CHRONIQUE PAR ...

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Carsten
le 19 juillet 2011




SETLIST

Getting Away With Murder
...To Be Loved
Burn
Between Angels And Insects
Hollywood Whore
Kick In The Teeth
Lifeline
Scars
Last Resort

AFFILIÉ

Papa Roach
Hellfest (Clisson)
(19 juin 2009)
Hellfest (Clisson)
(22 juin 2013)

09 juillet 2011 - Sonisphere France


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Désolé d'enfoncer les portes ouvertes, mais Internet est un incroyable prisme déformant. Les détracteurs s'expriment toujours plus que les admirateurs, et les salves de commentaires négatifs finissent souvent par nous dresser un tableau plus sombre que la réalité. Ainsi, si l'on en croit les commentaires réguliers sur n'importe quel forum de metalleux, Papa Roach est un groupe opportuniste qui ne s'adresse uniquement qu'aux falses. Bref, le bide annoncé, surtout placé entre Slayer et Megadeth. Et pourtant, lorsque les Ricains montent sur scène, c'est un public nombreux qui les attend, et issu d'horizons divers et variés  à en croire les différents t-shirts. Comme quoi, il y en a encore qui vont un peu plus loin que les préjugés habituels…

Et pourtant, à un moment, on commençait à se demander si Papa Roach allait vraiment jouer. Dans une mécanique aussi bien huilée que le Sonisphere (niveau respect des horaires s'entend), il est toujours étonnant de voir un groupe se pointer en retard, surtout quand tout le matos est déjà installé. Mais suite à un problème de micro de la grosse caisse semble-t-il, c'est avec près de 20 minutes de retard que ce set débute. Sympa, l'organisation aura autorisé les Californiens a utilisé au maximum le temps disponible avant le début du set de Megadeth (Papa Roach sortira de scène au moment où Junior Ellefson entame l'intro à la basse de "Trust"). En limitant le plus possible les temps morts entre les morceaux, cela leur aura permis de ne sucrer qu'un minimum de morceaux sur la setlist initialement prévue. Dommage pour "Forever" et "Time Is Running Out", deux grosses tueries qui auront probablement fait partie des victimes du soir. Tant pis, c'est un moindre mal comparé à une annulation en bonne et due forme…

Tant pis… mais c'est quand même pas de bol, parce que Papa Roach était dans un très grand soir, à commencer par son frontman Jacoby Shaddix, une fois de plus intenable. Le fait de devoir donner ce show sans avoir la possibilité de se relâcher une seconde semble avoir galvanisé le petit bonhomme. Les Californiens nous offrent un véritable enchaînement de tubes  (matez donc la setlist !), et le public ne s'y trompe guère en leur réservant une ovation après chaque morceau. La plupart des titres, sympa sur album, prennent vraiment une autre dimension en live avec des refrains irrésistibles, comme "Getting Away With Murder" ou "Lifeline". Et que dire de l'énergie primitive et rock n' roll de "…To Be Loved" ! Papa Roach n'oublie pas de varier les plaisirs avec "Scars", seul moment calme dans cette débauche d'énergie, ni d'exposer ses titres les plus récents. Si "Kick In The Teeth" est un peu le temps faible du set, surtout après un "Hollywood Whore" déjà pas exceptionnel, "Burn" s'impose d'ores et déjà comme un futur classique.


Pour un groupe de falses, Papa Roah a sacrément envoyé la purée ce samedi. Sur la petite scène, les Américains n'auront pas fédérer autant que Volbeat, groupe qui a le vent en poupe et dont le style est plus proche de celui du Big 4, mais ils auront tout de même délivré un show qui valait le coup d'œil. Si les espèces de petites plateformes disposées sur le devant de la scène, tout comme pour Bukowski la veille, sont un accessoire scénique un peu bidon, Papa Roach n'avait pas oublié d'emmener l'essentiel : une énergie rock n' roll à toute épreuve au service d'une ribambelle de tubes. De quoi fermer le clapet à bien des grincheux !


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