CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
le 02 juillet 2011




SETLIST

Patient Zero
Renegade
Bang Your Head
Last Man Standing
Bloodbound
HammerFall
One More Time
Hearts On Fire
Let The Hammer Fall

AFFILIÉ

Hammerfall
Paris - Elysée Montmartre
(06 février 2007)

18 juin 2011 - Hellfest


Hammerfall_Hellfest_20110618

Petit coup d'œil au programme pour voir quel est le prochain groupe sur la liste : Hammerfall. Ah, des spécialistes du recyclage ! Et ben ça m'arrange, comme ça j'aurais moins de scrupules à repiquer des idées dans mes reports de l'an dernier ! Je vous disais à propos de Sabaton qu'il n'y a qu'en France qu'on les programme aussi tôt, vu leur popularité partout ailleurs ? Idem pour Hammerfall, Joacim Cans évoquant plusieurs fois l'horaire inhabituel pour lui. Et je vous disais à propos de Primal Fear qu'on avait affaire à de grands professionnels ? Là encore, même chose pour Hammerfall, qui connaît toutes les ficelles d'un concert de heavy.

La gestion de l'espace scénique de Joacim Cans et des deux guitaristes, qui n'hésitent pas eux aussi à utiliser fréquemment l'avancée, leur façon de pousser le public à taper dans ses mains au moindre passage qui s'y prête ou de préparer le terrain pour faire chanter les fans et même les néophytes (forcément, avec des refrains aussi simples, ça aide)… Non, franchement, il y a du métier, même si Hammerfall reprend parfois des gimmicks un peu téléphonés comme les chorégraphies de musiciens, qui relèvent tous le manche de leur instrument en même temps. On sait qu'Oskar Dronjak a toujours kiffé ce genre de trucs, et si le bassiste Fredrik Larsson s'y prête de bon cœur, on sent que Pontus Norgren apprécie déjà nettement moins. Non finalement, le seul truc vraiment craignos de ce concert, c'est na nouvelle teinture de cheveux d'Oskar Dronjak. Oskar, si tu nous lis, le blond, ça te va pas du tout !

Hammerfall vient de sortir un nouvel album, Infected, sur lequel il a tenté un virage vers quelque chose d'un peu plus sombre. Si l'on en croit le reportage fait par Rock Hard, les Suédois n'avaient pas l'air eux-mêmes très rassurés et semblaient un peu inquiets des réactions suite à ce léger changement de cap (parce qu'il ne faut pas exagérer, ce n'est pas non plus la révolution). Je ne sais pas ce qu'en pensent les fans de longue date, mais une chose est sûre, les 3 nouveaux titres interprétés ce samedi sont très efficaces en live. Rien de très étonnant pour "Bang Your Head", qui est du Hammerfall pur jus ; mais pour "Patient Zero" et "One More Time", qui présentent effectivement  un côté plus moderne, c'était déjà moins évident. Mais le pari est gagné haut la main, notamment sur "One More Time" dont le refrain scandé est très facile à chanter (spéciale dédicace à Pascal Brunner).

Pour le reste, Hammerfall nous a déroulé une setlist classique, mais qui fait figure de rétrospective complète de la carrière du groupe. En effet, les Suédois ont pioché un titre par album (à l'exception de Threshold et No Sacrifice, No Victory, passés sous silence) ainsi que "Last Man Standing", un titre hyper catchy qui figurait sur la compilation Steel Meets Steel. Ils peuvent se le permettre, puisque malgré des hauts et des bas, ils ont pondu au moins un grand titre par album. C'est donc une véritable collection de hits qui nous est offerte, à commencer par "Renegade" ou "HammerFall", désormais unique rescapé de Glory To The Brave. Mais comme toujours, le gros temps fort demeure "Hearts On Fire" qui déclenche une vive réaction du public poussé par Joacim Cans, qui nous encourage d'une drôle de façon pour chanter plus fort : « Grab your balls ! » Cette fois c'est sûr, un nouveau Joacim Cans est né !

L'introduction de "Let The Hammer Fall" donne lieu à un amusant dialogue. « Combien d'entre vous n'ont jamais vu Hammerfall ? », nous demande Cans. Comme presque tout le monde gueule, Cans repose la question : réponse identique. Ayant sûrement eu vent de la légendaire maîtrise de la langue de Shakespeare par les Français, il se hasarde à poser la question à l'envers : « Qui a déjà vu Hammerfall ? » Cette fois, la clameur est minuscule. « Mais qu'est-ce que vous avez foutu ces 10 dernières années alors ? », s'exclame-t-il en rigolant. Et bien mon Jojo, t'as qu'à ramener plus souvent tes miches en France ! Après ce dernier titre au diapason du reste du set, c'est-à-dire excellent et furieusement heavy, Cans nous annonce une date à Paris en novembre prochain. Le rendez-vous est pris, car si Hammerfall se montre capable de rééditer ce niveau de performance chaque soir, c'est un très bon moment d'assuré !


Très honnêtement, je n'avais pas coché le set d'Hammerfall parmi mes priorités absolues pour ce Hellfest, mais bon, il fallait bien s'aérer l'esprit entre deux concerts de thrash ce samedi. Bien m'en a pris, car ce show est à classer parmi les excellentes surprises de cette édition 2011 ! Du professionnalisme et des tubes heavy en pagaille, le tout dans une excellente ambiance (merci aux nombreux Espagnols présents, car on sait que le heavy traditionnel est loin d'être le style de metal le plus en vogue en France) : première réussie pour Hammerfall au Hellfest !


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