CHRONIQUE PAR ...

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Painlesslady
le 05 juillet 2011




SETLIST

Blank
Story Of The Eye
White Nigger
New Orleans Is The New Vietnam
Sisterfucker (Part 1)
30 Dollar Bag

AFFILIÉ

17 juin 2011 - Hellfest


Eyehategod_Hellfest_20110617

Alors que les nuages se font plus nombreux et la pluie s’invite sur Clisson, il est l’heure de filer sous la Terrorizer Tent pour la prestation des Louisianais de Eyehategod. Le drapeau sudiste flotte au-dessus de la foule venue en masse et manifestement pas seulement pour se mettre à l’abri. Mike Williams et ses acolytes sont attendus de pied ferme pour leur 2ème apparition au Hellfest après leur performance de 2009. Sous l’appellation « sludge », leur musique est souvent décrite comme un hybride du Black Sab' et des Melvins, saupoudré de haine hardcore à la Black Flag. En gros, c’est un peu comme la bouffe du Hellfest : lourd, crade, malsain mais tellement bon à la fois.

Bien décidés à nous décrasser les tympans, ils nous balancent une prestation bien lourde et crasseuse. L’efficacité même. Le sieur Williams a l’air défoncé comme il se doit, on n’en attend pas moins de lui, connu pour ses nombreux excès et séjours en rehab. Il faut dire avec des titres comme "Dopesick", "Self Medication Blues", "Methamphetamine" and co, on se doute que les gars ne sont pas des straight edges comme le sont devenus certains de leurs potes...

Les larsens malsains de Jimmy Bower, la rythmique pachydermique et la haine de l’humanité et ses méfaits que Williams nous vomit dans son micro nous transportent dans la moiteur comateuse du bayou avec l’impression d’avoir picolé trop de bourbon et fumé trop d’herbe. La violence de la charge nous colle au sol, même plus la force de headbanguer, le public a l’air scotché, plombé même. Faut-il que les fans d’Eyehategod soient masos ou misanthropes pour apprécier d’écouter le récit de toutes les violences humaines en musique. Drogue, violence domestique, viols, meurtres, ça fait rêver. Et pourtant, derrière la haine, les riffs et le groove sudiste accrochent.


Au milieu d’une set list composée de classiques, le groupe nous fait la surprise de jouer un nouveau titre bien groovy joyeusement intitulé "New Orleans Is The New Vietnam."  Nouvel album prévu ? Suspense. Pour l’heure, on quitte la tente encore tout nauséeux et avec le plaisir de retrouver Jimmy Bower avec Down plus tard dans la soirée.


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