CHRONIQUE PAR ...

85
JC
le 03 juillet 2011




SETLIST

Hallelujah (Leonard Cohen)
2010
Grace
Master of Puppets (Metallica)
End of Me
Bring Them to Light
Nothing Else Matters (Metallica)
Last Hope
Seek and Destroy (Metallica)


Refuse/Resist (Sepultura)
I Don’t Care
Hall of the Mountain King (Edvard Grieg) 

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18 juin 2011 - Hellfest


Apocalyptica_Hellfest_20110618

Tout violoncelliste qui se respecte ne serait pas passé à côté de la prestation d’Apocalyptica en ce samedi 18 juin. Pas même pour le concert des hockeyeurs de Comeback Kids ! Direction donc la Mainstage 1 avec néanmoins une légère appréhension : la prestation des Finlandais sera-t-elle aussi impressionnante que celle vue en 2006 ou ne sera pas ?

Il faut dire que la direction prise par le groupe en album ces dernières années n’a jamais été réellement convaincante à mes yeux. Même si l’on y trouve du bon, on y trouve aussi du beaucoup moins bon. Dommage quand on voit l’énorme talent des larrons dans leur instrument. Cela ne les empêche cependant pas d’avoir la cote auprès du public qui est bien nombreux pour ce concert de métal symphonique made in Finland. L’entrée se fait sur fond d’"Hallelujah", hymne de Jeff Buckley, avant d’enchainer avec "2010", titre de leur dernier album. D’ailleurs, on aurait pu penser que celui-ci serait bien mis en avant dans la setlist, et bien non. Trois morceaux seulement, c’est assez peu. Pour compléter tout ça, le quatuor a notamment puisé dans Inquisition Symphony et Worlds Collide. Dommage ? Certes, car le peu de fois où le groupe représente ses anciennes productions, c’est à travers des reprises de Metallica ou de Sepultura. Pourtant Cult, Reflections et l’album éponyme possèdent bon nombre de morceaux qui auraient mérité leur place au sein de la liste des morceaux joués. Et oui les gars, vous aussi vous avez composé des trucs, vous savez ? 

Bref… passons. Sur scène, nos violoncellistes occupent la scène de part en part, communiquent avec le public et font tournoyer leur chevelures. La prestation aurait pu être de qualité mais malheureusement, les Finlandais s’acharnent dans leurs choix incompréhensibles, même en live. Comment diable choisissent-ils leurs musiciens ? La prestation du batteur aura été des plus décevantes et nous a donné la désagréable impression de simplifier au possible ses parties afin de ne pas empiéter sur le trio. Du coup, la partie rythmique est souvent bien pauvre, comme par exemple la reprise de "Refuse / Resist". Aurait-on pu imaginer plus fade ? Niveau chant (car, oui, ça y est, il y a du chant sur scène maintenant), on est dans le milieu de gamme. A l’occasion des titres "End of Me", "Bring Them to Light" et "I don’t Care", un cinquième homme prend place sur scène pour proposer là encore une prestation moyenne. Alors oui, le chant est juste et tient la route, mais c’est une voix comme il y en a à tous les coins de rue que nous entendons. Impossible d’adhérer à ces apparitions si les versions studios ne nous ont pas convaincus tant nous sommes ici en deçà.


L’heure écoulée, nous repartons avec un certain regret. Le plaisir de voir nos virtuoses manipuler leurs instruments comme ils le font est toujours là. On bave. Mais le choix des morceaux joués ce soir et la performance de certains aura plus contribué à donner au groupe un aspect un peu… superficiel qu’autre chose.  


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