Bref, pour faire court, il était fort possible que la musique ultra technique du combo de l'énorme guitariste Tosin Abasi ne fasse pas forcément mouche en live. Il n'en fut rien. Armés d'un groove monstrueux, d'un son tout à fait correct rendant parfaitement justice à leurs injouables délires et d'une bonne humeur communicative (visiblement surpris d'être aussi bien reçu, Tosin avait la méga-banane), AAL a délivré un show de très grande qualité, parfait à tous points de vues pour une ouverture de BTBAM. Les Ricains en ont profité pour annoncer la sortie prochaine d'un deuxième assaut, qu'on attend avec impatience. Weightless sortira en novembre et sera chroniqué dans ces pages, à n'en pas douter. Bref, après une demi heure de kiff, le trio laisse la place aux maîtres de la soirée, qui se font rares en France (d'ailleurs le show était sold out). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que BBTAM n'a pas déçu. Venus défendre leur dernier (et excellent) EP en date, les barges de Winston Salem ont retourné la Maroquinerie avec une prestation certes un tout petit peu courte (putain de couvre feu oblige, plus de son à 22h30), mais d'une intensité fantastique.

Avec une setlist pas loin d'être parfaite, faisant la part belle au dernier EP (''Specular Reflection'' et ''Augment of Rebirth'' joués en ouverture) et aux géniaux Colors et The Great Misdirect (3 morceaux chacun, et notamment un ''Obfuscation'' d'anthologie, meilleur moment du concert à mon sens), les Américains ont comblé une salle déjà clairement acquise à leur cause. Et là c'est le moment de lancer un gros ''Big-Up-One-Love-Kikoolol'' à l'ingé son, qui a doté BTBAM d'un son à tout casser, ce qui est fondamentalement obligatoire pour un groupe aussi technique et puissant. Sans sa perf', le tout aurait pu n'être qu'une sombre bouillie bordélique, et cela aurait été des plus déplaisants (j'entends par là beaucoup plus déplaisant que pour un concert de punk, de grind ou de hardcore par exemple). Mais la prod' ne fait pas tout, et il faut également rendre hommage au groupe, impliqué, ultra pro et carré, content d'être là et encore une fois assez heureux de l'accueil, hyper chaleureux il faut bien le dire, du public parisien. Vive eux donc, vive nous, vive toi qui était au concert hier soir. Si on devait distribuer des bons points, on pourrait en balancer un premier au bassiste qui, en plus d'être un monstre technique (comme tous les mecs du groupe cela dit), gigotait dans tous les sens, au batteur absolument dantesque de ce groupe, et surtout, surtout à ce put*** de Tommy Rogers, frontman absolument génial. Ce mec est d'une telle puissance et d'une telle présence en live que c'en est presque vexant. Bon, c'est un peu le sosie de Pjanic (pour ceux qui touchent un peu en footix), mais à part ça quel coffre monstrueux ! Un peu moins à l'aise sur les parties chantées en voix claire, tout en s'en sortant cependant avec les honneurs, il a cependant absolument tout détruit sur les (beaucoup plus) nombreuses parties hurlées, haranguant la foule et enchainant les mimiques hallucinées comme à son habitude. Bref, du grand Tommy, et du grand BTBAM. 


Vous l'aurez compris, pour peu que ce groupe joue avec un son de qualité comme ce fut le cas hier, les voir live est vrai bonheur tant leur melting pot de metal aussi violent que groovy, aussi intelligent que progressif et aussi original qu'exigeant relève le niveau général de la scène et fait d'eux un groupe à part, que tout amateur de fuckin' metal se doit d'écouter au moins une fois. Revenez vite les mecs, et si possible ramenez Animals As Leaders dans vos valises. Un très, très bon concert en ce qui me concerne.



©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4