CHRONIQUE PAR ...

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Fealakwen
le 18 juillet 2011




SETLIST

Hit the Lights
Master of Puppets
The Shortest Straw
Seek & Destroy
Welcome Home (Sanitarium)
Ride the Lightning
The Memory Remains
All Nightmare Long
Sad But True
The Call of Ktulu
One
For Whom the Bell Tolls
Blackened
Fade to Black
Enter Sandman

Helpless (reprise de Diamond Head, avec Diamond Head et Anthrax)
Damage Inc.
Creeping Death

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09 juillet 2011 - Sonisphere France


Metallica_Sonisphere_France_20110709

C'était le seul groupe du second jour. Non pas que Slayer ou Mass Hysteria comptent pour du beurre, du tout. Mais face à Metallica, toute formation qui aurait pu faire trembler d'excitation la France entière en annonçant sa venue s'efface. Et malgré cette attente fiévreuse, ils étaient bien peu à attendre devant les grilles dès quatre heure du matin. Et seul un brave était allé jusqu'à dormir devant l'entrée du site. Bien mal lui en a pris, puisque la sécurité, décidément bien facétieuse, autorisa l'accès aux scènes par la sortie. Rires.

Puis, ce furent les longues heures d'attente, après avoir survécu à la charge folle des types prêts à tout pour être parmi les 3 500 premiers, ceux qui auraient droit à la fosse. Ou encore mieux, à la barrière. Il fallut se farcir nombre de petits groupes, du style d'Anthrax ou Megadeth. Et enfin, patienter dans le noir, en attendant que de l'autre côté, Tarja nous lâche les cothurnes. Mais lorsque "It's A Long Way To The Top" commence, annonçant l'arrivée imminente des Four Horsemen, tout cela est oublié. Et c'est sans trop y croire qu'on reluque sur les écrans géants cette intro désormais mythique : "The Ectasy Of Gold". Ils entrent un par un, dans la fumée artificielle. The show must go on ! Entame rapide et désormais classique sur "Hit The Lights". Les puristes sont aux anges, Hetfield n'est vraiment pas si mauvais que cela au chant, même si les vidéos du net semble toujours dire le contraire. Il est fou de voir que même de si vieux titres, pas vraiment cultes, comme "Hit The Lights" ou "Shortest Straw" (en milieu de setlist) peuvent être connus sur le bout des doigts par une si grande part du public.

Et dans la fosse, on frise le 100 %. Même s'il reste, ici et là, quelques paumés hagards, et la bouche fermée, qu'on reconnaît à leurs hauts de très mauvais goût, ornés d'un aigle ou d'une mascotte ignoble. Mais dès le second titre, plus personne ne les voit. Car c'est "Master of Puppets" qui s'offre à nos oreilles, chantée du début à la fin par ces milliers de fidèles qui seraient venus uniquement pour cette chanson, si James l'avait demandé poliment. Non, l'interprétation n'était pas académique. Certes, Lars Ulrich est vraiment un batteur moyen. Et oui, si "One" était parsemée d'erreurs, c'était bien de sa faute. Pareil sur "The Call Of Ktulu". Mais pourquoi ressortir du feu ces vieux marrons qui ne font même plus sourire ? Par delà les décalages et les passages tronqués, nous étions surtout là pour en prendre plein les mirettes, jouer avec les ballons de "Seek And Destroy", se pâmer devant le feu d'artifice, et se brûler la rétine au lance-flamme. D'ailleurs, petit conseil de néo vieux briscard des concerts des Mets : sur "One", fermez les yeux. Sinon quoi vous finirez le concert avec des tâches indélébiles devant les yeux, lesquelles vous empêcheront, et c'est bien dommage, de voir Trujillo faire le con cinq mètres devant vous. D'ailleurs, le bassiste désormais bien intégré, est vraiment un phénomène.

Pratiquant reconnu du Crab Core (allez vous renseigner sur YouTube, vous me remercierez), et adepte de la bouche en cul de poule lorsqu'il s'approche d'un des six micros mis à la disposition de nos héros, il reste un immense performer. Sautant comme un beau diable, à l'aise dans son jeu et avec son public, c'est le type a ne pas quitter des yeux. Même si Kirk Hammett semblait de bonne humeur, ce soir là. Comprendre qu'il a fait un sourire, une fois. Et qu'il a même relevé les yeux à la fin du concert. Et Hetfield.... Et bien, on a bien du mal à croire qu'il enchaîne trois concerts par semaine en moyenne depuis pas loin de trente ans. Peut-être est-ce un excellent comédien, peut-être est-ce surjoué, n'empêche qu'il sait comment parler à un metalhead. En anglais hélas. Mais que d'humour ! Il fait ses commentaires sur nos performances vocales, nous demande de chanter Happy Birthday pour Frank Bello d'Anthrax, parle de l'anniversaire de Metallica à venir, et arpente la scène d'un bout à l'autre, regardant dans les yeux certains élus qui s'en vantèrent à loisir sitôt le rappel achevé. Après plus de deux heures, tout de même. Et sur une fosse note : pas de Big Four pour Amnéville. Slayer et Mustaine and Co., sont loin, prétendument en raison d'un autre concert.


Les sceptiques sur ce dernier point étaient nombreux. Mais qu'importe : l'événement était à la hauteur, les pistes jouées on ne peut mieux choisies. Cinq représentants de Ride The Lightning, rendez vous compte ! Et c'est avec un sourire jusqu'aux oreilles qu'on put applaudir, dos et pieds en compote, le retour final des idoles, flanquées d'Anthrax et de Diamond Head. Les trois meilleurs concerts de la journée, d'ailleurs. Merci Messieurs, et à la revoyure !



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